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Tajmâat :  »Les bienfaits de la dictature et les inconvénients de la démocratie », en débat chez les Ath Seksou Sezviv

Classé dans : Accueil — Mohand Said Belkacemi @

Tajmâat  : ''Les bienfaits de la dictature et les inconvénients de la démocratie'', en débat chez les Ath Seksou Sezviv  dans Accueil gif740bouzeguene
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Un reportage imagfinaire de BMS 

Tizi-ouzou - Serait-il devenu quelque part  »prédateur de journalistes » mon rédacteur en chef à kabylienews, lui, qui, encore une fois, m’a  »dictatorialement » désigné pour aller couvrir au village  »Ath Seksou Sezviv » (couscous aux raisins secs) un débat qu’il dit  »important dont le thème est  »Les bienfaits de la dictature et les inconvénients de la démocratie »?
bmsn11    J’ose soulever sans détours cette question pour vous démontrer, sans prétention de ma part, comme toujours et comme vous le savez tous, que je suis parfois plus futé que les amis de Robert Ménard de Reporters Sans Frontières, qui ne voient pas, comme moi, le bout de leur nez, sinon ils découvriraient que des prédateurs de journalistes peuvent exister au sein même des rédactions comme celle de Kabylienews sans chercher à en trouver très loin chez des dictateurs assermentés. C’est facile là…Del goufrit (C’est du gâteau, modèle gauffrettes).
    Mon rédacteur en chef, qui affiche toujours une mine lugubre pour, je ne sais, me faire peur ou parce que lui-même a peur, en est l’archétype. Avec lui pas de discussion, pas de réunion, pas de salamalecs, pas de critiques et même pas de sourire… Que des … sanctions. C’est un journalisme de caserne qu’ils m’applique et qui tend à faire légion. Il a décidé que je dois couvrir la conférence un point c’est tout. Et je n’ai pas d’autre alternative qu’à m’exécuter. C’est un nabab en plus et je n’ai pas où me plaindre de lui… Bon je chauffe là….
    En tous cas, c’est dans cet état d’esprit que je travaille et que je me suis rendu encore une fois au village des Ath Seksou Sezviv.
    Ma mission commence mal. Sur place et au stationnement un quidam s’est mis à vociférer contre le chauffeur du taxi, à bord duquel j’étais, pour lui dire que ce genre de véhicules ne doit pas s’approcher de la place du village et qu’il fallait s’arrêter à quelques 800 mètres plus loin.
    Le plus désolant est qu’il a refusé au  »taxieur » de nous déposer à cet endroit et de le laisser repartir.
    – Il n’en est pas question, l’ordre est formel …. repartez tous comme vous êtes…
    – Mais monsieur je suis de la presse moi …, lui ai-je dit.
    – Ah! La presse! Vous tombez mal …là… vous!, m’a-t-il dit pour je ne sais pourquoi tout en me fixant d’un regard menaçant.
    Fort heureusement j’ai pu voir venir en notre direction Dda Amar  »le Toyen », un démocrate convaincu mais toujours irrité par tout ce qui est traditionnel parce qu’il considère que c’est un signe de sous développement. Il doit son surnom au jour où un chef d’un parti lui a dit:  »Bonjour citoyen ». Il lui a répondu sèchement:  »Y’en a marre de ces  »Si » flen et si Felten. Je suis un simple Toyen, moi! ». Il a appris le français sur le tas … comme moi….
    Da Amar est plus craint que le plus méchant des dictateurs, parce qu’il a de ces trucs que seuls les marabouts connaissent. Il a a peine susurré quelque chose dans l’oreille du gardien de parking que celui-ci a changé de couleur pour venir nous dire:  »Mrahva … Mrahva (Bienvenue, bienvenue) ».
    Nous sommes arrivés au milieu des débats. 
    Dda Velaid Lassas, un homme impitoyable, intervenait à ce moment là et était fortement applaudi lorsqu’il a dit notamment:
    – Chers frères, ce qui nous intéresse nous c’est le pain, le bon pain, du lait caillé bien frais et du repos bien mérité après un travail bien fait. Dictature, démocratie ou autres choses … nous importent peu …
    – Un autre intervenant, Dda Rabah  »Bouthraguakhth (Bâton) » abondera dans le même sens pour dire qu’il faut un homme à poigne, un homme décidé et honnête pour diriger le village et tous les autres doivent lui obéir au doigt et à l’oeil… Il disait cela alors qu’il avait son mythique bâton dont ont goutté la plupart des gens du village et dont il trire son surnom…
    – Et cet homme c’est toi peut être ?, intervient Dda Ahmed La Balance. 
    – Pourquoi pas…
    – Alors là je ne serais jamais d’accord…
    – Et pourquoi donc?
    – Parce que …
    – Parce que et c’est tout ?
    – Oui  »parce que et c’est tout » ….
    J’ai vite compris que Dda Ahmed La Balance qui porte bien son nom voulait savoir la direction du vent pour se positionner dans le débat. Et Dda Rabah Bouthraguakhth allait lui donner quelques indices en se dirigeant droit vers lui dans une intention claire de le rosser. Heureusement il y eut Dda Velkacem n’Ath Ouamar, représentant du Aarch voisin qui se mettra en travers de sa route pour empêcher l’agression de s’accomplir.
    Après un brouhaha indescriptible, le débat continua dans un même élan glorificateur de la gouvernance dictatoriale.
     J’ai découvert alors quelque peu effaré que les partisans des  »bienfaits de la dictature » sont tout aussi nombreux que ceux qui trouvent beaucoup  »d’inconvénients à la démocratie ». 
     La seule différence entre les deux bords est que ceux qui glorifient les  »bienfaits de la dictature » sont du clan du chef du village alors que ceux qui dissertaient sur  »les inconvénients de la démocratie » sont ceux qui lui sont opposés et qui cherchent à le renverser. Ils étaient aux commandes du village auparavant et voulaient revenir aux affaires.
    J’étais particulièrement frappé par les propos de Dda Ouali  »Bouthyithwin (aux coups)’ qui a dénoncé l’intervention d’un groupe de personnes du village voisin alors qu’il était en train de se bagarrer avec Dda Hand  »Tit El Vaz (oeil de faucon) ».  »Ils n’ont pas le droit d’intervenir dans nos affaires internes », a-t-il dit suscitant de nombreux applaudissements, avant de demander au chef du village de protester officiellement. 
    La conférence a fini par l’adoption du principe d’un référendum. Les ath Seksou Sezviv seront appelés dans peu de temps à choisir entre un système donnant plein pouvoir au comité de village ou celui donnant plein pouvoir au seul chef de village. 
    Nous y reviendrons.
    En rentrant au bureau, j’étais pris d’un sérieux problème de conscience. J’étais partagé entre rapporter fidèlement les arguments des uns et des autres et celui de ne pas leur accorder la moindre attention du moment qu’ils se rejoignent dans leurs conclusions. 
    – Tu ne vas quand même pas être complice des ennemis de la démocratie parce qu’il n’y a pas de démocrates pour la défendre?, me suis-je dit. 
    Mais il me fallait une porte de sortie pour ne pas subir le diktat du rédacteur en chef. 
    Dieu soit loué, c’est lui qui m’offrit l’issue, grâce à son recours à l’outil dictatorial de la censure, en m’intimant l’ordre de ne rien écrire parce qu’il a jugé suivant les échos qui lui étaient parvenus qu’il serait préférable de ne pas se positionner pour le moment entre les deux clans. Il a l’ambition de devenir un grand personnage et ne veut pas échouer si près du but … 
    – Et pour la crédibilité de notre journal?, lui dis-je.
    – La crédibilité? Tu ne chercherais pas des fois trois jours de  ……
    – … Ok… Ok…

BELKACEMI Mohand said – BMS

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