Kabylie-Proverbe kabyle circonstancié : Ruh Kan a naânâa azeka ak nessaw (Demain on arrose la menthe)

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AAKA_Kabylie News de BMS: Algérie Amazigh Kabylie Actualité (de Presse)

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juin_29_mentheTizi-ouzou, 29 juin 2009 (bms)- Tous ceux qui venaient au village l’été ne tardaient pas à remarquer le bon conseil que leur prodigue Dda Amar, celui de prendre en toutes circonstances un peu de menthe. C’est bon pour le moral leur dit-il toujours.
    Il prodigue ce conseil aux jeunes particulièrement aussi bien à ceux qui sont optimistes, voire trop optimistes qu’à ceux qui sont pessimistes, voire très pessimistes. Mais personne n’a osé lui demander pourquoi spécialement  »la menthe ». Jusqu’au jour… Bien sûr que viendra ce jour sans lequel je ne vous aurais pas circonstancié ce proverbe.
   Ce jour là donc, ô mesdames zé messieurs, un algérois, connu pour être mêlé à toutes les sauces (politico-culturelles), au lieu de demander des explications à Dda Amar préféra s’adresser à Dda Mhand.
- Comment tu ne sais pas que la menthe est le symbole de ceux qui vivent d’espoir?
- Non!
- Sais-tu pourquoi la menthe reste toujours verte même si on ne l’arrose pas?
- Non!
- Parce qu’on lui promet chaque jour et toujours un bel arrosage pour le lendemain et cela lui suffit pour se maintenir….
    Ruh Kan a naânâa azeka ak nesaw (Demain on arrose la menthe) est un proverbe kabyle dont est tiré celui qui dit  »L’espoir fait vivre »  en français. Il fait partie des outils élémentaires qu’on apprend en politique. N’est-ce pas Jean Paul….? Où est-il passé celui-là!

Belkacemi Mohand Said 
Kabylie.unblog.fr 
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Kabylie-Matoub : Malika Domrane: Mise au point à propos d’une interview accordée à la Dépêche de Kabylie

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juin_29_malika_matoubParis, 29 juin 2009 (bms)- Mes poings sur les i. Je vous donne à lire l’article initial tel que je l’ai écrit le 22 juin dernier en réponse aux questions du journaliste de la dépêche de kabylie.
    A la lecture de celui-ci, stupéfaite, je déplore l’amputation perpétrée à l’encontre de mon texte, geste sciemment calculé afin de récupérer l’idée maîtresse. Je ne suis pas contente car je trouve qu’il s’agit d’un acte de malveillance dans lequel j’ai été volé et spolié de mon produit intellectuel.
    En effet, dans mon texte, pour qualifier Matoub et répondre à la question du secret de la longévité, je me suis servie d’une idée dans laquelle j’ai revu Matoub  pensant aux qualificatifs pouvant le décrire et l’identifier. Comme il s’agit du 11ème anniversaire de son assassinat, j’ai éprouvé le besoin de compter 11 adjectifs qualificatifs numérotés de 1 à 11 et même de pousser ma réflexion jusqu’à mes souvenirs d’enfance, du temps du collège, rapprochant les coups de boules de Matoub à ceux de Zidane.
    Vous comprenez maintenant ma peine, ma double peine: celle de la disparition de Matoub doublée de celle de la disparition de l’idée maîtresse de mon texte.   
    Je tiens à vous rappeler une autre malfaçon, datant du mois juin 2008, dans le même journal sur la demande du même journaliste, j’avais publié un article sur la mort de Matoub. Je vous dis un an après l’intensité de ma déception à la lecture du titre dudit article: Un autre titre extrait du texte avait été mis à la place de mon titre originel longuement réfléchi: » le 10 ème anniversassinat ».   
    Cette année la même manipulation se reproduit.
    Franchement, je vous le dis du fond de mon coeur, je n’aime les gens qui détournent les produits des autres.
    Ce jour, je retrouve dans le même journal l’idée du jeu avec le chiffre 11 ailleurs que dans mon texte alors qu’elle en était sa saveur et mon tour de main, ma main magique.
    Je revendique la maternité de cette idée.
    Qui peut guider une idée?
    Qui l’a nidée et non qui l’a vidée. Paris le 25 juin 2009
 Malika Domrane
   Interview
    – Vous avez connu Lounes depuis les années 70, que direz vous de cet homme? 

    – Je n’ai pas connu Matoub dans les années 70. Par contre je l’ai rencontré pour la première fois durant l’année scolaire 1968 -1969 alors que j’étais en classe de 6ème au collège d’At-Douala. Il était également en 6ème dans une autre classe. Jusque là je ne le connaissais pas car moi-même je fréquentais l’école primaire chez les Soeurs et lui chez les Pères Blancs. C’était un garçon gentil, agréable de contact. Il allait vers les autres et engageait facilement la conversation, en particulier sur ses sujets de prédilection, comme par exemple la chasse aux oiseaux : il aimait tendre les pièges aux étourneaux et revenait satisfait de la bonne prise. Je me rappelle de lui dans la cour de récréation donner les coups de boule aux garçons qui cherchaient la bagarre. Maintenant, je peux dire qu’il n’y a pas que Zidane qui est connu pour ses coups de boule. Je ne conteste ni l’attitude de l’un ni celle de l’autre, bien au contraire j’approuve si celà est leur manière de se défendre contre les insultes et les invectives.
    A la fin de l’année scolaire de la dite classe de sixième, je fus choisie par les professeurs pour chanter, la porte était ouverte aux autres élèves venus m’écouter et m’applaudir : Matoub, le petit garçon était présent.
   2- Quel souvenir gardez vous de lui ?
    – La réponse est dans la 1
    3- Malgré sa disparition tragique, Lounes demeure à travers son œuvre et son combat, selon vous, quel est le secret de cette longévité?
1.généreux, 2. sincère,  3.naïf, 4.sensible. 5.entier, 6.attachant, 7.orgueilleux, 8.sage, 9. méticuleux, 10. convaincu, 11. visionnaire.
    Matoub était un militant. Matoub était poète. Matoub était artiste. Matoub c’était tout ça, et ce sera tout ça. Quiconque voudrait changer quelque chose ne changera que lui même. Matoub ne changera pas et personne ne pourra le changer. Matoub n’est pas mort. Il ne mourra pas. Nul ne pourra le tu-es, ni le tu-hais.
    4- Avez-vous déjà pensé à faire un duo avec lui, et si oui, pourquoi vous ne l’avez pas réalisé ? 
  – Même si l’intention y était tant de son côté que du mien, nous n’avons pas chanté dans un vrai duo, bien que parfois nous nous soyons adonnés à chanter ensemble dans des occasions spéciales. Nous nous sommes donnés la réplique lors d’un gala à la salle du  Zénith de Paris en Janvier 1995.
     De plus, de mon côté j’étais sous contrat avec mon producteur, je ne pouvais donc me produire librement.
Et enfin Matoub et moi-même, nous chantions dans des registres différents et dans des styles de musiques différentes. Donc nous ne pouvions nous rencontrer dans un duo.
    Ceci n’excuse pas celà, je pense que nous aurions pu, et même dû chanter en duo si les circonstances étaient favorables et si nous nous étions accordés pour donner l’importance et la valeur qu’aurait aujourd’hui une telle initiative. Je ne savais pas que ses jours étaient comptés. Je pensais qu’un jour je chanterai avec lui en duo et en réplique, des chansons nouvelles et des chansons anciennes dans une reprise de certains beaux chefs d’oeuvre. Malheureusement, le temps nous a contrariés. Je le regrette aujourd’hui et j’en suis la première désolée car en plus de la satisfaction personnelle, nous aurions satisfait également les fans de la belle chanson  kabyle.
    5- Racontez nous votre rencontre?
    – La réponse est dans la 1.
     6-Peut être une anecdote ?
- Lors d’un interrogatoire de police, présente, j’ai entendu Matoub répondre au commissaire:
        – Connaissez-vous Kahina?
        – Oui
        – Qui est -elle?
        – Une belle jeune femme.
        – Que fait-elle?
        – Elle combat les ennemis. C’est la grande reine des Berbères. Je l’ai rencontrée dans l’Histoire de mon pays.
          Depuis, je l’aime et je ne la quitte plus.
         Le commissaire s’emporta et présenta un stylo pour la signature du PV. Matoub s’en saisit et signa son nom en lettres Amazighs. Le policier fut fou de rage


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Algérie-université: Quand le recteur de Msila perd la boussole et se laisse guider par la passion véhémente…. (Ahmed ROUADJIA)

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Ahmed Rouadjia Msila, 28 juin 2009 (bms)-  Faut-il s’indigner ou compatir devant le comportement peu ordinaire  de Monsieur le recteur de l’Université de Msila? Par quels mots, images ou métaphores, restituer les traits les plus pertinents de sa physionomie réelle? Comment  cerner les contours physiologiques et psychologiques de ce personnage au discours heurté? Sans verser aucunement dans la caricature, je dirai de manière impartiale et vérifiable que c’est un homme hors norme, et si excentrique qu’il détonne de manière frappante avec la normativité ambiante. 

   Un entretien orageux

    L’entretien fugace, mais orageux que j’ai eu avec lui aujourd’hui 23 juin témoigne d’une situation kafkaïenne. Je restitue cet entretien sous la forme dialoguée, mais de manière exacte, fidèle, sans rajout :
-Bonjour Monsieur le recteur! Lui dis-je d’emblée avec un sourire sans feinte.
-Je ne suis pas ton copain! Me dit le recteur. Je suis d’autant plus interloqué et étonné par une telle réponse  qu’elle n’a pas de rapport avec la « familiarité », puisque je ne lui ai point  tapoté sur les épaules en manière d’amitié ni tutoyé comme s’il était un familier…
- Assez –toi! m’ordonna-t-il d’un ton martial. J’obtempère. A ma gauche se trouve un homme de forte corpulence, lourdement affaissé sur le siège faisant face au recteur et qui paraît minuscule vis-à-vis. C’était  Monsieur Dhimi Ouali, vice-recteur chargé de la pédagogie, et en face, à ma droite étaient assis Lahcène Mezerag et Hocine Bensalhoub, respectivement vice-recteur chargé de la recherche scientifique et chef du personnel en remplacement celui-là de M. Aliya, promu l’année précédente par la grâce du recteur, secrétaire général de l’université…J’eus le sentiment d’être devant un tribunal, et non devant un homme de science. Ces trois hommes étaient ramassés sur eux-mêmes comme des feuilles de cactus, engoncés, les yeux baissés mais les oreilles bien tendues aux voix criardes de leurs chefs, qui seul parlait et gesticulait à n’en plus finir :
-Tu m’as salé! Tu m’as salé, sale! Salaud! Me dit le recteur en répétant à qui mieux mieux la même phrase insultante…
-Un peu de sérénité , Monsieur le recteur, lui ai-je  rétorqué. .
-hé! ha! toi, qui te te prétends un intellectuel nazih ( intègre), toi, tu m’as salé! Hé , oui, tu m’as salé! Hi! Hé! Ha! Toi, intellectuel…
-Je vous prie de garder votre sang-froid, Monsieur le recteur, lui dis-je.
-toi, ça suffit! Oh! Bah! Me fit-il, puis sa voix monte crescendo, les mots dans sa bouche se mélangent, se heurtent, s’entrechoquent, se font monosyllabiques, avant de devenir complètement inaudibles.
-Tu veux ton salaire, tu viens pour ton salaire? Me gronde-t-il
-Oui, Monsieur le recteur, pour mon salaire, et  pour les arriérés de mon salaire, mais aussi pour ma réintégration conformément aux instructions de Monsieur le Ministre…
-Bah! Bon, ben, tu me fais une demande pour ça! Me fit-il d’un un ton cassant.
-Je peux vous la faire sur le champ, cette demande, Monsieur le recteur, lui répondis-je
-Ah! Non, non! Pas ici! Pas ici! Pas maintenant! Vous la faites, mais pas ici! Puis il revient à la charge:
-Hé! Toi, tu m’as salé! Hein? Oui, tu m’as salé!

    L’impossible maîtrise des instincts agressifs

    Derrière son  immense bureau, le recteur s’agite avec des yeux de halluciné; ils roulent dans leur orbite, et parfois, ils semblent exorbités, tant la colère l’étouffe; il retrousse sans cesse ses manches comme s’il voulait en découdre, caresse son stylo, tripote une feuille de papier à moitié froissée; il se trémousse tout en regardant l’écran  à sa droite  (une caméra) qui fait office d’une sorte d’œil de l’Argus  et par lequel il surveille le mouvement extérieur des enseignants et des étudiants…
    Et lorsque il me jette des regards de feu, je vois des rictus nerveux se former sur son visage tendu, crispé, et  torturé pendant que son front se plisse et ses sourcils se froncent comme pour signifier sa colère contre moi, moi qui l’aurait « salé » par mes écrits…Sa calvitie naissante et ses petites moustaches vibrantes de nervosité lui confèrent, lorsqu’il s’énerve et hausse le ton, une allure fort inquiétante tant le personnage  paraît  mal maîtriser  ses passions et ses instincts pulsionnels…
    Vous le priez de vous entendre une minute? Il vous coupe net. Vous essayez de lui répondre? Il ne vous écoute pas. Vous parlez tout doucement? Il vous parle non seulement de plus en plus fort, mais d’une manière si hachée et si saccadée que vous n’arrivez plus ni à le suivre ni à entendre ce qu’il dit. Il donne l’impression de s’imposer et d’en imposer non par le dialogue et l’écoute partagé, mais par la force « brute » des mots et des phrases à l’emporte-pièce. C’est en ce sens qu’il est « original », hors norme…
    Mais avec un tel personnage instable et mouvant comme le sable de mon désert, la science, l’échange d’idées et la confrontation pacifique des opinions ne trouvent point de place. Vouloir discuter science, projet de recherche, management, capitalisation du savoir, relève dans ce contexte de l’inanité pure et simple, et l’on comprend aisément pourquoi l’université de Msila souffre cruellement d’absence d’une revue scientifique ou d’un forum où se brasseraient idées et découvertes heuristiques…
    Je reviens à mon entretien avec le recteur et que j’aurais souhaité « civilisé », respectueux, faisant table rase du passé » et ouvrant une page sur l’avenir….Il n’en fut rien. Un jour Céline avait qualifié Sartre de « l’agité du bocal », lors d’un duel littéraire. Faut-il appliquer cette épithète à mon recteur?

   Fuite éperdue par les toilettes….

    Je suis toujours assis. J’attends qu’il me laisse proférer  seulement une phrase. Rien n’y est fait. Je n’ai pas réussi à placer un seul traître mot. Décontenancé, et de guerre lasse,je me lève et je dis :
- merci Monsieur le recteur et au revoir…Je file tout droit pour sortir, mais je me fourvoie, je me trompe d’issue et je débouche enfin sur les WC situés juste en face…Je tourne le poignet, la porte grince avant que la voix du recteur ne se fasse entendre :
-Hé! Toi! Où vas-tu? Ce sont les toilettes par là! . Les autres se mettent à rire de moi sous cape…Moi, penaud, et me sentant ridicule, je tourne en rond  comme lion en cage , à la recherche de la porte de sortie que je trouve enfin avant de m’en aller  comme un « voleur ».
Dehors, je pousse un « ouf » de soulagement et hume l’air de la liberté soudain retrouvée…

    Le roman d’un guet-apens

    Pour saisir le piège où je me suis fait prendre ce 23 juin 2009, je me dois de faire une régression. Une sorte de rétrospective : Les 20, 21, 22 et 23 juin, j’ai reçu de M. Lahcène Mezrag des coups de téléphone successifs. Le premier coup de fil était une sorte de sondage. Il voulait savoir où j’en étais, et si le Ministère avait décidé ou non de ma réintégration…Il voulait savoir ce que je faisais et ce que j’envisageais de faire. En fait, il prêchait le faux pour savoir le vrai…C’était une sorte d’espionnage de gardiennes, tel que pratiqué par les vieilles concierges d’Immeubles de Londres et de Paris…Au cours des coups de fils suivants, la démarche n’était plus tellement au sondage, mais à l’invite de passer à l’université pour signer la décision de ma réintégration avec encaissement de mes douze mois de salaires « bloqués » au motif de diffamation …Le 22, et le 23 juin à 9heures 24 du matin, il me rappelle pour me dire : « le président te demande de passer au bureau du personnel pour signer la décision de réintégration…Il voudrait aussi s’entretenir avec toi… »
-Pourquoi voudrait-il s’entretenir avec moi? Lui demandai-je.
-Parce qu’il voudrait t’expliquer des choses que tu ignores…Tu sais, c’est pas lui, ça vient pas de lui, ta suspension…
-Ah! Bon! de qui donc est-elle venue? Du Ministère?
-Je peux pas te le dire…Tu sais, il y a une coïncidence incroyable…je te dirai pas ça au téléphone…
-C’est quoi la « coïncidence »? Lui dis-je.
-Je te le dirai plus tard, mais viens  d’abord signer…
-Je viens signer, mais si je ne reçois pas une convocation écrite et motivée de la part du président, je ne peux monter comme ça le voir, dans son bureau…
-Mais si, mais si, tu peux…me dit il
-Et si tu montais avec moi chez lui? 
-Ah! Non, jamais, tu vas seul! Me dit-il sur un ton effrayé…
-Bon, je verrai après passage au bureau du personnel…
-On t’attends…
-Le Ministère vous a bien donné le feu vert, lui dis-je, pour ma réintégration?
-Ce n’est pas le Ministère qui te réintègre, c’est le président, c’est lui et lui seul qui décide ou non de ta réintégration…s’il ne veut pas, il peut non pas signer…
-Oh! Répètes, s’il te plaît, je n’ai pas bien entendu! lui dis-je, avant d’ajouter : bon, je vais téléphoner au Ministère pour vérifier la véracité de ton information, et je te rappelle tout de suite…
-Ah! Non!  s’il te plaît, ne pas faire ça! Tu ne m’as pas compris, je voulais dire que la décision doit être signer par le président, alors vient signer tes documents au bureau du personnel avant de passer le voir, si tu veux, mais tu n’es pas obligé de le faire…d’aller le voir dans son bureau….
    Vers 15heures, je monte en compagnie d’un groupe de collègues enseignants au bureau du personnel. Nous sommes reçus par M. Hocine Bensalhoub, qui nous dit ne pas être du tout au courant de la décision ministérielle et que le recteur ne lui a donné aucune consigne. Néanmoins, il se propose de lui téléphoner pour en savoir plus. Il sort dehors, passe un coup de fil comme en catimini, et revient pour me dire : Monsieur le président te demande de monter seul le voir dans son bureau…
-Pourquoi monter le voir si je pouvais signer mes documents chez vous, s’il consentait à vous donner les instructions en ce sens? Lui ai-je rétorqué.
-Mais vous pouvez monter le voir quand même…
-Mais je redoute un peu ses réactions et risquerait peut-être de s’emporter, lui ai dis-je…
-Non, vous ne risquez rien, je vous assure…
    Bien que les collègues m’aient vivement déconseillé de le faire, j’ai pris le risque de monter voir mon président avec l’espoir qu’il m’accueillerait avec le sens de la responsabilité qui sied à son rang de chef d’établissement scientifique. Je me disais aussi, en montant les marches du rectorat, que par respect de l’autorité ministérielle qui a su trouver un compromis intelligent dans lequel il n’y a ni vainqueur ni vaincu, M. Le recteur serait disposé à m’entendre, et vice versa. On passerait tous les deux l’éponge sur nos querelles anciennes en ouvrant une page nouvelle dans nos relations que des malentendus avaient empoisonnées….Le résultat fut malheureusement, comme décrit, l’inverse de ce que j’avais espéré…

   Les béni oui-oui, ya sidi

    Personnage psychiquement fragile, acariâtre comme le chameau de mon feu père, irascible, un écorché vif, cultivant plus l’autoritarisme que l’autorité qui procède du prestige, de la suggestion et de l’art de communication, mon recteur n’a pas réussi à faire le consensus autour de sa personne, et les seuls individus dont il s’est entourés et qui lui vouent  de facto une obéissance inconditionnelle ne représentent nullement les meilleurs de notre université qui recèle des compétences éparpillées et marginalisées en grand nombre. Comme pour se protéger contre je ne sais quelle force maléfique ou nuisible au sein de l’université, mon recteur de Msila – que Dieu  l’assagisse -n’a pas trouvé mieux que de s’entourer de personnes- des béni oui oui, ya sidi-, et dont le seul mérite est de glorifier les actes et les paroles du « président » tout en magnifiant ses réalisations présumées « glorieuses », comme en témoigne la pétition au forceps organisée en sa faveur…Le côté pathétique, voire tragi-comique, réside dans cette relation sado-masochiste qui lie le chef à ses « collaborateurs subordonnés », lesquels gobent sans brancher toutes les avanies, tandis que le chef se réjouit à l’idée de faire avaler matin et soir de grosses couleuvres à ces mêmes protégés! Comment peut-on faire avancer la science qui va de pair avec l’autonomie de la volonté et l’esprit critique en enfermant l’université dans un rapport de subordination de type féodal? 
    Comment créer une civilisation respectueuse d’elle-même quand elle aliène son honneur et sa dignité? Comment parler de l’honneur de la nation, de la « virilité » supposée de l’Algérien quand l’universitaire censé représenté le gratin de la nation s’abaisse à ce point et s’aplatit comme un vers de terre? Comment s’accommoder avec l’humiliation lorsque nous avons sacrifié un million et demi de martyrs pour secouer justement les chaînes de la dépendance et de la servilité? Il est anormal, absurde, contraire à nos valeurs ancestrales qu’un algérien, quel que soit son statut ou son rang, domine un autre algérien et l’humilie de cette manière? Il est tout aussi absurde et honteux qu’un homme qui se dit « algérien et fier de l’être » courbe l’échine, fait mille courbettes à son chef dans le seul but d’obtenir ses bonne grâces, ses faveurs, ou des gratifications d’ordre matériel ou symbolique…
    Enfin, les grands hommes, et surtout les hommes cultivés, se font obéir et respecter plus par la suggestion, l’intelligence que par la baguette. Certes, on peut user de la baguette pour domestiquer les rétifs, mais cette méthode est désuète et peut se retourner contre son propre usager. Elle est improductive….

Ahmed ROUADJIA 
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