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Algérie-presse :De quelques aspects de la face cachée de la presse locale en Algérie

Classé dans : Accueil — Mohand Said Belkacemi @

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Tizi-ouzou, 4 mai 2008 (bms)- Les confidences de nombre de confrères de la presse locale se recoupent toutes pour conclure que cette catégorie importante de la presse algérienne continue à subir des pratiques anormales intra-muros et extra-muros qui ne présagent d’aucune évolution dans un avenir proche s’il ne faille s’attendre à des reculs encore plus inquiétants.
       Les journalistes activant dans les régions (départements et communes) et les pigistes appelés faussement correspondants (payés à la pige) et qui sont de loin les plus nombreux, font face à une précarité multiforme dans l’accomplissement de leur travail. 
Belkacemi Mohand Said - Journaliste, auteur      Les pigistes s’accrochent au métier bien que celui-ci ne soit pas alléchant. Ils perçoivent entre 300 à 400 dinars l’article à la condition qu’il soit publié.. La conséquence de cette pratique est que ces pigistes soient souvent frustrés de voir bon nombre de leurs articles non publiés, signifiant que leur effort et leurs frais (fax, téléphone et transport) sont perdus.
      Cette pratique est à l’origine de quiproquos assez significatifs. 
      Un pigiste a raconté à kabylienews comment un article qu’il a proposé à un journal que celui-ci a tardé à publier a fini par lui créer une situation à laquelle il ne s’attendait point. Devant cette lenteur, il a refilé le même article à un autre journal pour le retrouver ensuite publié par les deux canards à quelques jours d’intervalle… 
      Les responsables d’un journal avaient même crié au plagiat il y a une année lorsqu’ils avaient constaté qu’un article qu’il venait de publier de ce qu’ils considéraient comme leur correspondant avait été porté sur les pages d’un autre journal. Ils n’avaient pas compris que le pigiste, las d’attendre de voir son article dans le premier journal, est allé le remettre à un autre journal pour ne pas perdre légitimement  le fruit de son effort et de ses frais.
     Ce genre de situations a poussé bon nombre de pigistes à opter pour plusieurs pseudonymes et à la réécriture des mêmes articles pour les proposer à différents journaux avec qui ils collaborent.
     Sous des ciels plus cléments et autrement plus réguliers, la solution existe comme une pratique partagée par tous. Les responsables d’un journal informent le pigiste dans un délai très court si l’article qui leur est proposé les intéresse afin de lui permettre, dans le cas contraire, d’aller le proposer à un autre journal.
    Une autre frustration est vécue par la presse locale tant publique que privée mais de façon différente par les uns et par les autres.
    Alors que les journalistes de la presse privée éprouvent des difficultés à publier leurs articles sur des activités d’officiels, leur responsables estimant, à tort ou a raison, que cela ne vend pas le journal, ceux de la presse publique sont placés dans une situation identique lorsqu’ils s’agit d’événements liés à tout ce qui vient de l’opposition et de la société civile qui ne cadrent pas avec le discours du moment et ses acteurs. 
    Les journalistes se retrouvent ainsi gênés devant leur interlocuteurs lorsqu’ils les retrouvent à l’occasion de nouvelles activités jusqu’à susciter des réactions d’incompréhension.
    Les journalistes de la presse publique deviennent ainsi des malvenus lors de manifestations non officielles et ceux de la presse indépendante subiront le même sort auprès des responsables officiels. 
     Il n’y a pas longtemps, des journalistes et des correspondants ou pigistes locaux avaient été privés de déjeuner à un événement local parce que leurs organisateurs ont fait une lecture négative de la situation bien qu’ils les aient invités à couvrir leur manifestation.
     La galère ne s’arrête pas à ce niveau.
     Les gens de la presse locale se plaignent souvent du sort que leur collègues des rédactions centrales réservent à leurs articles, s’ils ne les ont envoyés à la corbeille tout simplement. Ils s’offusquent généralement du ‘’charcutage’’ de leurs articles jusqu’à les rendre parfois non conformes aux situations décrites dans les textes originaux. 
    Un correspondant a raconté à kabylienews comment il a fallu un jour la sagesse de ses interlocuteurs pour pardonner article qu’on lui a publié parce qu’il a épousé les contours d’une désinformation. L’article publié affirmait le … contraire de ce que notre ami correspondant avait rapporté.
    Les rédactions centrales des journaux revoient d’une façon autoritaire et abusive les articles qui leur parviennent ajoutant un plus à la frustration de ces journalistes du terrain.
    Ces pratiques ont fini par lasser le monde de la presse locale qui prend souvent des précautions avec les interlocuteurs. Bien des correspondants locaux préfèrent prévenir ces interlocuteurs sur leur incapacité à garantir la publication de leur articles. Ils ne vont pas jusqu’à qualifier cela de censure mais préfèrent révéler la fragilité de leur position..
    Les journalistes et correspondants locaux évoluent ensuite dans des conditions matérielles très limitées pour ne pas dire nulle. 
    Nombre de journaux ont investi seulement dans des locaux non pas pour les beaux yeux des journalistes mais surtout pour avoir un point de collecte de la publicité. Et à ce propos, bien des correspondants sont obligés de prendre en charge la collecte de la publicité. Une situation qui pose problème sur le plan éthique.
    Le correspondant local qui crie sa colère face à ces situations devient un vrai nomade, obligé qu’il est de changer de journal à chaque fois dans l’espoir de trouver un jour un environnement organisé et respectueux de ses efforts tant sur le plan de l’éthique que sur celui de la rétribution de son labeur.. 
    Ils sont nombreux dans ce cas et visiblement. Ce n’est pas demain … la veille. 

Belkacemi Mohand Said

Précisions:
- Un journaliste professionnel est employé d’une façon permanente par un média.
- Un correspondant peut être permanent, auquel cas il est salarié, ou correspondant particulier et sera donc payé à la pige d’ou le nom de pigiste.
- Un journaliste professionnel doit vivre exclusivement de ce métier. Dans les pays développés comme en
France, n’est considéré comme journaliste professionnel que celui qui justifie que 60 pour cent de ses revenus au moins sont tirés de cette profession. 
- Le statut des correspondants locaux en Algérie est souvent éphémère. Dans le meilleur des cas, il est
employé sous contrat avec salaire mensuel d’un niveau généralement quelconque. Mais c’est la formule de la pige qui fait fureur. 
- Les correspondants travaillent avec des ordres de missions dit permanents ou mensuels sans cartes de
presse délivrées par leur employeurs. Une précaution que prendraient ces derniers visà-vis de la législation du travail. 

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