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Le texte de la déclaration de M. Abdelhamid MEHRI, ex-secrétaire général du FLN

Classé dans : Accueil — Mohand Said Belkacemi @

     Depuis l’indépendance, à toutes les étapes décisives et graves qu’a connues le pays, l’usage s’est installé pour penser l’Algérie en tant que présidence et de reporter ou d’éviter carrément de la penser en termes d’Etat. La réflexion sur la présidence, ellemême, est davantage centrée sur la personne du président plutôt que sur l’institution présidentielle.
    A toutes les étapes, nous choisissions un président, ou pour être plus précis, on nous présente un président, en la personne de qui nous plaçons tous nos espoirs, à qui l’on confie tous nos problèmes, en qui l’on découvre des qualités qui justifient la confiance portée en lui, en ses capacités et sa sagesse. Des voix s’élèvent alors, par conviction ou conformisme, pour appeler à son élection ou à sa réélection.
    Mais le mandat du président, ainsi investi de notre confiance, s’achève en règle générale dans un flot d’accusations et de critiques. Des voix s’élèvent alors, par conviction ou par conformisme, pour lui faire assumer, seul, la responsabilité de l’impuissance, des erreurs, du marasme, des déviations et des dépassements qui ont eu lieu dans le pays au cours de sa magistrature.
    Telles sont les caractéristiques, à de rares exceptions près, qui ont marqué le parcours et le destin de la plupart de ceux qui ont assumé la responsabilité de la première charge du pays.
    Certains de ces hommes sont partis dans un silence relatif, d’autres ont laissé leur vie en guise de fin de mandat. Durant toutes ces étapes décisives et graves, les voix des opportunistes sont celles qui s’élèvent le plus haut, qu’il s’agisse des campagnes de glorification ou de celles de dénigrement.
    Dans toutes ces étapes, l’on constate systématiquement l’absence de tout débat sérieux sur l’évaluation du système de pouvoir établi depuis l’indépendance, de ses institutions, des programmes et des politiques suivies durant l’étape précédente dans la gestion du pays. Ou, plus justement, ce débat est délibérément éludé. Si nous avions mené ces débats, nous aurions pu identifier les causes réelles de l’impuissance, des erreurs, du marasme, des déviations et des dépassements subis par notre pays.
    Si ces débats avaient pu être menés, l’on se serait rendu compte que la part négative qui revient aux hommes qui se sont succédé à la présidence est peut-être moins importante — que leur apport positif aurait pu être plus grand — si le système de pouvoir à la tête duquel ils ont été placés reposait sur des structures saines et si ses institutions exprimaient réellement la volonté du peuple.
    Autrement dit, si ces structures et institutions étaient démocratiques, et effectivement représentatives et efficientes. De nombreuses voix commencent à s’élever aujourd’hui, par conviction ou par conformisme, avec les mêmes méthodes et les mêmes approches politiques antérieures, pour appeler le président de la République, le frère Abdelaziz Bouteflika, à se porter candidat pour un troisième mandat.
    Comme si l’Algérie n’avait besoin aujourd’hui de rien d’autre que de perpétuer la situation actuelle que tout un chacun connaît et sur laquelle je n’éprouve pas la nécessité de m’étendre. La majorité des Algériens s’en plaignent ou subissent amèrement.
    Ma conviction est que la prolongation du mandat du président, sans changement radical du système de pouvoir, conduit le pays, au minimum, à une impuissance plus marquée à résoudre ses problèmes et à faire face aux grands défis qui l’attendent à l’intérieur et à l’extérieur. De même que l’intronisation d’un nouveau président, quelles que soient ses qualités, sans changement radical du système, conduira aux mêmes résultats.
    Cette problématique est fondamentalement celle qui a dicté l’appel que j’ai signé avec les frères Hocine Aït Ahmed et Mouloud Hamrouche, au mois de septembre dernier et que certains ont qualifié d’initiative. En réalité, il s’agissait, en plus, d’une invitation à l’initiative adressée aux responsables et aux citoyens, individus et organisations et à tous ceux qui croient en l’impérieuse nécessité d’un changement démocratique et en la nécessité d’appeler à ce changement et d’agir pour le réaliser.
    Le problème central qui se pose aujourd’hui n’est pas, simplement, le choix d’un homme, capable de résoudre les problèmes du pays, mais l’édification d’un système de gouvernement qui donne à tous les Algériens la possibilité d’apporter leur contribution à la solution de ces problèmes.
                                                                                                             Abdelhamid Mehri

Algérie-politique : Mehri appelle à l’édification d’un système de gouvernement permettant aux Algériens d’apporter leur contribution à la solution des problèmes du pays

Classé dans : Accueil — Mohand Said Belkacemi @

Tizi-ouzou, 3 jan 2008 (bms)- L’ancien secrétaire général du Front de Libération national (FLN, ex-parti unique) appelle à un changement radical du système de pouvoir en Algérie par l’édification  »d’un système de gouvernement qui donne à tous les Algériens la possibilité d’apporter leur contribution à la solution » des problèmes du pays.
     »Ma conviction est que la prolongation du mandat du président, sans changement radical du système de pouvoir, conduit le pays, au minimum, à une impuissance plus marquée à résoudre ses problèmes et à faire face aux grands défis qui l’attendent à l’intérieur et à l’extérieur. De même que l’intronisation d’un nouveau président, quelles que soient ses qualités, sans changement radical du système, conduira aux mêmes résultats. », souligne  M. Mehri dans une déclaration reproduite intégralement par Le soir d’Algérie dans son édition du 3 décembre 2008.
     »Le problème central qui se pose aujourd’hui n’est pas, simplement, le choix d’un homme, capable de résoudre les problèmes du pays, mais l’édification d’un système de gouvernement qui donne à tous les Algériens la possibilité d’apporter leur contribution à la solution de ces problèmes. »,  précise M. Mehri qui a critiqué ceux qui  »par conviction ou par conformisme » appellent le président Abdelaziz Bouteflika à se porter candidat pour un troisième mandat. 
    M. Mehri fait allusion notamment à l’actuel chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem qui dirige en même temps le FLN, qui a lancé une campagne visant à une révision de la constitution pour permettre à Bouteflika de briguer un autre ou plusieurs mandats, ce que ne lui permet pas la constitution actuelle.
     Pour M.Mehri souligne également l’absence de débats pouvant permettre d’identifier  »les causes réelles de l’impuissance, des erreurs, du marasme, des déviations et des dépassements subis par notre pays. »
     »Si ces débats avaient pu être menés, l’on se serait rendu compte que la part négative qui revient aux hommes qui se sont succédé à la présidence est peut-être moins importante — que leur apport positif aurait pu être plus grand — si le système de pouvoir à la tête duquel ils ont été placés reposait sur des structures saines et si ses institutions exprimaient réellement la volonté du peuple. Autrement dit, si ces structures et institutions étaient démocratiques, et effectivement représentatives et efficientes. », a-t-il ajouté.
      »Cette problématique est fondamentalement celle qui a dicté l’appel que j’ai signé avec les frères Hocine Aït Ahmed et Mouloud Hamrouche, au mois de septembre dernier et que certains ont qualifié d’initiative. En réalité, il s’agissait, en plus, d’une invitation à l’initiative adressée aux responsables et aux citoyens, individus et organisations et à tous ceux qui croient en l’impérieuse nécessité d’un changement démocratique et en la nécessité d’appeler à ce changement et d’agir pour le réaliser. », a-t- il conclu.

Belkacemi Mohand said – BMS 

- Document : Le texte intégral de la déclaration de M. Mehri (source Le soir d’Algérie) - (Lire)

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Algérie-Amazigh : Belkacem Lounes du Congrès mondial amazigh dans l’attente d’une autorisation pour organiser à Bejaia le 5ème Congrès de son organisation

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Tizi-ouzou, 3 jan 2008 (bms)- Le président du Congrès Mondial Amazigh, Belkacem Lounes, est dans l’attente d’une autorisation des autorités algériennes pour organiser à la mi-août prochain le  5ème congrès de son organisation dans la wilaya de Béjaïa conformément aux vœux de ceux qui ont pris part au 4ème Congrès au Maroc. 
     »Si on nous répond favorablement d’ici 2 mois, nous prendrons nos dispositions le lendemain pour prise en charge de nos 500 congressistes et invités qui viendront d’une vingtaine de pays. », a assuré M. Lounes dans une interview publiée mercredi par la Dépêche de Kabylie sans indiquer quelle attitude il adopterait en cas de refus. 
    M. Lounes a par ailleurs annoncé que son organisation allait  »très prochainement organiser un séminaire sur les droits de l’homme dans une université algérienne » et répondrait favorablement à une invitation du  »gouvernement catalan en juin prochain pour le développement des relations culturelles et économiques entre les Catalans et les Kabyles. »

Belkacemi Mohand said – BMS

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