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Kabylie- Société : Hammam Salihine, une source thermale qui ne désemplit pas de visiteurs

Classé dans : Accueil — Mohand Said Belkacemi @

AAKA_Kabylie News de BMS: Algérie Amazigh Kabylie Actualité (de Presse)

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Tizi-ouzou, 28 juin 2008 (bms)- Des circonstances spéciales ont fait que l’été 2006 je me suis rendu en reportage à Hamma Salihine avec un autre féru de l’internet et du cyberjournalisme comme moi, j’ai nommé Rezki Mammar de Rezki.net. J’avais produit alors le reportage suivant qui reste d’actualité tant il est lié à un endroit connu depuis des lustres par ses bienfaits..
Le reportage
Tizi-ouzou, 27 août 2006 (bms)- Qu’il pleuve, neige ou vente, la station thermale traditionnelle de Hamam Salihine du lieu dit Assif El Hamam (rivière thermale, literralement), de la commune d’Adekar, département (Wilaya) de Béjaia, ne désemplit pas de visiteurs venant de tous les coins d’Algérie pour y soigner des rhumatismes, des maladies de la peau, des courbatures et autres douleurs ou maladies.
une_juin_27_salihine     A 76 kilomètres de Tizi-ouzou (à une soixantaine de Béjaia ou Bougie), en pleine zone de la grande forêt de l’Akfadou, l’eau de cette source chauffée naturellement depuis les entrailles de la terre à plus de 70 degrés, affirme-t-on, continue à recevoir des malades venant de loin, en groupe ou en famille, en quête de guérison.
Sur une suggestion d’un internaute, j’ai pris le chemin de cette station thermale traditionnelle un certain samedi 26 août en compagnie d’Arezki, un cyberjournaliste de kabyles.com, venu en vacances dans sa région de Beni Zmenzer.
Un encombrement à Azazga provoqué par la fin du marché hebdomadaire ( »yefra souq »,  dit-on en kabyle) nous a décidé à marquer une halte pour aller déjeuner aux cotés de deux sympathiques jeunes d’un village proche de Tamgout.
Sage décision, parce que à notre sortie du restaurant, l’encombrement a presque consommé ses derniers camions et camionnettes.
Nous ne nous arrêterons qu’à la sortie de Yakouren, pour demander le chemin à Mohand, un jeune d’Adekkar, qui est la dernière personne que nous apercevons dans la localité et qui nous dit qu’il va justement dans cette direction. Bien entendu c’est un argument suffisant pour le prendre avec nous d’autant plus qu’il dégageait une sympathie indéniable. Et puis c’est comme s’il nous attendait, vous ne trouvez pas? Yefkatid Rebi, comme ont dit en Kabyle pour quelqu’un qui tombe à pic pour dire que c’est grâce à Dieu.
Nous roulons sur le  »tapis » de cette route nationale n°12 traversant la forêt d’Akfadou dans une ambiance sereine, rassurés par les nouvelles de la tranquillité retrouvée de la région. La circulation sur cette route qui mène jusqu’à Adekar et donc le département (Wilaya) de Béjaia, est assez consistante.
Nous apprendrons de Mohand qu’un bus venant de El Kseur avait frôlé la catastrophe dans la matinée dans cette zone lorsqu’il s’est renversé sur le bas coté de la route à l’entrée du village Tamalaht. Le bon état de la route est relativisé pas son étroitesse et ses accotements non finis.
A l’approche du village de la station thermale, Mohand nous recommandera de ne pas emprunter la route passant par Qiria qui serait dans un état lamentable mais plutôt celle pour laquelle nous opterons située un peu plus loin.
Cette route d’une distance de 5 kilomètres environ est en grande partie (4 km) à l’état de piste mais assez carrosable. Elle fera le sujet principal de mécontentement de tous ceux que nous rencontrerons sur place. Vous allez voir!
Le siège de la commune d’Adekar avait été occupé par la population il y a une année pour exiger que l’on s’occupe de cette route, nous a indiqué Said (tiens, il s’appelle comme moi). Il nous a révélé que la population des villages de la région s’appréteraient à refaire la même action prochaînement pour attirer l’attention des autorités.
A l’approche d’Assif El Hamam (Rivière thermale), le regard du visiteur sera attiré par un grand rocher qui surplombe les lieux avec un village, Henguez, accroché à ses flans.
Nous marquons une halte dans un café (il y en a plusieurs) pour rencontrer Said, d’un village voisin, mais qui dira du bien de cette station thermale  »qui ne procure que du bien et pour les habitants et pour les malades ».
 »Tous ceux qui viennent ici  avec une bonne intention de guérir retournent chez eux satisfaits. J’ai moi même vu des gens ramenés ici à l’état ou à la limite de l’handicap et qui sont repartis debout sur leurs pieds (fidharnansen) », affirme-t-il.
La petite localité reçoit entre quatre à cinq bus par jour, a-t-il indiqué en précisant que cette station procure du travail à pas mal d’habitants. Et puis il attire notre attention sur l’état lamentable de la route surtout celle passant par Tahamamt Qiria.
Nous nous rendons ensuite au Hammam, côté hommes,  où visiblement il y a une queue constitués de vielles mais aussi de jeunes personnes en attente d’accéder à l’un des bassins.
une_juin_27_salihine2    Tous les présents sur place nous vanteront les qualités curatives de l’eau de cette source. Une vieux monsieur a affirmé être arrivés ici tout courbés mais que maintenant il se sent bien, comme le laisse d’ailleurs apparaître son visage (voir photo Yahiaoui).
Tout mitoyen de ce lieu, un autre accès permet aux femmes d’accéder à d’autres bassins mais visiblement la demande est plus forte de ce côté.
Le président de l’association des commerçants de la localité, Akou Idir, nous orientera vers une paisible placette mitoyenne du Hamam ou deux vieux (des frères avons nous appris plus tard) nous présenteront le passé et le présent des lieux.
Mohand, 86 ans, nous racontera comment les villageois de Henguez s’étaient sacrifiés par le passé pour prendre en charge les lieux et les construire avant que la municipalité ne vienne prendre le relais.
Il affirmera que tous ceux qui ont de bonnes intentions envers les lieux sont récompensés en retour et que dans le cas contraire ils seront maudits et en paieront le prix.
Il nous racontera de nombreux cas de gens malintentionnés envers les lieux qui ont payé cher leur actes.
A travers les propos de Mohand et de son frère Méziane (79 ans), on a cru comprendre qu’ils regrettent que leur village soit supplanté par la commune dans la gestion de la station allant jusqu’à exiger des visiteurs un droit d’entrée de 15 DA (ce que nous avons confirmé).
Ils trouvent anormal que ceci arrive en ces lieux parce que cette source est un don de Dieu et qu’il n’y a pas lieu de prendre une quelconque taxe mais de laisser les gens offrir ce qu’ils veulent en fonction de leur intention (Niya) comme jadis au niveau du tombeau du saint ouali du village, Sidi Baazi El Hammam, mitoyen de la station.
Et puis ils attireront les deux notre attention sur l’état lamentable de la route … surtout celle passant par Tahamamt Qiria.
Chose inhabituelle pour un village kabyle, tout au long de l’accès de la zone et jusqu’au Hammam, des écriteaux renseignaient sur l’existence de nombreux hôtels.
Ils sont une vingtaine à activer proposant chacun une vingtaine de chambres pour 300 dinars la  nuitée, a indiqué M. Akou, de l’association des commerçants, qui attirera lui aussi notre attention sur l’état de la route et également un manque d’eau potable  »bien qu’on puisse boire de cette eau chauffée naturellement », a-t-il dit.
A Hammam Salihine, depuis des siècles les gens viennent se soigner d’une façon traditionnelle et profiter de la quiétude des lieux.
D’autres stations thermales exisent dans la région. La plus proche est celle dite Tahamamt Lqiria, qui serait de moindre importance puisque une programmation est rendue nécessaire: le matin pour les femmes et l’après-midi pour les hommes.
Sur le chemin du retour, nous avons constaté des familles piqueniquant sous les arbres renseignant sur le fait que l’hôtrellerie de Hammam Salihine peut permettre aussi un tourisme de détente dans la région. Il serait même un bon exemple à suivre dans d’autres zones de la Kabylie.
- Dis-donc Arezki, interrogeais-je mon compagnon de reportage, … tu n’as pas remarqué combien les gens sont sympathiques depuis notre première rencontre des deux jeunes au restaurant d’Azazga?
La Kabylie reprend ses belles couleurs… On va le dire…
Kabylienews vous  l’affirme…

Belkacemi Mohand Said – Kabylie.unblog.fr
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Kabylie-tradition :La tradition des At Sellam et Mechta en mémoire de leur saint ouali Sidi Slimane

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Tizi-ouzou, 27 juin 2008 (bms)- Des circonstances familiales m’ont permis le mois d’aout 2006 d’assister à la traditionnelle fête du village Ath SELLAM dans la région d’Akbou. J’avais produit alors le reportage suivant qui reste d’actualité parcequ’il s’agit d’un rituel qui se poursuit ainsi depuis longtemps.
    Voici le reportage:
une_juin_27_athsellam AT SELLAM (Akbou - Béjaia), 19 août 2006 (bms)-  Les villageois d’At Sellam et de Mechta, deux villages de la région d’Akbou, du département (Wilaya) de Bougie (Béjaia-Algérie), ont sacrifié vendredi 15 veaux et  »d’autres têtes du petit bétail » pour leur fête traditionnelle  »Tsabyitha (veillée) », en mémoire de Sidi Slimane, le saint Ouali de la localité.
Depuis le début de la matinée de vendredi, des centaines de personnes ralliaient cette région, située sur les hauteurs de la région d’Akbou, pour participer au festin qui s’y préparait, en plein air et dans une ambiance de fête.
On pouvait accéder à l’endroit  à partir de Taslent avec le risque de parcourir une bonne distance à pied mais aussi par route mais en empruntant l’axe située de l’autre côté de la montagne en venant de Tazmalt.
Sidi Slimane, le saint Ouali 
La fête est censée perpétuer la tradition des  »aâchours », représentant une partie des récoltes des villageois offerte au saint Ouali Sidi Slimane pour obtenir sa bénédiction.
Sidi Slimane qui  »était à son origine un ermite mais aussi un érudit en matière de religion, était le cheikh, le juge et le porteur de la morale » pour ces deux villages, a expliqué, sur place à kabylienews.net, M. Benamara Yazid du comité d’organisation.
Les villageois avaient dans le temps pour habitude de livrer les aâchours à la confrérie (Timâmarth) que Sidi Slimane avait créée non loin de là, à Tizra ns’idi Slimane, mais lorsque celle-ci a disparu, les villageois regroupaient les aâchours et organisaient eux mêmes cette fête, en invitant les gens qui viennent de toute la Kabylie, a expliqué M. Chabane, un autre villageois.
Les raisons de la fête 
Les villageois ont avancé plusieurs raisons pour tenir à cette tradition. La première est qu’elle leur a permis de rester solidaire, un acte qui a valu à leurs ancêtres d’acheter les grandes terres de Triki dans la vallée de la Soummam près de Tazmalt. Tous les villageois ont une parcelle de terre conséquente sur cette terre ancestrale qu’ils ont partagé sur ordre du colonel Amirouche, a raconté M. Chabane.
Cette situation a abouti d’ailleurs à la création de deux nouveaux villages dans cette région alors que les anciens villages sont tombés visiblement en ruine.
 »Tout le monde arrive à se rencontrer à l’occasion de cette fête sur un même pied d’égalité et nos jeunes s’impliquent comme un seul homme dans des taches collectives, alors que nos familles renforcent leurs liens », grâce aux rencontres également entre les femmes, a indiqué M. Benamara.
La fête est organiséedeux fois dans l’année, soit le troisième vendredi des mois de mai et d’août.
Sur le plan économique, cette fête permet de récolter un maximum de dons pour faire face ensuite à des travaux d’utilité générale en les payant grâce à la caisse commune des deux villages, a ajouté M. Benamara qui a indiqué qu’une association agréée en France agit dans le même cadre pour la communauté émigrée.
 »Sur 15 veaux égorgés, 14 nous ont été offerts et un seul a été payé sur la caisse du village à qui il en coûtera 20 millions de centimes de frais pour l’organisation de l’événement », a assuré M.Benamara.
M. Chabane a tenu à souligner pour sa part un aspect lié à l’histoire de cette zone où allait se tenir au départ le congrès de la Soummam de 1956. Il rappelle que les villageois ont offert 140 martyrs à la révolution algérienne alors que sa population avait vécu la répression et l’évacuation vers d’autres lieux.
Légende: 
M. Chabane raconte, sur la foi de ce qui a été rapporté par des villageois ayant vécu la révolution sur place, qu’un jour le colonel Amirouche avait été encerclé avec 1400 de ses hommes dans ce village.  »Il adressa alors un appel à l’aide à Sidi Slimane si bien qu’un épais brouillard se leva alors et permit aux moudjahidin (combattants) de s’éclipser sans qu’aucune balle ne soit tirée. Les français  arrivés sur les lieux étaient furieux. L’un d’eux jeta une grenade à l’intérieur du mausolée de Sidi Slimane mais éclaté comme un pétard ne faisant que de menus dégâts », affirme-t-il.
Environnement 
La Tsabyitha d’At Sellam et Mechta s’est poursuivie jusqu’à tard dans la nuit dans un endroit environnemental exceptionnel fait d’une verdure longeant tout un oued où l’on entend l’eau couler en plein milieu du mois d’août.
Dans l’attente du couscous, des enfants ont saisi l’occasion d’aller faire trempette dans un petit étang de l’oued (Tampa) dans un brouhaha que seuls eux peuvent faire.
Il y a lieu de signaler enfin que toute la route menant d’Akbou vers ces deux villages en passant par Ighrem et Taslent est dans un état lamentable depuis de nombreuses années. Cet état de fait ne peut qu’encourager l’éxode vers les villes malgré la volonté des gens à vouloir rester dans leurs villages comme ce jeune rencontré sur le le chemin du retour devant des maisons en ruines de l’ancien village d’At Sellam.
Nacer Afroun (27 ans), a déclaré en effet vouloir revenir s’établir ici.  »Ici je peux mer créer du travail, l’eau est abondante et elle est de très bonne qualité », ajoute Nacer qui regrette ne pas pouvoir encore le faire par manque aussi d’une construction décente.  »J’ai déposé un dossier pour une aide mais il n’y a aucune réponse », affirme-t-il. Bonne chance!

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