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Bouzeguene, 28 août 2009 (bms)- Notre ami BMS vous a promis de revenir dans les détails sur la 3ème édition de la fête de la figue organisée du 17 au 20 août derniers par l’association Thighilth en collaboration avec le comité de village sous l’égide de l’APW et de l’APC avec le soutien du MJS et le concours de la direction de la culture, fête dont il a eu un avant-goût lors de sa visite dans les lieux la veille de l’événement qui fait partie désormais des mœurs culturelles de la région.
La manifestation qui a été inaugurée par le P/APW en présence d’une délégation comprenant des présidents de commissions, le chef de daïra de Bouzeguene , une dizaine de P/APC et des services concernés n’a pas dérogé à la règle en matière d’affluence et d’attrait culturel.
Placée sous le sigle Héritage et Perspectives, cette édition a vu la participation de plusieurs exposants et a bénéficié du soutien de quinze partenaires économiques soucieux de valoriser l’image de leurs entreprises avec cet événement qui célèbre un précieux patrimoine.
Des entreprises familiales comme Ifri Olive qui a présenté une riche gamme de produits du terroir, l’huilerie industrielle d’Ifigha qui propose une huile naturelle primée par la chambre nationale de l’agriculture et l’institut national de vulgarisation agricole, l’incontournable tapis d’Aït-Hichem de l’atelier Cecilia qui, riche de son expérience nationale et internationale, assure également des formations au profit des jeunes filles, des artisans comme ce bijoutier d’Aït-Ziri dans la commune d’Aït-Yahya, la coopérative agricole de services des petits élevages de Tizi-Ouzou, Hacene Guerchida,un apiculteur qui propose une douzaine de variétés de miel produit d’une richesse botanique et d’une diversité biologique…
| Un clin d’œil au développement |
Précieux partenaire, le village de Beni Maouche en basse Kabylie qui en est à sa 7ème édition de la fête de la figue était également de l’événement, tout comme la poterie de Maatkas, l’association Aghenjur de Takoucht qui a exposé une réplique d’un moulin à eau dont le mécanisme est décrit dans une remarquable brochure en Tamazight écrite et dessinée par deux jeunes filles de l’association. Pour rester dans le thème ,la section féminine de Tighilt s’est , elle, penchée sur le fruit et la multitudes de recettes de cuisines qu’on peut réaliser avec la figue selon des recettes originales.
Des organismes comme les services agricoles ou la conservation des forêts de Tizi-Ouzou dont l’équipe de projets est mobilisée pendant toutes les étapes du PPDRI étaient aussi là. L’ombre de Feu Smaïl Aliane, président de Kabylie Evasion et père du parapente algérien présent lors de la 2ème édition à côté de l’anthropologue Si Ahmed Yacine planait sur l’événement.
Le projet de mise en œuvre du projet de village touristique de Lemsella n’est plus une utopie. Il figure dans les PPDRI.Une maison traditionnelle parfaitement conservée illustre la beauté de ce village au charme exquis. Feu Smaïl Aliane, président de Kabylie Evasion et père du parapente algérien qui était présent lors de la 2ème édition à côté de l’anthropologue Si Ahmed Yacine prédisait un avenir radieux à cette fête.
| Un riche patrimoine rural |
Cet aspect lié à l’architecture traditionnelle et au patrimoine rural n’a pas échappé aux animateurs de la table ronde co-animée par deux éminents anthropologues, Yacine Si Ahmed et Ali Sayed qui ont en fait leur thème de conférences.
Entouré de villageois, Djamel Kaloun, un artiste à la voix douce et à la thématique portée sur les valeurs culturelles de la région a chanté l’amour de la nature et la générosité des hommes. Comme fut belle aussi cette poésie du terroir chantée par la chorale traditionnelle féminine à travers les ruelles du village.
A la clôture de la manifestation qui a drainé beaucoup de visiteurs dont de nombreuses familles venues des quatre coins de la région, la tristesse se lisait sur tous les visages. Des attestations de participation ont été remises aux exposants et aux partenaires de l’événement invités à donner leurs impressions sur l’événement.
Le bilan est jugé positif par les organisateurs qui pensent déjà à la 4ème édition et aux perspectives. Cela même si en terme d’affluence il y eut un léger recul par rapport à la 2ème édition. Mais les familles ont été plus nombreuses à venir cette année avec une curiosité marquée pour la fête dans ses aspects liés au patrimoine. L’arrivée du Ramadhan qui a coïncidé avec le retour des émigrés et même des citoyens de l’intérieur du pays explique aussi en partie l’absence d’une grosse affluence comparativement à la saison écoulée.
Cela poussera certainement les organisateurs à faire un bilan sans complaisance de la fête et à se fixer des objectifs salutaires pour la pérennité de la fête.Une mission qu’ils savent à la fois exaltante et difficile devant les exigences de perfectionnement et les défis qui attendent la population plus que jamais résolue à ressusciter l’amour de la nature et garantir une rentabilité économique pour la région… Les absents auront le loisir de voir à la télévision berbère les moments forts de la fête filmée pour la postérité par le réalisateur Slimane Belherrat dont la douce poésie a ajouté un charme exquis à la fête.
Hammoum Salem
Information libre de tout droit
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Le reportage
photos
de Lemsella |
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