Bouzeguène-Tizouine: Projet de construction d’une mosquée- 1er jan 2009 –

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Bouzeguène-Tizouine
Projet de construction d’une mosquée
Bouzeguène, 1er jan 2009 (bms)- Les habitants du village de Tizouine sur la base d’un consensus général, ont pris la décision de réaliser une mosquée digne de ce nom. Ce projet qui tenait à cœur de nombreux villageois depuis plusieurs années va enfin voir le jour.
    Une opération de quête autorisée par le wali de Tizi Ouzou, sera effectuée, le vendredi 1er janvier 2010. De nombreux villageois munis de l’autorisation (préfectorale) du wali, se rendront dans plusieurs chefs-lieux de communes et de daïras pour ramasser des dons de bienfaiteurs contre remise d’un bon dûment signé et cacheté par le comité du village ou par l’association religieuse.
    Le projet, pas encore complètement défini, devrait contenir une grande salle de prière, une salle d’eau pour les sanitaires et les ablutions et une bibliothèque. Naturellement, la mosquée sera surélevée d’un dôme et d’un minaret.
    Pour rappel, aujourd’hui, les villageois se retrouvent chaque jour pour la prière, dans une villa qui fait office de mosquée. Un jeune imam a été, même, affecté, il y a quelques mois, par la direction des affaires religieuses de la wilaya de Tizi Ouzou.

Bouzeguène-environnement: Lutte contre les ordures sur le CW 251 – 1er jan 2009 –

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Bouzeguène-environnement
Lutte contre les ordures sur le CW 251
Bouzeguène, 1er jan 2009 (bms)- L’association pour la protection de l’environnement « Akfadou » de la daïra de Bouzeguène, a organisé deux journées de sensibilisation et d’action pour la protection de l’environnement et de lutte contre l’insalubrité.
    La première journée s’est déroulée au centre culturel « Ferrat Ramdane » de Bouzeguène, où ont été programmées des activités de sensibilisation face aux dangers des pollutions de tous genres.
    Après l’allocution de bienvenue prononcée par M. Hammoum Arezki, président de l’association « Akfadou », on a procédé à la projection d’un documentaire traitant du problème de la prolifération des déchets et de leur impact sur les cours d’eau et sur l’environnement.
    Deux étudiantes en environnement à l’université de Tizi Ouzou, Mlles Rachedi Dihya et Akli Ourida, ont présenté un exposé détaillé sur la collecte des déchets par les services de la voirie de l’APC. Elles ont mis en exergue l’insuffisance de moyens et le manque de civisme de la population.
    Un diaporama photos traitant de la prolifération de déchets dans les villages de Bouzeguène a été présenté au public. Des panneaux dénonçant des cas d’atteinte à l’environnement ont été également exposés.
    C’est ensuite au tour de M. Boudjemâa Salem, professeur universitaire et membre de la commission environnement à l’APW de Tizi Ouzou d’animer une conférence où il a abordé le problème lié à la législation en terme de gestion des déchets et des projets de CET (Centres d’enfouissements techniques) dans la wilaya de Tizi Ouzou.
    Au deuxième jour, les membres de l’association et d’autres bénévoles ont organisé une matinée de volontariat pour s’attaquer aux décharges sauvages qui se sont accumulées aux abords du site paradisiaque d’Assif Ousserdoun et sur tout le long du chemin de wilaya 251. Cette opération a permis de collecter pas moins de 150 sacs de déchets, soit plus de deux tonnes et demi d’ordure de toutes natures.

Liste de participants à la journée de volontariat.
Abdelli Salim, Acherar Meziane, Aliane Leïla, Amroun Djazil, Aouchiche Aziz, Bessaï Hamza, Challal Dariassa, Ghaoui Mourad, Hammar Boussad, Hammar Mohand Arab Hammoum Baya, Hammoum Arezki, Hammoum Belaid, Kachetel Bachir, Rachedi Achour, Ramdani Mabrouk, Ramdani Idir, Ramdani Yugurten, Saïbi Naïma, Slimani saber, Slimani Hanafi

Algérie-Kabylie: Le Mak ajoute un mot d’ordre à ses marches de Yennayer:  »dénoncer l’agression des chrétiens de Kabylie »- 30 déc 2009 -

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Le Mak ajoute un mot d’ordre à ses marches de Yennayer:  »dénoncer l’agression des chrétiens de Kabylie »
Tizi-ouzou, 30 déc 2009 (bms)- Le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (Mak, non reconnu) a ajouté un mot d’ordre aux  marches auxquelles il a appelé pour le 12 janvier, en célébration de Yennayer, le nouvel an berbère, celui de  »dénoncer l’agression des chrétiens de Kabylie. »
    Le Mak  »appelle tous les Kabyles à marcher le 12 janvier 2010 à Tizi-Ouzou et Vgayet (Bougie) pour, en plus des mots d’ordre de Yennayer en faveur de l’identité et de l’autonomie régionale kabyles, dénoncer cette agression honteuse et exprimer notre attachement à la liberté de culte », indique le mouvement de Ferhat Mehenni dans un communiqué daté du 27 décembre et diffusé sur son site internet.
    Le Mak réagissait à un incident dans un quartier de la nouvelle-ville de Tizi-ouzou mettant aux prises des habitants, présentés comme des islamistes, et des chrétiens qui tenaient une messe dans un bâtiment privé, passant outre, par ailleurs, une interdiction des autorités signifiée à leur association dénommée Tafat (non agréée).
    Cette réaction et l’action que veut entreprendre le Mak le 12 janvier risquent fort bien d’être interpretées comme un alignement du mouvement avec les chrétiens au détriment des musulmans, qui sont très majoritaires en Kabylie. Le risque d’un bras de fer avec les islamistes n’est pas à exclure également.
    Le Mak a fait une lecture toute particulière de l’incident. Affirmant que  »le Ministre de la religion (des affaires religieuses, ndlr) est le principal instigateur » de cet incident, et en conclue que le pouvoir veut présenter la Kabylie  »comme un fief islamiste ».
     »C’est donc la réputation de la Kabylie que le pouvoir tente de salir pour empêcher le peuple kabyle de bénéficier de la sympathie et de la solidarité internationales en cas de grande répression contre lui. C’est l’isolement international de la Kabylie qu’il est en train de tenter. », affirme le Mak.

Bouzeguène-Tizouine: Sadi Smaïl, un réparateur hors pair – 29 déc 2009 -

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Sadi Smaïl, un réparateur hors pair
Bouzeguène, 29 déc 2009 (bms)- Qui ne connaît pas Sadi Smaïl, à Bouzeguène ? Sans doute personne. Il n’existe pas une famille, dans la région, qui n’a pas, au moins une seule fois, eu recours à ce génie de la réparation. Aucune machine à usage domestique ne lui résiste : Machines-à-coudre, fours, cuisinières, réchauds tripâtes, poêles à mazout, résistances…etc. 
    Ne gaspillez-pas votre argent pour acheter du matériel neuf quand vous avez la possibilité de réparer le votre. Votre vieille machine peut servir mieux qu’une neuve pour peu que la patience ne vous quitte pas.
    Smaïl Sadi a fait ses premiers pas dans cette technologie au C.E.N.T/G d’Azazga où il a obtenu le CAP ajusteur, après une formation qui a duré de 1970 à 1974.  En 1978, il est recruté à la CNVI de Rouïba où il exerce dans la réparation et rénovation des machines outils jusqu’en 1995. 
    Pendant la période allant de 78 à 84, il a  côtoyé longuement et fortement le père de Didier Deschamps, footballeur international français. Il a également travaillé avec de nombreux français et Portugais M. Candido Lopez, Beaucises et ceux de la société « Hernot Somua » comme M. Bruno, M. Villain, et ceux de « Maison Berliet » comme M. Fenarolls de Saint-Etienne, M. Antigny et Biche de Limoges et de nombreux autres comme Trillat, Manonoff, Michaud, Henry, Deschamps sans oublier M. Saadi Hocine, Franco-algérien, originaire de petite Kabylie, grand représentant de « Maison Gazeneuve » dans toutes les foires africaines. Dans son atelier, Smaïl n’aime trop le grand ordre. 
    « Je me retrouve mieux dans le désordre et mes mains retrouvent facilement tout ce qu’elles recherchent ». Nous dit Smaïl. Quand ses clients viennent le solliciter, il leur donne tout le temps qu’il faut, leur explique la fiabilité de leur machine. «Ce n’est pas la peine d’acheter une neuve, celle-ci va encore servir longtemps », les rassure-t-il.
    Les ménages de Bouzeguène ont beaucoup de chance d’avoir ce réparateur sans égal. En ces temps de vaches maigres, Smaïl est véritablement l’homme de la situation. L’homme des couches sociales défavorisées. 

Kabylie-tradition: Ath Moussa U Braham à l’heure de Thaâchourt (reportage avec photos) – 29 déc 2009 -

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Kabylie-tradition
Ath Moussa U Braham à l’heure de Thaâchourt (revu et corrigé -integration de vidéos)
Tizi-ouzou, 29 déc 2009 (bms)- La pluie n’a pas dissuadé dimanche 27 décembre les habitants du village Ath Moussa U-Braham à célébrer Thaâchourt (achoura), une fête traditionnelle mais qui est à l’origine religieuse. Elle fut fêtée d’abord par les juifs avant que les musulmans ne l’adoptent pour célébrer Sidna Moussa (Moïse), dont ce village, coïncidence ou pas, tire d’ailleurs une partrie du nom Ath  »Moussa » et l’autre de  »Braham », renvoyant à Sayidna Ibrahim ou Abraham.
    La troupe des Idabalen a été réquisitionnée par le comité de village contre une forte somme d’argent et pour deux jours. Elle était là à attendre dans un fourgon qu’on lui donne le signal d’égayer la fête, malgré la pluie, où que ses membres soient libérés. Les villageois échangeaient quelques propos sur l’opportunité ou non de ramener des Idabalen alors que la météo annonçait la pluie pour la journée.
    Il a fallu une dizaine de minutes pour que la situation s’éclaircisse un tant soit peu au double plan de la météo et des Idabalen.

L’étendard aux enchères

    De l’entrée du village se forme une procession jusqu’à la place du village ou devait se dérouler le premier acte de cette célébration: la mise aux enchères de l’étendard du village dit Erd’a, tiré vraisemblablement du terme en arabe  »erida ». Celui qui veut dire étoffe. Celui qui veut avoir l’honneur de conduire la procession et attirer sur lui les regards d’envie des autres doit casser sa tirelire pour obtenir l’étendard. La pluie ayant réduit la présence des villageois, les enchérisseurs n’étaient pas nombreux. L’étendard a été cédé pour 2000 dinars à Dda Akli qui l’exhibe fièrement avec ses enfants ou petits enfants.
    Les enchères ont été menées par Mhenna, fils de Dda Ahmed, l’ancienne coqueluche du village, décédé il y a plusieurs mois (At Irham Rebbi) à un âge avancé et qui conduisait cette cérémonie auparavant.
    Le comité du village étant très soucieux d’élever le niveau de la trésorerie, il aurait inventé un second étendard  »offert par quelqu’un », nous a-t-on dit, pour le mettre aux enchères. L’étendard un peu moins large sera cédé pour seulement 500 dinars, sous les youyous stridents des femmes.

Idabalen sous la pluie …

    Et la procession se mit en branle, sous les sons des idabalen, jusqu’au cimetière du village où est élevé un tombeau symbolique du saint ouali des lieux, Sidi Ali U-Abdallah, qui, dans la croyance de la région, faisait jadis des apparitions sous le forme de lion, pour dissuader quiconque voudrait attenter au village.  »Ce lion aurait été aperçu à partir de Tizi-n’Terga, le village mitoyen situé en contrebas. Cette apparition coïncidait toujours avec une période de tension entre villages jadis. »
    La troupe des Idabalen, menée par le sympathique Mustapha, prend place dans un coin d’un grand hangar et entame son oeuvre faite de tbal et de sonorités folkloriques. Mais seuls quelques enfants se mettaient à danser, la pluie ayant réduit l’assistance. Un jeune montera sur le tombeau pour planter les deux étendards.
    Mustapha, dans sa tenue d’adebal (tombourinaire) flmaboyante, a confirmé un retour de ce métier dans les villages kabyles. Il dit que ces troupes s’en sortent un peu mais c’est pas trop gagné. 
    La première partie de la célébration de la journée vient de se terminer. Nous n’avons pas vu la seconde partie qui consiste à remettre aux enchères les deux étendards pour que la procession aille dans le sens inverse, toujours sous les sons des Idabalen. La procession fera du porte-à-porte pour recueillir des dons faits  »d’oeufs jadis qui seront revendus, d’argent aujourd’hui », nous dit Slaim Brahim, membre actif du village.

Le débat entre … et ….

    Il apparaît en définitive que si Thaâchourt signifie pour la majorité des habitants, de la fête et de la décontraction, pour ses sages, c’est un moyen de renforcer le village en tous points de vue: finances, liens familiaux, solidarité etc… Il semblerait que dans ce village comme bien d’autres, un débat est engagé entre rigoriste-traditionalistes, qui tiennent au symbole de la fête et des islamistes qui y trouvent une  »bidâa », c’est-à-dire une invention, illicite (haram).
    Mais dans une société kabyle où on a inventé tajmaat (place du village) pour être côte-à-côte avec Ldjamaa (mosquée), le message est clair: chacun a la place qu’il veut pour ses certitudes dans une société tolérante et solidaire.
    La célébration de Thaâchourt dans ce village des At Moussa U Braham a débuté l’avant veille par l’immolation d’un boeuf dont la viande a été partagée à égalité des membres de la communauté. Cette autre occasion de rapprocher les gens devait être suivie par d’autres festivités à l’image de ce qui se passe dans toute la région.

Les affaires du village

    Pour le reste ce village, qui comme tous les villages kabyles, n’est pas un village … comme les autres (une formule de BMS), a amélioré ses commodités en matière d’infrastructures. Situé sur une forme de crête de la commune de Mekla avec à l’horizon la chaîne montagneuse du majestueux Djurdjura, ce village a su intégrer des construction modernes dans son environnement fait de vieilles maisons mais qui semblent pour la plupart inhabitées. 
    Le village, qui comprend plus de 600 habitants, a amélioré son réseau d’alimentation en eau potable en édifiant une bâche à eau et en créant des bornes fontaines dans les quartiers.
    Mais pour parvenir au village, qui a pour voisins les villages de Tizi-bamane (au nord est), Tizi-Terga (au sud est), Amazul et Laazib (au sud), takhlijt (à l’ouest) et (les terres de) ldjemâa Saharidj (au nord), les habitants doivent endurer une route dans un très mauvais état.
    At Moussa U Braham a entamé les travaux de construction d’une mosquée. Les villageois ont intégré dans le projet des locaux au rez-de-chaussée pour le stockage des produits du village et une salle de prière au premier étage. 
    Les familles composant At Moussa U Braham sont les Slaim, Dadi, Malek, Guenouz, Nattah, Merhane, Abane, Amiche, Saci, Merzoud, Chemini.
    Kabylie News qui a déjà publié un reportage sur ce village a tiré de ses archives un texte sur une de ses légendes. La légende du soulier égaré.

La légende du soulier égaré

    On raconte qu’un jour des Chouyoukh étaient venus au village régler un problème, mais lorsqu’ils allaient repartir, l’un d’eux constate qu’un de ses souliers n’est plus là. 
    On avait beau chercher, le soulier n’a pas été retrouvé et les chouyoukh retourneront chez eux furieux et c’est compréhensible.
    Mais voilà que quelques instants après on retrouva le soulier tant cherché. On avait chargé un jeune d’aller le remettre à son propriétaire illico presto.
    Le Cheikh demandera au garçon de quel côté il résidait au village, ‘’avant’’ ou au_delà’’ de la mosquée (ldjamâa). celui-ci lui dira qu’il habitait ‘’au delà’.
    Il jettera alors un mauvais sort sur la partie située avant d’arriver à la mosquée si bien que celle-ci sera frappé dit-ton par une série de faits exceptionnels qui ont fini par la vider.
    Conséquence: jusqu’au années soixante-dix les villageois évitaient de construire dans cette partie du village. Ceux qui le font actuellement commencent toujours par l’organisation d’une Ouâada pour conjurer le mauvais sort.

 Vidéos de l’événement

http://www.dailymotion.com/videoxbo2cr

http://www.dailymotion.com/videoxbokoi

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