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Algérie – émigration -Harragas : Yasmina Khadra descend en flammes Belkhadem pour son manque … d’idées

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AAKA_Kabylie News de BMS: Algérie Amazigh Kabylie Actualité (de Presse)

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jan_21_khadraTizi-ouzou, 21 jan 2009 (bms) - L’écrivain Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, directeur du centre culturel algérien à Paris (France), a suggéré en des termes directs à Abdelaziz Belkhadem, ministre d’Etat représentant personnel du président Abdelaziz Bouteflika et secrétaire général du Front de libération Nationale (FLN, au pouvoir et ex-parti unique), de démissionner de son poste en lui reprochant son aveu de manque d’idées pour résoudre le phénomène des harragas (émigration clandestine).
    «S’il y a des solutions miracles pour les Haragas nous sommes preneurs», avait déclaré Belkhadem récemment selon le journal L’expression, suscitant la réaction de l’écrivain pour qui ces propos sont un aveu de manque d’idées et qu’il faille alors démissionner pour laisser la place à ceux qui en ont.
    «Il existe un miracle en chaque chose, M.Belkhadem. Le miracle de réussir là où d’autres ont échoué. Le miracle de démissionner quand on ne peut plus rien donner…Voyez-vous? Il suffit de vouloir», a écrit M.Khadra dans sa lettre ouverte au ministre d’Etat.
    «Comment peut-on sévir contre une jeunesse effroyablement désenchantée alors qu’il est question de la sauver de l’ennui en train de la chosifier? Comment ose-t-on jeter en prison de jeunes gens qui ont choisi de risquer leur vie au large de la mer plutôt que de moisir au pied des murs défigurés ou à l’ombre de cafés sinistrés? (…) Depuis quand les geôles sont-elles des cures thérapeutiques, un antidote, une panacée? (…) Incarcérer les Haragas est un non-sens, une absurdité, un traitement contre-nature (…) Notre jeunesse souffre, M.Belkhadem. Elle a épuisé toute sa patience, toutes ses prières et tous ses ras-le-bol (…) Notre jeunesse ne fait plus confiance à vos promesses parce que vous ne les avez jamais tenues», explique-t-il.», écrit Khadra à propos des jeunes qui bravent le danger de la mer en furie pour espérer parvenir en Europe et y vivre leurs vies.
    La réaction ne s’est pas faite attendre. Elle est venue de Saïd Bouhedja, porte-parole du FLN, pour qui cette lettre  »n’aurait jamais du avoir lieu », rapporte le même journal.
     »Yasmina Khadra n’a aucune emprise sur la jeunesse algérienne et il ne représente que lui-même. Cette lettre n’est qu’une critique personnelle qui ne traduit aucune volonté populaire », a répondu Bouhadja, cité par le journal.
    Bouhedja se demande pourquoi Y.Khadra ne vise, dans sa missive, que Belkhadem et non pas le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, alors que le problème de la jeunesse algérienne concerne tout le staff gouvernemental ainsi que toutes les formations politiques, a ajouté le journal.
    «Qu’ils nous viennent avec des propositions, des mesures et des solutions et ce n’est qu’à partir de là qu’ils auront à redire sur l’incapacité des dirigeants», a ajouté Bouhadja à l’adresse des intellectuels algériens.
     »Le mot est lâché et la sentence de «panne d’idées» est confirmée », conclut l’Expression.

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Document
    Tout cerveau qui s’exile est un assassinat :
    Lettre ouverte de Yasmina Khadra à M. Belkhadem

 jan_21_khadra   Il existe un miracle en chaque chose, M. Belkhadem. Le miracle de réussir là où d’autres ont échoué. Le miracle de démissionner quand on ne peut plus rien donner… Voyez-vous ? Il suffit de le vouloir. Vos propos concernant les harraga, ce nouveau fléau qui dépeuple nos rues, nos chantiers, nos stades, notre jeunesse, sont irrecevables. Un responsable politique a des obligations et des problèmes à résoudre. Il a aussi le droit de rendre le tablier s’il a conscience de son inutilité. L’Algérie n’est pas un fief de rentiers, encore moins une sinécure. Elle est une Nation, un Peuple, un Destin, et exige un maximum d’engagement et d’abnégation. Il s’agit de la servir, et non de l’asservir. Il s’agit d’efficacité et non de privilèges.
    Il s’agit de sacrifices quotidiens, de transcendance permanente et de concertations tous azimuts, car il arrive parfois aux divergences de nous éveiller à nos erreurs et à l’apport inestimable des opposants. Un discours n’est solvable que lorsque ses répercussions sur le terrain sont payantes. Il ne suffit pas d’occuper une tribune pour dominer son monde, encore faut-il le convaincre, parvenir à lui mettre la main à la pâte et le mener au bout de l’ensemble des défis que l’on est supposé relever. Or, le constat est désespérant. Comment peut-on sévir contre une jeunesse effroyablement désenchantée alors qu’il est question de la sauver de l’ennui en train de la chosifier ? Comment ose-t-on jeter en prison de jeunes gens qui ont choisi de risquer leur vie au large de la mer plutôt que de continuer de moisir au pied des murs défigurés ou à l’ombre des cafés sinistrés ? Depuis quand les geôles sont-elles des cures thérapeutiques, un antidote, une panacée ? Incarcérer les Harraga est un non-sens, une absurdité, un traitement contre-nature.
    Cela dénote de l’inaptitude de nos responsables à s’assumer, préférant faire porter le chapeau à ceux-là mêmes qui ploient sous d’intenables carcans – Il n’est pire cruauté que de faire, des souffre-douleur, des boucs émissaires !… L’Algérie est un paradis, M. Belkhadem ; un paradis dont les rêves sont ailleurs ; ce qui pousse des milliers d’adolescents à sauter dans des embarcations de fortune pour aller à leur recherche parmi les naufrages mortels et les insolations irréversibles.
    Aucune nation ne peut avancer sans mythes et aucune jeunesse ne peut forcir sans idoles. Qu’avons-nous fait de nos mythes et que sont devenues nos idoles dans cette quête névrotique de l’enrichissement suspect qui a fait de nos maires, de nos walis, de nos députés, de nos sénateurs, enfin de l’ensemble de nos faiseurs de société des faiseurs de désillusions ?… Le miracle existe, M. Belkhadem. Il suffit d’y croire. Or, il nous semble que nous avons perdu la foi en toute chose dans ce pays où la lucidité, le souci des autres et la conscience citoyenne se sont mus en slogans blancs.
    Notre jeunesse ne demande pas ; elle exige de nous que l’on assainisse ses lendemains en lui proposant des projets concrets, un devenir fiable, des repères probants, bref une vraie feuille de route reposant sur un programme clair et réalisable. Elle ne demande pas la lune, mais une place précise dans sa patrie, et un rôle à même de l’enthousiasmer et de la mobiliser autour d’une ambition légitime. Elle réclame du travail, des débouchés, une formation adéquate, du respect surtout, et la confiance sans laquelle aucune mission n’est envisageable.
    Son problème, qui semble échapper à nos responsables, est simple : elle veut vivre décemment, dans son pays ; elle veut retrousser ses manches et contribuer à l’aboutissement d’un idéal sain et ragaillardissant. C’est parce qu’elle ne sait plus où donner la tête qu’elle confie, chaque soir à l’heure où la mer s’apaise, son destin à une boussole pipée ou un passeur suicidaire… Notre jeunesse souffre, M. Bekhadem. Elle a épuisé toute sa patience, toutes ses prières et tous ses ras-le-bol.
    Elle est laminée, lessivée, dévitalisée et n’éprouve plus le besoin de survivre à son désarroi grandissant. Et si elle ne fait plus confiance à vos promesses, c’est parce que vous ne les avez jamais tenues. C’est parce qu’elle refuse de céder à la violence, parce que les maquis intégristes ne constituent plus un territoire raisonnable des revendications élémentaires, qu’elle préfère offrir ses ultimes espérances aux poissons et à la furie des flots. Aussi est-il urgent d’arrêter de la considérer comme une tare sociale ou une tracasserie politique et de se rendre compte combien son désespoir nous renvoie à nos incompétences et notre culpabilité.
    Tout Algérien qui meurt de malvie est un crime ; tout cerveau qui s’exile est un assassinat ; tout espoir qui s’éteint est une trahison et tout aveu d’impuissance de la part d’un décideur est une catastrophe. Alors, lequel des miracles choisir : celui de la rédemption ou bien celui de la démission. 
 

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5 réponses à “Algérie – émigration -Harragas : Yasmina Khadra descend en flammes Belkhadem pour son manque … d’idées”

  1. Anonyme dit :

    Le problème des harragas est un problème européen et je ne vois pas du tout en quoi est qu’il concernerait les algériens. C’est l’Europe apparemment qui veut fermer ses frontières. Boutef a transformé l’Algérie en sous traitant de sécurité pour la citadelle européenne. Les jeunes qui empruntent les barques de fortunes pour rejoindre l’Europe ont en tout cas un peu plus d’espoir que les dizaine d’autres qui se suicident toutes les semaine en Kabylie.
    Quant à Yasmina Khedra, il aurait mieux fait de rester ecrivain de talent disposant de toute energie et liberté d e parole. Il n’a absolument rien à faire comme directeurde je nesais quelle structure bureaucratique.
    Mohand

  2. hassina dit :

    je pense que harragas c’est un probleme europeen et aussi algerien

  3. Anonyme dit :

    Allons on ne peut tout de même pas être en infraction sur son propre pays. On a suffisamment stigmatisé nos jeunes et frères de tous les maux. Épargnons leur celui de vouloir s’en sortir. Si c’est le cas pourquoi les pouvoir publics ne font rien par rapport aux suicides.

  4. djur dit :

    Ces gens n’ont pas la culture de demission ils se collent dans leurs sieges meme si l’algerie brule on entend dans le monde entier des politiciens qui echouent demissionent.merci a ton intervention mr yk et merci aussi aux personnes qui ont demissioner de ce pouvoir les senateurs et l’ex chef du gouvernement et les deux ministres du rcd pendand les annees du primtemps noir.

  5. Anonyme dit :

    Je trouve que les propos de Khedra sont très tendancieux dans le mesure ou sa lettre ouverte sent une certaine maip. Introduite par l’invitation qu’il a lancé à belkhadem de démissionner, cette lettre ouverte souffre d ‘un manque de sincérité.Il me semble que dans ce cas précis c’est le soldat Y K qui répond encore une fois à l’appel de ses chefs.

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