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Algérie-France-Histoire: Amar Azouaoui et René Rouby débattent …

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Note: L’administrateur du site tient à préciser que les termes de ce débat sont à prendre avec toutes les précautions d’usage. M. Amar Azouaoui est un ancien combattant de la révolution algérienne et son vis-à-vis M. Renè Rouby se présente comme un  »fonctionaire de l’education nationale » pendant la même période de la guerre de liberation nationale où ils s’affrontaient chacun dans son camp. 
   Il est tout à fait naturel que l’un comme l’autre livre un version positive de son combat et charge l’autre. Ils ne font que témoigner. Ils ont fait l’histoire mais ils ne sont pas l’histoire. Ils font appel à d’autres témoignages ou à d’autres textes pour mieux valoriser leur propre témoignage. Leur débat n’engage en rien l’administrateur du site. (BMS)

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    L’ordre de parution des textes
1 – Amar AZOUAOUI répond à Réné ROUBY à propos de son livre-témoignage  »Otage d’Amirouche » 
2 – Réné Rouby répond à Amar Azouaoui auteur sur un livre récemment publié sur l’opération jumelles
3 – Amar Azouaoui: Des  précisions à l’intention de Mr. René Rouby
4 – Mr. René Rouby répond à Monsieur Amar Azouaoui. (seconde réponse)
5 - M. Amar AZOUAOUI à M. René ROUBY
6 – Une dernière réaction de M. René Rouby à M. Amar Azouaoui
7 – Une dernière répoinse de Azouaoui Amar à Renè Rouby
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Algérie-histoire
Une dernière réponse de M. Azouaoui Amar à M. Renè Rouby
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Tizi-ouzou, 7 déc 2009 (bms) - 
      Monsieur Rouby,
     Je clôture enfin ce dialogue, entaché de contradictions, comme cela a été toujours le cas, durant la colonisation et durant la lutte de libération. Pendant longtemps, encore aujourd’hui, vous essayez d’occuper le terrain quant à l’écriture de l’histoire. Permettez nous au moins d’écrire nos mémoires dans une langue que nous maitrisons, certes mal, « Le Français », mais traduites en kabyle malheureusement parlé, reflète parfaitement la réalité.
    Dans vos réponses, Monsieur Rouby, vous semblez passer du coq à l’âne, mais je vous corrige quand même dans vos propos.
    1) – Le P.C Artois du Général Challe est bien situé au col de Chellata et comme je l’ai précisé, une antenne est située au col de l’Akfadou où se déroulent les forfaits des services du 2éme bureau. Les vieux de mon village Ait-Ferrache et ceux des villages de la plupart de la wilaya 3, se souviennent parfaitement du voyage gratuit par Hélicoptères vers ce lieu lugubre et infernal, pour recevoir un traitement sauvage et meurtrier, la plupart ne sont plus revenus. Est-ce là le PC du Général Challe !
    2) – « L’opération jumelles » (le glaive bien déguisé de De Gaulle) a permis à ce premier citoyen, Président de la République de faire intelligeamant son devoir vis-à-vis du colonialisme (essayer de liquider l’ALN pour sauvegarder l’Algérie province française), quel que soit son opinion. En fait, il connaissait parfaitement les tenants et les aboutissants de la guerre et laissait faire les Généraux partisans de l’Algérie française se défouler (assister) le plan « Challe ».
    Pour conclure et revenir à votre (œuvre d’historien) dont le titre est «Otage d’Amirouche». Sincèrement, vous ne pensez par que ce titre dépasse largement la réalité ! C’était un rêve. Restez dans votre position de simple prisonnier, comme l’ont été des milliers d’Algériens entre les mains de l’armée française, Monsieur Rouby.

Amar Azouaoui

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Une dernière réaction de M. René Rouby à M. Amar Azouaoui
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Tizi-ouzou, 4 déc 2009 (bms) - M. René Rouby nbous a adressé une nouvelle réponbse à M. Amar Azouaoui qu’il dit penser qu’elle sera la dernière. Il a joint une photo et un extrait de carte avec un rond qui marque l’emplacement du PC Artois dont iol parle dans sa réponse que vous pouvez découvrir en format réduit mais que vous pouvez agrandir en cliquant dessus. Voici le texte intégral de M. Renè Rouby:
    Cher Monsieur Azouaoui,
    Comme j’ai eu l’occasion de vous l’écrire, je vous le redis, Monsieur Azouaoui, j’ai du respect et même de l’admiration pour votre statut d’ancien combattant.
dec2009_pcArtoisJumellesF200    Par contre, Monsieur Azouaoui, les faits sont têtus. C’est la raison pour laquelle je ne partage pas votre façon d’évoquer les faits ou les événements passés. Je ne tiens pas en effet à participer à une présentation falsifiée d’une histoire qui nous est commune.
    Je relève dans la présentation de synthèse de votre dernier livre « L’opération «Jumelles», Le Déluge en Kabylie », des erreurs impardonnables pour quelqu’un qui veut faire œuvre d’historien.
    À titre d’exemple, je n’en prends qu’une. En effet vous écrivez :
    «C’était le glaive bien aiguisé de la dernière chance, dont dispose le général De Gaulle, pour essayer de maintenir l’Algérie Française.
    Le Général de Gaulle tenta sa dernière chance et essaya de régler ce problème épineux.
    Après La réorganisation de l’armée et la désignation à sa tête de généraux réticents pour l’Algérie Française tels que : Challe, qu’il nomma, commandant en chef, assisté de Jouhaud, Salan, Zeller, et plusieurs autres, à l’effet de les mettre au devant  de leur responsabilité. »
    Avec les moyens actuels d’information dont vous pouvez disposer, en particulier avec Internet, vous pouviez facilement avoir connaissance des indications suivantes:
    1-Salan a été commandant en chef en Algérie de décembre 1956 à décembre 1958.
    2- Le général de Gaulle est arrivé au pouvoir en juin 1958 porté, il est vrai, par les partisans de l’Algérie française dont Salan entre autres.
    3- Challe a remplacé Salan à partir de janvier 1959. Dans ces conditions, comment Salan  a-t-il pu être l’assistant Challe comme vous l’écrivez ?
    4- dès le 16 septembre 1959, le général de Gaulle proclame le droit des Algériens à l’autodétermination par référendum.
dec2009_pcArtoiscartef200    – Pour votre information, ceux que vous citez ont participé au putsch d’avril 1961 parce que partisans de l’Algérie française et non réticents à l’Algérie française.
    – Si de Gaulle avait été partisan de l’Algérie française, cela se saurait. Vous êtes sans nul doute aujourd’hui, le seul à le penser !
    Vous écrivez une fois de plus des choses totalement contraires à la réalité historique et même géographique.
    Pour bien préciser cet aspect géographique de l’opération Jumelles dont vous essayez d’écrire l’histoire, et comme vous êtes originaire d’Aït Ferrach, je vous donne la précision suivante forcément connue par les anciens de votre village : le PC Artois du général Challe, était situé à la cote 1621, dans une clairière à deux kilomètres au Nord-Ouest du Col d’Akfadou et non au Col de Chelatta comme vous l’écrivez. (Voir en référence une photo et un extrait de carte avec un rond qui marque l’emplacement du PC Artois).
    Je pense inutile de poursuivre ce débat avec vous car nos lecteurs  pourraient se demander si celui-ci ne participe pas de la promotion de votre dernier livre.
    Pour terminer, Je livre à leur intention  cette pensée du poète Khalil Gibran (1883 – 1931) : «Il faut être deux pour découvrir la vérité : l’un pour la dire, l’autre pour la comprendre ».

Bien cordialement.
René ROUBY.

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M. Amar AZOUAOUI à M. René ROUBY
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Tizi-ouzou, 2 dec 2009 (bms)- Le débat entre M. Amara Azouaoui, qui vient de publier  »Jumelles le déluge en Kabylie » et M. René ROUBY, auteur de “Otage d’Amirouche, Témoigner pour le Souvenir” continue.
    Après des précisions plutôt  »fleuve » de M. Rouby dans lesquelles il a glissé vers quelques sujets qu’il est difficile de vérifier, M. Azouaoui tient toujours à revenir sur le sujet principal du débat: Renè Rouby était un prisonnier de guerre et non l’otage d’Amirouche. M. Rouby soutient le contraire en affirmant qu’il  n’était pas militaire  »mais fonctionaire de l’2ducation nationale.
    Un internaute estr intervenu sous un spseuidonyme pour soutenbir le point de vue de M. Azouaoui qui ajoute quelques précisions dont suit le texte intergral:
    Les propos écrits par (L’Union F. la force) suffisent amplement au large commentaire que vous avez introduit Monsieur Rouby.
    J’ajoute simplement :
    1- Que c’était trop tard, pour que sous le régime des SAS, vous scolarisez des enfants, alors que leurs parents réclamaient l’indépendance, les armes à la main. Moi-même j’ai quitté l’école pour rejoindre mes parents au maquis (drôle d’avantage) ;
    2- Ne vous posez pas de questions, j’ai vécu parmi des militaires français prisonniers toute l’année 1961 jusqu’au 22 mars 1962, date de mon déplacement. Je connais parfaitement le régime auquel ils étaient soumis. C’était le même régime que le votre Monsieur Rouby, le nouveau chef de wilaya 3 n’a apporté aucun changement à celui du défunt Amirouche ;
    3- Pas besoin du petit Larousse. J’ai dit que vous étiez otage de l’ALN et non du Colonel Amirouche l’un de ses chefs incontesté. En relation avec son conseil qui existe depuis 1956 date du congrès de la Soummam (non avril 59), il n’a fait que dicter les conditions de détention et de libération. Les autres responsables tels que le docteur Benabid et autres agissaient conformément aux ordres de la wilaya. Une discipline de fer Monsieur Rouby, vous deviez avoir une idée ;
    4- Concernant la bleuit, Melhouza, la nuit rouge de la Soummam, c’est connu désormais, cela fait plus de 50 ans que vos services et leurs acolytes exploitent ces faits. Le peuple algérien n’est pas dupe, il est parfaitement conscient ; 
    5- Je trouve inutile de continuer à lire un livre qui comporte à priori en publicité des propos néfastes, révoltant et non fondé à l’égard du vaillant chef de la wilaya 3, le colonel Amirouche, une personne à laquelle vous deviez la vie.

Amar AZOUAOUI

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Nouvelles précisions de M. René Rouby à M. Amar Azouaoui
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Tizi-ouzou, 1 dec 2009 (bms)-  M. Réné Rouby auteur du livre « Otage d’Amirouche, apporte de nouvelles précisions dans son débat avec M.Amar Azouaoui que Kabylienews vous livre intégralement. 
     L’administrateur du site tient à préciser que les termes de ce débat sont à prendre avec toutes les précautions d’usage. M. Amar Azouaoui est un ancien combattant de la révolution algérienne et son vis-à-vis M. Renè Rouby se présente comme un  »fonctionaire de l’education nationale » pendant la même période de la guerre de liberation nationale où ils s’affrontaient chacun dans son camp. 
     Il est tout à fait naturel que l’un comme l’autre livre une version positive de son combat et charge l’autre. Ils ne font que témoigner. Ils ont fait l’histoire mais ils ne sont pas l’histoire. Ils font appel à d’autres témoignages ou à d’autres textes pour mieux valoriser leurs propres témoignages. Ils ont le mérite de témoigner pour que des historiens se saisissent demain de leurs … hypothèses. Leur débat n’engage en rien l’administrateur du site. Lire le texte de M. René Rouby.    Mr. René Rouby répond à Monsieur Amar Azouaoui.
    Je remercie sincèrement le site Kabylie News de me donner une nouvelle fois, la possibilité de répondre à Monsieur Azouaoui qui voudrait réfuter le contenu de mon livre.
    Cher Monsieur Amar Azouaoui.
    Monsieur Azouaoui, tout d’abord croyez bien que j’ai du respect et de la considération pour votre personne et votre action passée de combattant qui vous qualifie pour parler de la guerre puisque vous l’avez vécue en partant rejoindre l’ALN dès l’âge de 17 ans. 
    Cependant comme l’écrivait Montesquieu : «  Il faut être fidèle à la vérité même lorsque notre propre patrie est en cause. Tout citoyen a le devoir de mourir pour sa patrie, mais nul n’est tenu de mentir pour elle ».
    Comme dans la préface de votre livre « Le Colonel Si Mohand Oulhadj chef de la willaya III », vous annoncez votre souci d’éviter « les falsifications et les manipulations de l’histoire », je vais avec ce même état d’esprit rectifier certaines contre vérités que j’ai relevées dans ce que vous écrivez le 26 novembre dernier sur le site de Kabylie news.
    En effet, contrairement à vous, Monsieur Azouaoui, j’ai pu me procurer votre livre et le lire. Je regrette que vous n’ayez pas pu en faire autant pour le mien. Car pour critiquer un ouvrage il vaut mieux en connaître le contenu.
    Par souci de vérité, je reprends chacun de vos points :
     J’aurais été sous les ordres de l’autorité militaire…
    Vous semblez oublier qu’en 1958, l’Algérie, c’était encore une partie  de la France, une France qui a demandé à des centaines de jeunes civils métropolitains de partir pour ouvrir ou ré ouvrir des écoles en particulier dans les montagnes kabyles. C’est dans ce contexte que vous avez pu faire vos études primaires à Azazga, puis à Aït Ikhlef, et par la suite à Paris, rue de l’Ourcq, où vous obtenez votre certificat d’études primaires. Vous poursuivez ensuite vos études secondaires au lycée technique de PANTIN.
    Dans ces conditions, je ne vois pas pourquoi les jeunes enfants d’Agouni Ahmed auraient dû être privés des services dont vous avez bénéficié vous-même, même si un certain nombre d’ écoles étaient brûlées volontairement par le FLN pour couper tout contact avec la France.
    Je puis vous assurer que les femmes du village qui venaient déposer des fruits sur le seuil de notre école ne le faisaient pas avec un fusil braqué sur elles.
    Concernant mes conditions de détention…
    Je me demande ce que vous pouvez en savoir puisque vous avez rejoint le maquis de la Willaya III en 1960 après ma libération en 1959 et que vous n’avez pas connu le Colonel Amirouche. En 1960, cette Willaya était alors commandée par le colonel Si Mohand Oulhadj, qui a, lui,  adouci les conditions imposées par le colonel Amirouche.
    Je n’étais pas otage, dites-vous…
    Définition de ce mot dans le Petit Larousse « … personne qu’on arrête et qu’on détient comme une espèce de gage contre un adversaire… »
    Qu’avons-nous été, mes compagnons et moi, si ce n’est une monnaie d’échange dans l’esprit de ces lettres signées par le colonel Amirouche et envoyées à nos parents ? Nous y étions menacés de mort s’ils n’obtempéraient pas à ses exigences ?…
    En outre ce n’était pas le Conseil de la wilaya qui pouvait signer ces lettres de menace, pour une simple raison, comme vous l’expliquez dans votre livre ; le Conseil de la Willaya n’a été créé seulement qu’à partir d’avril 1959, donc après le décès du Colonel Amirouche.
    Quant à avancer comme vous le faites, que celui-ci avait « engagé les conditions de notre libération… », je vous rappelle la date de sa mort : 28 mars 1959 …et celle de notre libération : 19 mai 1959.  Dans ces conditions, comment aurait il pu négocier notre liberté ?….
    Monsieur Azouaoui, dans mon livre, je raconte la réalité. C’est le commandant Mira Abdheramane qui, arrivé en wilaya, après la mort d’Amirouche – ils ne se sont donc pas vus – ordonna l’arrêt des sinistres purges dues à la « bleuite ». 
    C’est lui qui punit l’exécuteur des basses œuvres qu’était Hacène Mayous, et nous fit écrire à nos journaux régionaux pour demander que la Croix Rouge internationale puisse pénétrer sur le territoire algérien. (Alors qu’elle y était en place…)
    C’est lui qui engagea par la suite des négociations avec les autorités françaises qui se soldèrent par la libération de 14 prisonniers, dont moi-même  contre 14 détenus dans la prison Barberousse d’Alger.
    Oui, Mr Azouaoui, nous avons été échangés sur le principe de 1 pour 1, une vie pour une vie,….un peu comme dans les prises d’otages des films…    Le docteur Ben Habid…
    C’était un homme d’une très grande humanité qui fit preuve à notre égard de grande compassion… Je ne le vis cependant que 2 fois pendant ma captivité, et mes compagnons qui furent prisonniers 16 mois ne le virent que 3 fois…Dans mon livre je rends hommage à cet homme qui n’avait pour arme de combat que sa trousse de médecin et qui ne faisait pas de différence entre les hommes malades ou blessés, djounoud ou prisonniers.
    Je raconte dans mon livre comment et pourquoi nous avons tous témoigné en sa faveur ce qui, quelques mois plus tard, lui évita un long emprisonnement.    Un total discrédit sur Amirouche ?
    L’évocation que je fais du Colonel Amirouche reprendrait les thèmes d’une propagande visant à le discréditer… Pour parfaire votre information, je vous conseille de lire le livre de Mr Ferhat Abbas.
    Celui-ci, je ne vous l’apprendrai pas, a été le premier à présider le GPRA, le 16 septembre 1958. Son livre «  Autopsie d’une guerre L’aurore » est dédié «à la mémoire de Ramdane Abane, et à celle de tous les Algériens exécutés injustement, par leurs propres frères ».
    Dans ces exécutions injustes, il me semble que le Colonel Amirouche porte sa part de responsabilité. Voici quelques extraits de cet ouvrage qui ne blanchit pas pour autant la France de ses erreurs en Algérie. 
    «… Le Congrès de la Soummam condamnera les événements du 20 août 1955, en zone II comme contraires à l’esprit de l’insurrection. Il condamnera aussi l’attaque et la mort d’une fillette au Sakamody, dans la IVe zone, de même la tuerie ordonnée par Amirouche au village Dagen près de Oued-Amizour. Ce village hostile au FLN avait été encerclé de nuit et ses habitants passés par les armes. 
    Au lendemain de cette triste nuit, appelée la « Nuit rouge de La Soummam », un vieux Kabyle en fit le reproche à Amirouche : « Nous avons raison de châtier les traîtres, répondit Amirouche, Dieu est avec nous. » Et le vieillard de répliquer : « Si tu continues dans cette voie, il ne restera, en Algérie, que toi et Dieu ! » Paroles pleines d’ironie et de bon sens dont tous les dirigeants des maquis auraient dû se souvenir….. » 

    Concernant l’opération « Bleuite », Ferhat Abbas donne également les précisions suivantes : 
    « … L’opération « bleuite», mise au point par le Capitaine Léger et le Colonel Godard, qui décima la Ille Wilaya et déborda sur la IVe, n’a été possible que parce que d’une part elle a fait suite à la Bataille d’Alger et que d’autre part, la Ille Wilaya n’était pas commandée par ses authentiques chefs : Krim, Ouamrane, Dehilès.
    Le mécanisme de l’opération était fort simple. Un agent de Yacef Saadi, Ghandriche, a trahi. Il coopère avec la sécurité militaire française. Mais Yacef ne le sait pas. Il le croit toujours fidèle. Avant son arrestation, il le désigne à la Wilaya III comme son successeur. Il donne à la Wilaya III son adresse. C’est donc avec lui que Kamel, chef zonaI en Kabylie, entre en relation. Il lui envoie des armes et de nouveaux renforts. Il lui indique les adresses des militants d’Alger et les noms d’hommes sûrs, ne sachant pas qu’il était passé du côté de l’armée.
    Armes, renseignements, adresses vont entre les mains du Capitaine Léger. En fait, ce capitaine devient le « chef » des commandos FLN d’Alger.
    Il lui arrivera de se rendre avec son équipe de faux patriotes (Ghandriche, Hani, Ourdia) au PC de la zone 1 de la Ille Wilaya. À la fin de l’opération, il fera prisonnier tout le conseil de la zone, soit onze djounouds. Mais Léger fera mieux. 
    Dans une deuxième opération, il aura recours à l’intoxication. Etant entré en relation avec une militante irréductible, Zohra de BeIcourt, il la compromet en se promenant publiquement avec elle. Et puis, sans avoir l’air de rien, il lui laisse entendre qu’elle n’est pas la seule à « travailler » pour lui. Et il lui montre la lettre et la signature de Kamel, avec le cachet de la Ille Wilaya. Évidemment, cette lettre a été adressée à Ghandriche, mais Zohra l’ignore. Elle tombe dans le piège. Elle réagit vite. Croyant la Ille Wilaya en danger, elle monte en Kabylie pour prévenir les chefs. Le commandant Mahyouz la fait arrêter. Tout le monde avait vu Zohra en compagnie du Capitaine Léger.
    Accusée, elle se défend. Elle révèle qu’elle vient mettre la Wilaya en garde contre les traîtres à la solde des Français. Elle parle de la lettre de Kamel. Le terrible engrenage est en marche. Les plus purs parmi les maquisards sont suspectés torturés et liquidés.
    Mahyouz est à la fête. Il n’aime pas les jeunes cadres instruits, car il appartient à cette catégorie d’analphabètes qui voue à ceux qui savent lire et écrire, aux gens de la ville, aux intellectuels, aux « communistes », une haine instinctive. Ce type de responsables se révolte contre celui qui a pu apprendre à lire. Cette jalousie animale était répandue surtout dans les régions arriérées, particulièrement dans les Aurès. L’esprit obtus d’individus attardés fera des ravages. On donna au Commandant Mahyouz le nom de « Mahyouz la torture ». Dans son ignorance, il sema le doute chez le Colonel Amirouche. L’épuration à contresens, ordonnée par celui-ci, fut cruelle, injuste, meurtrière. Elle s’échelonna sur plusieurs mois et provoqua la contagion dans la Wilaya IV.
    Elle fit plus de trois mille victimes parmi les meilleurs combattants, désignés par le Colonel Godard et le Capitaine Léger à la colère vengeresse et aveugle de Mahyouz et de son Colonel.
    L’un et l’autre étaient trop simples pour déjouer le « piège » et découvrir le système d’intoxication psychologique dont ils étaient les victimes. Dans une lettre adressée au Colonel Godard, Amirouche confirme naïvement sa croyance en la trahison de ceux qui n’avaient point trahi. C’est dire à quel point il était loin de la réalité.
    Quand la nouvelle de cette épuration à rebours arriva au CCE, je me trouvais près de Krim. J’avais déjeuné chez lui. Il habitait au Kram, faubourg de Tunis. Lorsque l’ancien chef de la Wilaya III ouvrit le courrier de la III, la liste des maquisards exécutés était jointe au rapport du colonel. Après lecture, Krim se tut et resta pensif.
    Après un moment de réflexion, il me dit : « Il se passe quelque chose qui n’est pas normal. Il est impensable que des hommes que j’ai bien connus, que j’ai formés, qui se sont battus à mes côtés et dont le patriotisme est au-dessus de tout soupçon soient devenus des traîtres. »
    Après délibération, le CCE prit la décision d’interdire toute exécution dans les Wilayas III et IV. Tout suspect devait être neutralisé et envoyé, sain et sauf, en Tunisie.
    Cette décision mit fin aux ravages de ce qu’on a appelé la « bleuite »…

    Voila ce qu’a écrit aux Editions Garnier, en 1980 un des plus hauts responsables du F.L.N.
    Encore une fois, cher monsieur, si vous aviez lu mon livre vous ne pourriez pas dire que je porte un discrédit total sur le colonel Amirouche dont la vaillance n’est pas mise en cause. A son sujet je vous livre une anecdote que vous ne devez pas connaître et qui figure dans mon livre.
    Lorsque nous fûmes enlevés, mon camarade Joël et moi, il fut établi par un membre du commando de l’ALN un inventaire de nos effets personnels qui nous furent confisqués sur le champ. Joël a partagé avec mes compagnons d’infortune nos errances et nos souffrances avant de nous quitter, le 13 mars 1959, anéanti par l’épuisement.. Ses parents, après avoir attendu leur fils contre toute espérance, mourront de chagrin un peu plus tard. La jeune sœur de Joël sera placée en orphelinat.
    Après ma libération et mon retour parmi les miens, ma première visite fut pour les parents de mon camarade à qui je remis les affaires de leur fils que j’avais ramenées de Taourirt Mimoun. J’appris ainsi que le général Faure leur avait expédié un paquet contenant l’imperméable que Joël portait le jour de notre enlèvement et qui avait été retrouvé dans un sac, au milieu d’autres objets appartenant au colonel Amirouche, le jour où celui-ci fut tué…Le nom de Joël cousu dans le col avait permis au général de le rendre à la famille….
    Quant à mes sources, elles sont différentes des vôtres. Mais ne sont-elles pas crédibles pour autant ? Les faits sont là. Je ne juge pas, je ne condamne pas, je ne cherche pas à régler des comptes. Je ne suis même pas dans le ressentiment ; ni vis-à-vis de mes geôliers ni même vis-à-vis du Colonel Amirouche. C’était la guerre !…. Je souhaite seulement témoigner d’une époque où, lors de ce conflit, alternativement, ont régné la terreur et la contre terreur. 
    Comme à cinquante ans de distance, le mythe de la révolution aux mains pures ou encore celui des bienfaits de l’Algérie française ont encore la vie dure, je pense que le peuple algérien et le peuple français ont droit à la vérité des faits. 
    De chaque côté, il faut dépassionner le passé et le débarrasser de la gangue du non-dit ou de l’altération de l’histoire. Chacun pourra ainsi se réconcilier d’abord avec lui-même et sera ensuite en mesure de tendre la main à l’autre. Parce que lorsque deux mains se tendent l’une vers l’autre, c’est deux libertés qui se rencontrent… 
    Voyez-vous Monsieur Azouaoui, j’ai aimé l’Algérie et la Kabylie où repose mon frère Joël. De là-haut il guide mes pas et inspire mes pensées. Il me dit de ne pas désespérer de la cause de l’homme et que la Grande Kabyle vaut beaucoup plus que ces querelles sémantiques.
    A 19 ans, otage d’un des protagonistes d’un conflit dramatique où la souffrance n’a épargné aucun camp, je ne vais pas, à mon âge, me présenter en victime. Par contre, vous ne me ferez pas endosser le costume de bourreau. Pour moi c’est une question de dignité.

    Croyez cher monsieur Azaoui en ma réelle et sincère cordialité.
    René Rouby

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Amar Azouaoui: Des  précisions à l’intention de Mr. René Rouby
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Tizi-ouzou, 26 nov 2009 (bms)- Désolé d’insister, Monsieur Rouby, vous étiez bel  et bien sous ordres militaires, alors que vous  enseigniez à Agouni Ahmed. Les affaires civiles en zone rurale sont encadrées  par les Sections Administratives Spécialisées (SAS) durant la guerre,  sous le commandement  d’officiers de l’armée coloniale.    Bien plus encore, les services de renseignements du 2éme bureau de l’armée y sont d’ailleurs lourdement implantés. L’académie de Tizi-Ouzou reste dépassée, par la pression de la guerre.
- votre présence en ces lieux serait volontaire, venu en  villégiature semble-t-il,  attiré par la Kabylie en pleine guerre ( comme le souligne « iferhounène »), pour  une mission  civilisatrice dictée par le colonialisme, celle d’alphabétiser des enfants, ramenés manu-militari par l’armée, alors que leurs parents : père, mère, frères et sœurs,  … (voir le texte initial).   Une mission qui ne constitue nullement un acte civilisateur, mais une politique tendant à préparer la pacification.  Cette action « viciée » dont l’impulsion et le privilège revient à l’armée à travers les agents du 2eme bureau, qui ont reçu une formation spécifique en ce sens et qui  n’ignorent pas les effets de la guerre en Algérie et les stratèges à utiliser.
    Navré, Monsieur  Rouby, votre enlèvement par l’Armée de Libération Nationale est dûment justifié.
    – Quant aux conditions, de détention, ayant vécu  aux cotés de prisonniers français, je n’ignore pas la façon dont-ils sont traités. Outre les problèmes de manque de bases arrières, les cas de force majeure liés aux déplacements,  l’humanisme était roi à leurs égards, comme il l’était aussi pour vous, Monsieur Rouby.  Dites-le sans complexe ni hésitations, expliquez-le aux jeunes français, c’est là le devoir de vérité. « Iferhounéne » par Si hadj Mohand Madjid vous cite le cas de son défunt père « fellagha », une procédure expéditive aveugle et  courante malheureusement de l’armée coloniale, le chiffre reste effarant.
    – Monsieur Rouby, pour conclure, ces quelques éléments prisonniers ont eu le mérite de se mesurer aux aléas de la guérilla et restent  victimes du seul manque d’endurance à suivre les « fellaghas » et à survivre.  Quand à nous, « fellaguas rescapés »  nous courrons toujours derrière l’énigme et l’horreur des bourreaux d’au moins de quelques 65O.OOO Martyrs assassinés, la route est longue, sinueuse, encore  parsemer d’embûches coloniales.
    – Je persiste également à dire que vous n’êtes pas l’otage d’Amirouche, mais simplement de l’Armée de Libération Nationale.  Amirouche était membre du conseil, chef de Wilaya, et c’est au nom de cette instance qu’il a dicté les conditions de détention des plus favorables, programmé la visite du Docteur BENABID tous les mois  (malgré qu’il était seul opérant sur toute l’étendue de la wilaya), et enfin engagé celles de  votre libération.
    En revanche, Monsieur Rouby, et contrairement a vos  confrères prisonniers, vous portez sur Amirouche  un discrédit total et plus encore, vous le taxez de bourreaux lui et ses hommes de plus de 2.5OO jeunes intellectuels de son armée, vous reprenait purement et simplement la propagande de vos services secrets et leurs acolytes, tendant à le discréditer. Ce n’est pas moi seul, que vous avez tenté de  blessé, c’est tout le peuple Algérien.
Avec tous mes regrets

Amar AZOUAOUI

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Réné Rouby répond à Amar Azouaoui auteur sur un livre récemment publié sur l’opération jumelles
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Tizi-ouzou, 21 nov 2009 (bms)- Réné Rouby auteur du livre « Otage d’Amirouche, Témoigner pour le Souvenir » répond à Amar Azouaoui qui a consacré un passage à cet épisode dans son dernier livre  » »Jumelles le déluge en Kabylie ».
    Kabylienews vous livre intégralement le texte tel que reçu dans une réaction sur kabylie.unblog.fr que nous n’avons pas authentifié mais qui apparaît provenant de Réné Rouby.
nov2009_21_rouby« En réponse à Mr Azouaoui, je le remercie de ses propos car ils ont au moins le merite de proposer le debat. Mais il n’a pas lu mon livre et son jugement est donc partiel. »
    « Je n’étais mas militaire mais fonctionaire de l’education nationale,je n’etais pas sous controle militaire mais dépendant de l’inspection accademique de tizi ouzou…j’étais bien otage puisque le colonel Amirouche lui même a ecrit à nos parents en France pour les menacer de notre mort si ils ne cooperaient pas avec le fln.( lettre reçue entre autre par les familles de mes camarades de prison… »
    « Quant” aux observations faites pour avoir failli attirer l’attention de l’ennemi”, lorsqu’elles se traduisaient par une menace de décapitation, on ne peut pas dire que se soit anodin…n’oubliez pas que 14 compagnons de captivité sont morts à mes côtés en 4 mois… »
    « Le docteur Benhabid nous a rendu visite 2 fois…grand instant d’humanité ecris-je, et je lui ai rendu hommage ainsi qu’à mon gardien Mokrane qui a fait preuve ausside grande humanité à mon égard,sans lui je serais mort, tout en étant un bon moudjahidin…Je n’ai pas écrit ce témoignage pour provoquer le peuple algérien ni créer une quelconque polemique…Je ne connaissais rien de cette guerre terrible et en France la grande majorité des français etaient ignorant de ce qui se passait en Algérie.. »
    « Voyez vous cher monsieur, en 1958, mon petit village de lozère était comme le douar des beni yenni où je me trouvais :pas d’eau à la maison, pas de sanitaires non plus,pas de rues goudronnées, et des gens qui comme les gens de kabylie trimaient pour que la terre les nourisse…seule mais oh combien grande difference avec la kabylie:il n’y avait pas la guerre…et ça je sais que c’est un privilège absolu de vivre dans la paix… »
    « Si mes ecrits vous ont blessé cher monsieur, je le regrette et j’en suis attristé… »
    « Je ne possede pas les informations ni la vérité pour juger des torts des acteurs de l’epoque, je n’ai raconté que mon vécu, voulant par cela participer au devoir de mémoire et de vérité necessaire pour que notre generation et celle de nos enfants comprennent et agissent pour une entente fraternelle entre nos deux pays… »
    « Difficile, mais pas impossible avec des gens de bonne volonté… »

Cordialement René Rouby

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Note du site:
Une recherche sur internet nous a révélé un site personnel de M. René Rouby que vous pouvez découvrir encliquant ici

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Algérie- Histoire
Amar AZOUAOUI répond à Réné ROUBY à propos de son livre-témoignage  »Otage d’Amirouche »
barreblanc
nov2009_21_roubyTizi-ouzou, 07 nov 2009 (bms) – M. Amar AZOUAOUI qui vient de publier  »Jumelles le déluge en Kabylie », son second livre-témoignage sur l’histoire de la guerre d’Algérie, répond à Réné ROUBY pour son livre-témoignage  »Otage d’Amirouche » dans lequel il s’est attaqué au héros de la révolution algérienne. Le texte de M.Azouaoui.
    Dans son ouvrage «Otage d’Amirouche », monsieur Réné Rouby témoigne de son passé de prisonnier de l’armée de libération nationale en Algérie.
    Monsieur Rouby,
    Prisonnier de l’Armée de Libération Nationale, votre témoignage aurait été plus crédible si au lieu de critiquer sans limite le vaillant colonel Amirouche chef de la wilaya 3, vous vous étiez contenté de rapporter les faits et la réalité du terrain, sans tergiversations, qui risqueraient d’enduire en erreur nos générations futures.
    -  Je n’avais pas eu le privilège de suivre ces faits moi-même dans les détails, mais j’avais eu à connaître plus tard les données au Poste de .Commandement de la wilaya 3 et à côtoyer les Moudjahidine qui étaient chargés du refuge des prisonniers.
    – Vous avez vécu une guerre, prisonnier   certes, comme  des  milliers  d’algériens également,  qui   étaient     opprimés , massacrés, tués, torturés, violés,  emprisonnés,   tout   le long de cette guerre par une  armée   coloniale  qui  devrait tout au moins  vous  laissez  plonger dans une profonde réflexion quant à son opportunité et le caractère criminel qu’elle engendre. 
    -  Je n’ai pas lu votre livre, mais seulement des passages, sur Internet, de vos commentaires qui ne semblent pas mettre en relief, une analyse quelconque sur cet aspect, oh ! Combien critique sur la question. Vous vous êtes contenté seulement d’incriminer l’Armée de Libération Nationale et plus particulièrement le colonel Amirouche, bien connu. Un chef incontesté, plein de rigueur et de conception, certes bien rigide quant à l’issue de la guerre, mais aussi doué d’un esprit clairvoyant et serein, surtout à l’égard de l’ennemi prisonnier et hors de combat tel que vous :
    C’était la guerre, Monsieur Rouby,
    Concernant votre enlèvement par un commando de l’Armée de Libération Nationale, n’oubliez pas que vous étiez sous ordres militaires,   chargé d’une mission politique (viciée) au sein de l’armée coloniale : celle d’alphabétiser les petits « indigènes », laissés pour compte, dont les parents revendiquaient désormais par les armes l’indépendance et que l’armée vous ramener à l’école de force et dans des conditions critiques.
    D’ailleurs à titre indicatif, pendant qu’ils sont sous votre autorité, à l’école et malgré eux, leurs parents, père, mère, frères ou sœurs etc. ; étaient aux prises avec vous et peut être détenus juste à coté, dans votre camp, dans une de vos casemates / cellules, en train de subir des sévices et des tortures de tout genre.   Quel enseignement, pouvait évoluer dans une telle horreur !  Pauvres petits innocents, pris en otage, par l’armée coloniale.
    Par ailleurs, Monsieur Rouby, vous n’étiez pas l’otage d’Amirouche, comme le stipule l’ensemble de vos commentaires et le titre du livre. Vous étiez, le prisonnier de l’Armée de Libération Nationale, dans une wilaya organisée et dirigée par un comité qui était composé effectivement, du colonel Amirouche, du commandant Si Mohand Oulhadj, du commandant Mira. En un mot, un collectif décideur.
    C’était eux, qui avaient décidé que vous restiez donc, leur prisonnier et ce jusqu’à nouvel ordre, de votre libération le moment venu, et des conditions de détention qui étaient pourtant pénibles pour l’Armée de Libération Nationale, par manque d’arrière base.
    Combien, il avait été difficile de prendre des dispositions propres a assuré votre sécurité en pleine nature, une forêt avec tous ses aléas, soumise quotidiennement à des ratissages de l’ennemi.  Reconnaissez, Monsieur Rouby, que vous étiez ravitaillé quotidiennement à dos d’hommes, abrité et dormiez, dans des conditions largement au dessus du train de vie de nos unités.
    Vous me faite sourire, monsieur Rouby, quant vous mettez en relief, les quelques petites corvées que vous effectuez de temps en temps : ramener des seaux d’eau, pour se laver, aller au ruisseau, pour faire sa toilette. Egalement, lorsque l’ennemi est là : se déplacer en toute hâte, se mettre dans une cache au point de suffoquer, avoir reçu des observations pour avoir failli attirer l’attention de l’ennemi, faire attention aux traces lorsque on se déplace et les effacées etc.  Ce ne sont que des règles disciplinaires, vous deviez le savoir, c’est notre pain quotidien à nous, que vous deviez respecter.
    Quant à votre état de santé et votre entretien (les poux etc.), et le décès de votre confrère Joé, malade,   qui   n’avait   pas pu supporter le rythme.  Vous-même, vous le reconnaissez, le docteur Benabid, le seul médecin de la wilaya, qui s’étend de Boumerdès à Sétif, était la plus part du temps à vos chevés, au détriment des unités de combat.
    Concernant le lieutenant Dubos, qui devait être échangé avec un Officier de l’Armée de Libération Nationale, Hocine El’Kseur, prisonnier également et abattu froidement, pour répondre aux vœux d’échange de l’ALN, engagé avec l’armée coloniale et la famille même de l’intéressé.  Sa mort comme vous le savez sans doute, relève de l’insouciance de vos partenaires de par cet acte, l’ALN n’a fait que répliquer, au même endroit et de la même façon.
nov2009_07_larbibenmhidi    Certes, les prisonniers dans leur ensemble avaient reconnu le devoir de l’Armée de Libération Nationale, envers eux. Bien plus encore, le sieur Griffith qui avait été libéré également, s’était rendu directement à l’ONU (USA) et s’est consacré à plaider et défendre la cause algérienne, jusqu’à l’indépendance.
    Quant à vous, Monsieur Rouby, vous n’aviez pas manqué sous le serment de la vérité que vous prôniez à qualifier de plus Amirouche de « sanguinaire », plus grave encore, vous tenter dans vos écrits de le souiller et le rendre responsable de la mort d’un nombre effarent (chiffres allant au delà des effectifs de la wilaya), de jeunes maquisards intellectuels de l’Armée de Libération Nationale, dans le complot de la « bleuit ». Ce complot qui est l’œuvre du capitaine léger, sous le seau des services secrets, méthodes bien enfouis dans le « top secrets défense », de l’armée coloniale française et qui reste ouvert à la propagande, sous son impulsion directe à ce jour, pour discréditer le colonel Amirouche.
    A ce propos, le Chahid Larbi-Ben-M’hidi a dit, lors de son interrogatoire, « Donnez nous vos avions (vos procédures), on vous donnera nos couffins et nos bombes (les nôtres).
    Regardez le, ce vaillant chef ! Monsieur Rouby ; après ces belles paroles, un sourire, défiant, l’homme et la mort, pour que vive l’Algérie Libre et Indépendante (photo).

Amar Azouaoui

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Algérie-Egypte-Football:  »Je dédie cette qualification à tous les moudjahidine qui ont combattu pour la liberté, de la guerre d’Algérie jusqu’au Printemps noir » (Takfarinas) – 1 déc 2009 -

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Algérie-Egypte-Football: ''Je dédie cette qualification à tous les moudjahidine qui ont combattu pour la liberté, de la guerre d’Algérie jusqu’au Printemps noir'' (Takfarinas) - 1 déc 2009 - dans Accueil logo740
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 »Je dédie cette qualification à tous les moudjahidine qui ont combattu pour la liberté, de la guerre d’Algérie jusqu’au Printemps noir » (Takfarinas)
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dec2009_01_takTizi-ouzou, 1 déc 2009 (bms)- Le chanteur Takfarinas, qui vient de se révéler comme un grand supporteur de l’équipe nationale de football et un fier nationaliste, a déclaré dédier la qualification des Verts au Mondial-2010 en Afrique du Sud  »à tous les moudjahidine (anciens combattants, NDLR) qui ont combattu pour la liberté, de la guerre d’Algérie jusqu’au Printemps noir ».
    Et pour cause,  »en insultant les moudjahidine, ils (les Égyptiens) ont dépassé le domaine du sport », a déclaré Takfarinas qui a précisé dans une interview accordée au journal l’Expression, qu’il s’est rendu au Soudan, avec l’ancienne Equipe nationale.
    Saluant  »le grand rôle joué par la presse algérienne et la Télévision nationale » , il a félicité également le président Abdelaziz Bouteflika qui a  »envoyé 15.000 supporteurs en renfort » au Soudan et salué le directeur général d’Air Algérie et tout son staff  »qui, en trois jours, ont organisé le déplacement imprévu » de ces personnes.
     »De plus, je me réjouis qu’après de très nombreuses années de deuil et de violence où elle n’était connue au niveau international que pour différentes tragédies, l’Algérie soit enfin évoquée pour une chose positive. Et j’espère que cette qualification à la Coupe du Monde est un signe qui annonce une nouvelle ère pour les Algériens.
    Takfarinas a indiqué qu’il compte sortir un nouvel album en mai 2010.   »C’est un album de seize titres. huit titres dans le genre chaabi, mais métissés, bien sûr, avec mon style yal. Et les huit autres titres sont dans la veine yal music. ».  Tak qui n’a pas chanté en Algérie 1991 a déclaré vouloir le faire mais attend l’accord des autorités et du ministère de la Culture.

BELKACEMI Mohand Said
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