Algérie–associations-étude : Le mouvement associatif à un tournant de son histoire: se mobiliser pour se défendre légalement ou subir et s’enfoncer dans le discrédit (Mohammad Siagh)
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| Algérie–associations-étude Le mouvement associatif à un tournant de son histoire: se mobiliser pour se défendre légalement ou subir et s’enfoncer dans le discrédit (Mohammad Siagh) |
| Tizi-ouzou, 22 sept 2009 (bms)- Le mouvement associatif algérien est »à un tournant de son histoire »: se mobiliser pour se défendre légalement ou subir et s’enfoncer dans le discrédit, estime dans ses conclusions M. Mohammad Siagh dans une intéressante étude dont une copie nous a été transmise par M. Madjid SERRAH.. L’une des principale recommandations de cette étude menée sur 45 associatyions à travers le pays, est que les associations »ne doivent pas continuer à avancer en ordre dispersé et assister de manière isolée à la détérioration du climat relationnel entre elles et les pouvoirs publics. » »Il y a certes de timides tentatives de rassemblement mais elles demeurent très insuffisante au regard de la situation actuelle où l’Etat a tendance à vouloir revenir sur les acquis démocratiques en menaçant de changer la réglementation dans un sens restrictif. Le mouvement associatif est véritablement à un tournant de son histoire : se mobiliser pour se défendre légalement et trouver les capacités pour renforcer son rôle et sa place ou accepter de rester dans une attitude immobile de défense qui ne fera que l’enfoncer dans un marasme qui, à terme le discréditera aux yeux de ses militants comme des citoyens. Vingt après, il doit passer de l’adolescence à l’âge adulte en s’affirmant comme une force de propositions, un réservoir de compétences et un groupe d’expertise. », conclut M. Siagh. »L’Etat a besoin d’une société civile organisée afin de promouvoir et d’encourager un dialogue organisé reflétant une expression à partir du bas et non du haut comme cela s’est toujours fait depuis des décennies. Certes, c’est aux politiques d’assumer la responsabilité des décisions mais il faut auparavant une réflexion partagée avec ceux qui seront les utilisateurs et/ou les bénéficiaires. Le mouvement associatif peut et doit constituer cette courroie de transmission nécessaire pour sortir définitivement de la vieille mentalité « beylicale » qui a fait beaucoup de tords parce que la population ne s’approprie ni les décisions prises, ni les réalisations. », ajoute M. Siagh L’étude est intéressante de bout en bout et mérite d’être prise en considération par les pouvoirs publics pour ce qu’elle touche à des aspects réels et constructifs. N’étant pas reçue directement de son auteur nous nous limiterons à ces quelques extraits à moins que l’auteur nous en donne son autorisdation pour la publier intégralement. Les satisfactions obtenues Les associations dans leur majorité sont satisfaites par les résultats concrets des activités organisées au profit de divers publics cibles. Voici les messages exprimés : • Le sourire des enfants hospitalisés lors de séances récréatives • Les femmes au foyer qui apprennent à lire et à écrire • Les jeunes filles qui acceptent de reprendre une formation après avoir été exclues de l’école • Les malades qui gardent le moral lorsqu’ils sont accompagnés dans la recherche de solutions à leurs problèmes • La révision du code de la famille • La mobilisation réelle des habitants autour de projets d’intérêt commun • L’espoir rendu à des jeunes à la recherche d’opportunités de développement et d’insertion sociale et professionnelle • La réussite dans la mobilisation des citoyens contre des projets nuisibles à leur santé et à l’environnement • Les changements de mentalité constatés chez les femmes dans les campagnes. C’est grâce à toutes ces marques de satisfaction que les associations continuent de travailler malgré l’environnement institutionnel qui ne reconnaît pas toujours le succès de leurs actions réalisées avec peu de moyens. Les difficultés rencontrées La liste des difficultés recensées est trop longue. En voici les plus pertinentes : • Les autorités ne sont pas toujours réceptives • Absence d’implication et d’aide de la part des pouvoirs publics • Manque de formation en gestion administrative et financière • Difficulté de pérenniser l’activité à cause du local • Non maîtrise de la méthodologie d’élaboration et de gestion de projet • Isolement du mouvement associatif, non reconnu comme acteur et partenaire par les pouvoirs publics. • Manque de formation en communication pour les associations • Absence de formation en management associatif • Problème de coordination avec les pouvoirs publics qui n’ont pas de considération pour les associations • Baisse de l’activité bénévole • Pas d’indépendance financière et matérielle • Difficulté à créer des partenariats avec les pouvoirs publics concernés par la protection de l’environnement
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