Kaci Abdmeziem- billet: Nouveauté
Alger, 8 mars 2008 (bms)- Je ne vous apprends pas grand-chose si je vous dis que l’Algérien aime prendre le large. Il a certainement de bonnes raisons pour cela. Ou des prédispositions.
Le fait est qu’il préfère se retrouver, à l’étroit , dans un ailleurs où il peut courir librement que dans sa vaste patrie où chaque pas lui vaut un cor au pied et une désillusion au cœur.
Saïd, Mohand, Hammou, Rezki ne sont jamais là où ils devraient être. Ils naissent pour partir.
Jusqu’ici cependant , ils avaient beau s’égarer dans le monde , ils revenaient mourir au pays.
Maintenant ils trouvent sans doute que c’est un voyage de trop , un zèle qui n’a plus de sens.
Au fond d’eux –mêmes ils se disent aussi , peut-être , qu’on doit se sentir plus à l’aise sous une terre étrangère que sous l’argile natale.
Vous aurez sans doute remarqué , comme moi , cette nouveauté dans le comportement de nos vieux :ils frétillent de joie à l’idée de rejoindre leur progéniture installée tout là-bas.
Ils frétillent de joie à l’idée d’être ensevelis dans la patrie de leurs enfants.
Kaci ABDMEZIEM
kaciabdmeziem@yahoo.fr



