Algérie-France-Histoire: Réné Rouby auteur de « Otage d’Amirouche » répond à Amar Azouaoui auteur de »Jumelles le déluge en Kabylie » – 21 nov 2009 -
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| Presse algérienne: El-Watan.- DDK.- Le-Soir. - L’Expression. - Le Jour. – El-Khabar. TSA – APS – Liberté | ||||||||||||||||
| Algérie-France Réné Rouby répond à Amar Azouaoui auteur sur un livre récemment publié sur l’opération jumelles |
| Tizi-ouzou, 21 nov 2009 (bms)- Réné Rouby auteur du livre « Otage d’Amirouche, Témoigner pour le Souvenir » répond à Amar Azouaoui qui a consacré un passage à cet épisode dans son dernier livre » »Jumelles le déluge en Kabylie ». Kabylienews vous livre intégralement le texte tel que reçu dans une réaction sur kabylie.unblog.fr que nous n’avons pas authentifié mais qui apparaît provenant de Réné Rouby. « En réponse à Mr Azouaoui, je le remercie de ses propos car ils ont au moins le merite de proposer le debat. Mais il n’a pas lu mon livre et son jugement est donc partiel. »« Je n’étais mas militaire mais fonctionaire de l’education nationale,je n’etais pas sous controle militaire mais dépendant de l’inspection accademique de tizi ouzou…j’étais bien otage puisque le colonel Amirouche lui même a ecrit à nos parents en France pour les menacer de notre mort si ils ne cooperaient pas avec le fln.( lettre reçue entre autre par les familles de mes camarades de prison… » « Quant” aux observations faites pour avoir failli attirer l’attention de l’ennemi”, lorsqu’elles se traduisaient par une menace de décapitation, on ne peut pas dire que se soit anodin…n’oubliez pas que 14 compagnons de captivité sont morts à mes côtés en 4 mois… » « Le docteur Benhabid nous a rendu visite 2 fois…grand instant d’humanité ecris-je, et je lui ai rendu hommage ainsi qu’à mon gardien Mokrane qui a fait preuve ausside grande humanité à mon égard,sans lui je serais mort, tout en étant un bon moudjahidin…Je n’ai pas écrit ce témoignage pour provoquer le peuple algérien ni créer une quelconque polemique…Je ne connaissais rien de cette guerre terrible et en France la grande majorité des français etaient ignorant de ce qui se passait en Algérie.. » « Voyez vous cher monsieur, en 1958, mon petit village de lozère était comme le douar des beni yenni où je me trouvais :pas d’eau à la maison, pas de sanitaires non plus,pas de rues goudronnées, et des gens qui comme les gens de kabylie trimaient pour que la terre les nourisse…seule mais oh combien grande difference avec la kabylie:il n’y avait pas la guerre…et ça je sais que c’est un privilège absolu de vivre dans la paix… » « Si mes ecrits vous ont blessé cher monsieur, je le regrette et j’en suis attristé… » « Je ne possede pas les informations ni la vérité pour juger des torts des acteurs de l’epoque, je n’ai raconté que mon vécu, voulant par cela participer au devoir de mémoire et de vérité necessaire pour que notre generation et celle de nos enfants comprennent et agissent pour une entente fraternelle entre nos deux pays… » « Difficile, mais pas impossible avec des gens de bonne volonté… »
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| Algérie- Histoire Amar AZOUAOUI répond à Réné ROUBY à propos de son livre-témoignage »Otage d’Amirouche » |
Tizi-ouzou, 07 nov 2009 (bms) – M. Amar AZOUAOUI qui vient de publier »Jumelles le déluge en Kabylie », son second livre-témoignage sur l’histoire de la guerre d’Algérie, répond à Réné ROUBY pour son livre-témoignage »Otage d’Amirouche » dans lequel il s’est attaqué au héros de la révolution algérienne. Le texte de M.Azouaoui.Dans son ouvrage «Otage d’Amirouche », monsieur Réné Rouby témoigne de son passé de prisonnier de l’armée de libération nationale en Algérie. Monsieur Rouby, Prisonnier de l’Armée de Libération Nationale, votre témoignage aurait été plus crédible si au lieu de critiquer sans limite le vaillant colonel Amirouche chef de la wilaya 3, vous vous étiez contenté de rapporter les faits et la réalité du terrain, sans tergiversations, qui risqueraient d’enduire en erreur nos générations futures. - Je n’avais pas eu le privilège de suivre ces faits moi-même dans les détails, mais j’avais eu à connaître plus tard les données au Poste de .Commandement de la wilaya 3 et à côtoyer les Moudjahidine qui étaient chargés du refuge des prisonniers. – Vous avez vécu une guerre, prisonnier certes, comme des milliers d’algériens également, qui étaient opprimés , massacrés, tués, torturés, violés, emprisonnés, tout le long de cette guerre par une armée coloniale qui devrait tout au moins vous laissez plonger dans une profonde réflexion quant à son opportunité et le caractère criminel qu’elle engendre. - Je n’ai pas lu votre livre, mais seulement des passages, sur Internet, de vos commentaires qui ne semblent pas mettre en relief, une analyse quelconque sur cet aspect, oh ! Combien critique sur la question. Vous vous êtes contenté seulement d’incriminer l’Armée de Libération Nationale et plus particulièrement le colonel Amirouche, bien connu. Un chef incontesté, plein de rigueur et de conception, certes bien rigide quant à l’issue de la guerre, mais aussi doué d’un esprit clairvoyant et serein, surtout à l’égard de l’ennemi prisonnier et hors de combat tel que vous : C’était la guerre, Monsieur Rouby, Concernant votre enlèvement par un commando de l’Armée de Libération Nationale, n’oubliez pas que vous étiez sous ordres militaires, chargé d’une mission politique (viciée) au sein de l’armée coloniale : celle d’alphabétiser les petits « indigènes », laissés pour compte, dont les parents revendiquaient désormais par les armes l’indépendance et que l’armée vous ramener à l’école de force et dans des conditions critiques. D’ailleurs à titre indicatif, pendant qu’ils sont sous votre autorité, à l’école et malgré eux, leurs parents, père, mère, frères ou sœurs etc. ; étaient aux prises avec vous et peut être détenus juste à coté, dans votre camp, dans une de vos casemates / cellules, en train de subir des sévices et des tortures de tout genre. Quel enseignement, pouvait évoluer dans une telle horreur ! Pauvres petits innocents, pris en otage, par l’armée coloniale. Par ailleurs, Monsieur Rouby, vous n’étiez pas l’otage d’Amirouche, comme le stipule l’ensemble de vos commentaires et le titre du livre. Vous étiez, le prisonnier de l’Armée de Libération Nationale, dans une wilaya organisée et dirigée par un comité qui était composé effectivement, du colonel Amirouche, du commandant Si Mohand Oulhadj, du commandant Mira. En un mot, un collectif décideur. C’était eux, qui avaient décidé que vous restiez donc, leur prisonnier et ce jusqu’à nouvel ordre, de votre libération le moment venu, et des conditions de détention qui étaient pourtant pénibles pour l’Armée de Libération Nationale, par manque d’arrière base. Combien, il avait été difficile de prendre des dispositions propres a assuré votre sécurité en pleine nature, une forêt avec tous ses aléas, soumise quotidiennement à des ratissages de l’ennemi. Reconnaissez, Monsieur Rouby, que vous étiez ravitaillé quotidiennement à dos d’hommes, abrité et dormiez, dans des conditions largement au dessus du train de vie de nos unités. Vous me faite sourire, monsieur Rouby, quant vous mettez en relief, les quelques petites corvées que vous effectuez de temps en temps : ramener des seaux d’eau, pour se laver, aller au ruisseau, pour faire sa toilette. Egalement, lorsque l’ennemi est là : se déplacer en toute hâte, se mettre dans une cache au point de suffoquer, avoir reçu des observations pour avoir failli attirer l’attention de l’ennemi, faire attention aux traces lorsque on se déplace et les effacées etc. Ce ne sont que des règles disciplinaires, vous deviez le savoir, c’est notre pain quotidien à nous, que vous deviez respecter. Quant à votre état de santé et votre entretien (les poux etc.), et le décès de votre confrère Joé, malade, qui n’avait pas pu supporter le rythme. Vous-même, vous le reconnaissez, le docteur Benabid, le seul médecin de la wilaya, qui s’étend de Boumerdès à Sétif, était la plus part du temps à vos chevés, au détriment des unités de combat. Concernant le lieutenant Dubos, qui devait être échangé avec un Officier de l’Armée de Libération Nationale, Hocine El’Kseur, prisonnier également et abattu froidement, pour répondre aux vœux d’échange de l’ALN, engagé avec l’armée coloniale et la famille même de l’intéressé. Sa mort comme vous le savez sans doute, relève de l’insouciance de vos partenaires de par cet acte, l’ALN n’a fait que répliquer, au même endroit et de la même façon. Certes, les prisonniers dans leur ensemble avaient reconnu le devoir de l’Armée de Libération Nationale, envers eux. Bien plus encore, le sieur Griffith qui avait été libéré également, s’était rendu directement à l’ONU (USA) et s’est consacré à plaider et défendre la cause algérienne, jusqu’à l’indépendance.Quant à vous, Monsieur Rouby, vous n’aviez pas manqué sous le serment de la vérité que vous prôniez à qualifier de plus Amirouche de « sanguinaire », plus grave encore, vous tenter dans vos écrits de le souiller et le rendre responsable de la mort d’un nombre effarent (chiffres allant au delà des effectifs de la wilaya), de jeunes maquisards intellectuels de l’Armée de Libération Nationale, dans le complot de la « bleuit ». Ce complot qui est l’œuvre du capitaine léger, sous le seau des services secrets, méthodes bien enfouis dans le « top secrets défense », de l’armée coloniale française et qui reste ouvert à la propagande, sous son impulsion directe à ce jour, pour discréditer le colonel Amirouche. A ce propos, le Chahid Larbi-Ben-M’hidi a dit, lors de son interrogatoire, « Donnez nous vos avions (vos procédures), on vous donnera nos couffins et nos bombes (les nôtres). Regardez le, ce vaillant chef ! Monsieur Rouby ; après ces belles paroles, un sourire, défiant, l’homme et la mort, pour que vive l’Algérie Libre et Indépendante (photo).
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« En réponse à Mr Azouaoui, je le remercie de ses propos car ils ont au moins le merite de proposer le debat. Mais il n’a pas lu mon livre et son jugement est donc partiel. »
Certes, les prisonniers dans leur ensemble avaient reconnu le devoir de l’Armée de Libération Nationale, envers eux. Bien plus encore, le sieur Griffith qui avait été libéré également, s’était rendu directement à l’ONU (USA) et s’est consacré à plaider et défendre la cause algérienne, jusqu’à l’indépendance.
