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Tajmâat : Da Mokrane, la bande bleue et le reportage télé sur la zéro

Classé dans : Accueil — Mohand Said Belkacemi @

(Un reportage imaginaire de BMS)

Tajmâat : Da Mokrane, la bande bleue et le reportage télé sur la zéro dans Accueil bmsn11Tizi-ouzou, 13 nov 2007 (bms)- Jamais je n’avais ri autant qu’en ce jour du mois de novembre sur la place du village des Ath Seksou Sezviv (Couscous aux raisins secs). Et pour cause, deux faits majeurs enregistrés ces derniers jours dans le village et portés sur la place publique ou Tajmâat, m’ont vraiment fait oublier mes tracas quotidiens et mes visions pas du tout rassurantes pour l’avenir. Je suis vieux et plus grave que ça… je suis sans pension!
    Il faut faut dire aussi qu’à défaut de décrocher un bureau de correspondant de kabylienews sur la lune, les événements ont fini par développer en moi une résignation à accepter encore pour un temps ce statut d’un  »envoyé spécial permanent », en quelque sorte, dans ce village vers lequel m’oriente toujours le rédacteur en chef pour obtenir l’opinion des gens.
    Le premier de ces deux faits est celui dont l’acteur est Da Mokrane Amechtouh (je sais chers frères Kabyles que c’est contradictoire comme nom et prénom, mais allons, ne compliquons pas les choses aux autres. Cela nous avancera en quoi si on leur explique que Mokrane veut dire  »grand » et Amechtouh, veut dire, au contraire,  »petit »).
    Figurez-vous que Da Mokrane, qui s’est muré dans un silence incroyable depuis une bonne dizaine d’années, s’est remis subitement à parler, à rigoler, à plaisanter, à taquiner les autres et… et…, depuis qu’il est revenu d’un énigmatique voyage à Alger.
    Le mystère de cette transformation inattendue nous a été révélé par Da Mohand dit le Phare. Celui-ci est réputé pour savoir interpréter les choses, à lire dans les yeux, dans les paroles et la pensée. Il affirme savoir tout et c’est ainsi que sa maison ne désemplit pas de vieilles femmes, surtout, venant le consulter pour interpréter leurs rêves. C’est un marabout qui s’est découvert sur le tard.
    Mais en vérité, moi qui le connais un peu mieux que les autres, je sais que Da Mohand, qui n’est qu’un très grand curieux, a suivi tout simplement à distance Da Mokrane dans son voyage à Alger ce jour-là pour résoudre l’énigme.
    C’est ainsi qu’il a dit avoir vu, par hasard, Da Mokrane descendre du bus près de Rouiba (banlieue d’Alger) en profitant d’un encombrement sur l’autoroute pour aller tâter bizarrement de sa main la bande bleue imposée depuis peu par les autorités de la Wilaya d’Alger aux automobilistes. Il s’est mis alors juste après à crier  »Dieu merci, il y a donc des gens qui pensent comme moi! ».
    Da Mohand nous a expliqué qu’il a compris que Da Mokrane s’est libéré ce jour-là d’un grand complexe en découvrant cette  bande bleue. Il nous a rappelé qu’il y a dix ans, Da Mokrane avait demandé à son voisin de bloquer impérativement le ruissellement de l’eau de pluie de la toiture de sa maison vers son jardin situé en aval. Mais devant l’impossibilité naturelle de la chose, les gens l’ont tous traité de  »fou ». Depuis Da Mokrane s’est muré dans un silence revanchard refusant de parler à quiconque…
     La nouvelle de Da Mokrane recouvrant la parole a satisfait tout le monde dans le village mais pas pour longtemps, car figurez vous il a repris les hostilités avec son voisin… Que voulez vous il est têtu et s’en fiche de ce que pense cette fois les gens.
    Le deuxième fait fort récurrent depuis quelques jours dans le village a trait à un reportage diffusé à la télévision, la Zéro(bien entendu), dans lequel les villageois ont vu Da Ali Enniya (le naïf) apparaître dans l’entreprise en train de travailler. Mais le plus captivant est lorsqu’il a été approché par la journaliste qui réalisait le reportage, en lui disant:  »Que pensez-vous de votre PDG? ». Da Ali, quelque peu intimidé, lui a répondu  »Alors.. là! Je ne suis pas assez fou pour vous dire ce que je pense de notre PDG ».
    Depuis et parce qu’on ne sait pas ce qu’il a voulu dire par-là, chaque soir et dans une sorte de tour de rôle, il se trouvait au moins une personne pour le relancer sur la place du village pour préciser ce qu’il pense de son Directeur. Et à chaque fois, il se met en colère pour répondre avec un gros mot. Mais alors un gros…
    Parce que ses interlocuteurs successifs ne savent pas si c’est à eux que s’adresse le gros mot ou à son Directeur, cela finit toujours par une grande bagarre.
    J’ai rédigé un long article sur le sujet pour raconter fidèlement ces deux événements. Mais le rédacteur en chef de Kabylienews m’a censuré d’autorité. Il a le don de faire cela d’une façon incroyable et impitoyable.
    Ceci dit, pour une une fois je partage sa décision, car le gros mot de Da Ali le naïf est si bien pensé, … pardon, je vouslais dire si choquant, qu’il doit en avoir gros sur le cœur pour arriver à penser à cela. C’est même quelque part … assez  »malin » pour quelqu’un qu’on dit  »naïf » comme lui!!!

Belkacemi Mohand Said 

Pour plus d’infos et d’images de la Kabylie, sites à visiter :

  • http://www.geocities.com/kabylienews
  • http://kabylienews.site.voila.fr

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  • Une réponse à “Tajmâat : Da Mokrane, la bande bleue et le reportage télé sur la zéro”

    1. nazef mohand Amokrane dit :

      Azul Felawen,

      Je suis heureux de vous écrire ces mots qui viennent du coeur
      Comme une réflexion un espoir qui effacera la douleur
      D’être un jour un homme libre avec dignité et valeur

      Ci après deux poèmes.

      Le cri du coeur que je dédie à mon village Taindlest,
      Et tout les village de la Kabylie et a tous ceux qui souhaitent,
      Que le bonheur et l’amour soient dans tous les cœurs,
      Mais pour cela un proverbe berbère dit,
      « Le bonheur est comme un oeuf que l’on détient entre nos mains,
      Chaque jour, chaque instant, il nous interpelle pour mieux le préserver demain ».

      Le deuxième une lettre pour l’avenir,
      Pour que la souffrance ne soit pas qu’un souvenir,
      Car la dignité d’un peuple, exister, est un honneur que lui même doit saisir.

      Souhaitant vous offrir les ouvrages que j’ai écris, veuillez m’indiquer à cette fin ceux que vous n’avez pas en votre possession ainsi que vos coordonnées pour vous les faire parvenir.

      Veuillez agréer Madame, Monsieur, mes salutations les plus distinguées.

      Amokrane Aït Lounes.

      Le cri du cœur

      Je me souviens d’un jour ou mon cœur m’a parlé
      Il ma dit un mot que je n’avais pas compris
      Je me creusais la tête sur cette phrase tendre
      L’analyser pour pouvoir la comprendre
      Moi toujours pressé je n’arrêtais pas de courir
      J’ai fini par oublier ce que mon cœur voulait me dire
      Le temps a passé la vérité et la réalité son là
      Le mensonge a parlé, témoin contre moi
      Bourgeon que j’ai n’est que le souvenir de soi
      J’ai demandé à la pensée de me donner une explication
      Elle m’a récité un poème comme un point d’interrogation
      J’ai été voir mon âme savoir ce qu’elle pense
      Ses yeux se sont remplies de larmes ce fut sa seule réponse
      Soudain une voix retentit c’était celle de mon cœur
      Le mot que tu n’as pas compris n’était que ma douleur
      Car aimer et être aimé est le plus grand des bonheurs

      Ait lounes mokrane

      Une réflexion du prochain livre, la renaissance.
      Une lettre pour l’avenir
      Une lettre pour l’avenir dans laquelle je ne veux rien dire
      Juste dessiner quelques lignes pour mémoire et souvenir
      Remplis de larmes de souffrance et un peu d’atmosphère
      A travers cet ouvrage ou l’âme qui est mise en jachère
      L’esprit laboure la raison de son existence éphémère
      Pour que la vérité et lui s’épanouissent dans la lumière

      Une lettre pour le futur
      Une lettre pour le futur sans parole ni écriture
      Juste un cri de douleur comme une censure
      Sur le bouclier de l’homme audacieux émergé
      D’une idéologie d’un mensonge engendré
      A travers cet ouvrage ou la vérité est figé
      De l’orgueil de l’être qui joue avec le danger

      Une lettre pour la suite
      Une lettre pour la suite d’une pensée morose anxieuse non écrite
      D’une mémoire audacieuse troublée assemblée comme un kit
      D’un regret banal qui surgit par peur comme un mythe
      A travers cet ouvrage sa philosophie mit le doute en regret
      Comme une réflexion d’un pardon d’ignorance du passé
      Que sa lumière éclaire les chemins d’une idéologie offensée.

      Amokrane Aït Lounes

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