Algérie-presse : La FNJA invite le SNJ à faire front commun pour la défense des droits socio-professionnels des journalistes algériens
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| Algérie-presse La FNJA invite le SNJ à faire front commun pour la défense des droits socio-professionnels des journalistes algériens (actualisé) |
Tizi-ouzou, 18 oct 2009 (bms)- La Fédération nationale des journalistes algériens (FNJA) a publiquement invité samedi le Syndicat national des journalistes (SNJ) à faire front commun pour défendre les droits socio-professionnels des journalistes algériens. L’invitation à travailler ensemble et à »transcender les clivages politiques » a été lancée samedi lors d’un rassemblement à Alger en réaction au décès de Chaouki Madani, le neuvième journaliste algérien à quitter la vie prématurément en raison (ou dans) de mauvaises conditions socio-professsionnelles.Les comptes-rendus de presse de ce rassemblement soulignaient dimanche la colère qui habite les journalistes algériens envers particulièrement les patrons de presse. Une plate-forme de six revendications à caractère socioprofessionnel a été mise en avant par le secrétaire général de la FNJA, a rapporté El Watan. Le journal de Omar Belhouchet a consacré jeudi un large dossier aux conditions d’exercice du métier de journaliste révélant la mort de neuf confrères en une année. Les journalistes sont en réalité très remontés contre les dirigeants de la presse qui lers fragilisent par le refus de leur reconnaître les droits élémentaires imposés en principe par la réglementation du travail. A chaque fois qu’ils montent au créneau pour défendre ces droits, certains journalistes ignorants ou manipulés s’agitent pour casser leur action par le détournement de l’attention vers des objectifs politiques comme le code pénal incriminant les articles de presse alors que ceux-ci relèvent d’un domaine qui peut être traité dans une seconde étape et dans un cadre plus large. Le métier de journaliste se meurt ainsi en Algérie par la cause « de prédateurs » existants à l’intérieur de la presse elle même. Les méthodes autoritaires assimilables aux intimidations terroristes sont dénoncées sous couvert de l’anonymat par de nombreux journalistes. Un journaliste qui se plaint dans un organe de la presse algérienne, public ou privé, est poussé souvent à la démission, affirme-t-on. Un journaliste suggère de réunir les doléances des journalistes pour en rédiger un livre noir des pratiques qui se font dans la presse algérienne et le publier sur internet. Il s’agit de dévoiler les méthodes de travail de toutes ces figures de patrons de presse qui ont cassé et détruit le journalisme construit par plusieurs générations avec plus de 70 martyrs, explique-t-il. Dernière minute: Nous venons d’apprendre du Groupe de Travail sur la Liberté d’Expression en Afrique du nord «WGFENA» le licenciement d’une consoeur »pour avoir avoir dénoncé les conditions socio-professionnelles des journalistes ». Elle s’exprimait dans un article du journal El Watan consacré au sujet. Nous y reviendrons.
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L’invitation à travailler ensemble et à »transcender les clivages politiques » a été lancée samedi lors d’un rassemblement à Alger en réaction au décès de Chaouki Madani, le neuvième journaliste algérien à quitter la vie prématurément en raison (ou dans) de mauvaises conditions socio-professsionnelles.
