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Bouzeguène-Tizouine: Sadi Smaïl, un réparateur hors pair – 29 déc 2009 -

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Bouzeguene actualités avec BMS et Kaci Kamel

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Bouzeguène-Tizouine 
Sadi Smaïl, un réparateur hors pair
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001_sadiBouzeguène, 29 déc 2009 (bms)- Qui ne connaît pas Sadi Smaïl, à Bouzeguène ? Sans doute personne. Il n’existe pas une famille, dans la région, qui n’a pas, au moins une seule fois, eu recours à ce génie de la réparation. Aucune machine à usage domestique ne lui résiste : Machines-à-coudre, fours, cuisinières, réchauds tripâtes, poêles à mazout, résistances…etc. 
    Ne gaspillez-pas votre argent pour acheter du matériel neuf quand vous avez la possibilité de réparer le votre. Votre vieille machine peut servir mieux qu’une neuve pour peu que la patience ne vous quitte pas.
    Smaïl Sadi a fait ses premiers pas dans cette technologie au C.E.N.T/G d’Azazga où il a obtenu le CAP ajusteur, après une formation qui a duré de 1970 à 1974.  En 1978, il est recruté à la CNVI de Rouïba où il exerce dans la réparation et rénovation des machines outils jusqu’en 1995. 
    Pendant la période allant de 78 à 84, il a  côtoyé longuement et fortement le père de Didier Deschamps, footballeur international français. Il a également travaillé avec de nombreux français et Portugais M. Candido Lopez, Beaucises et ceux de la société « Hernot Somua » comme M. Bruno, M. Villain, et ceux de « Maison Berliet » comme M. Fenarolls de Saint-Etienne, M. Antigny et Biche de Limoges et de nombreux autres comme Trillat, Manonoff, Michaud, Henry, Deschamps sans oublier M. Saadi Hocine, Franco-algérien, originaire de petite Kabylie, grand représentant de « Maison Gazeneuve » dans toutes les foires africaines. Dans son atelier, Smaïl n’aime trop le grand ordre. 
    « Je me retrouve mieux dans le désordre et mes mains retrouvent facilement tout ce qu’elles recherchent ». Nous dit Smaïl. Quand ses clients viennent le solliciter, il leur donne tout le temps qu’il faut, leur explique la fiabilité de leur machine. «Ce n’est pas la peine d’acheter une neuve, celle-ci va encore servir longtemps », les rassure-t-il.
    Les ménages de Bouzeguène ont beaucoup de chance d’avoir ce réparateur sans égal. En ces temps de vaches maigres, Smaïl est véritablement l’homme de la situation. L’homme des couches sociales défavorisées. 
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Kabylie-tradition: Ath Moussa U Braham à l’heure de Thaâchourt (reportage avec photos) – 29 déc 2009 -

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Kabylie-tradition
Ath Moussa U Braham à l’heure de Thaâchourt (revu et corrigé -integration de vidéos)
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Tizi-ouzou, 29 déc 2009 (bms)- La pluie n’a pas dissuadé dimanche 27 décembre les habitants du village Ath Moussa U-Braham à célébrer Thaâchourt (achoura), une fête traditionnelle mais qui est à l’origine religieuse. Elle fut fêtée d’abord par les juifs avant que les musulmans ne l’adoptent pour célébrer Sidna Moussa (Moïse), dont ce village, coïncidence ou pas, tire d’ailleurs une partrie du nom Ath  »Moussa » et l’autre de  »Braham », renvoyant à Sayidna Ibrahim ou Abraham.
    La troupe des Idabalen a été réquisitionnée par le comité de village contre une forte somme d’argent et pour deux jours. Elle était là à attendre dans un fourgon qu’on lui donne le signal d’égayer la fête, malgré la pluie, où que ses membres soient libérés. Les villageois échangeaient quelques propos sur l’opportunité ou non de ramener des Idabalen alors que la météo annonçait la pluie pour la journée.
    Il a fallu une dizaine de minutes pour que la situation s’éclaircisse un tant soit peu au double plan de la météo et des Idabalen.

L’étendard aux enchères
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    De l’entrée du village se forme une procession jusqu’à la place du village ou devait se dérouler le premier acte de cette célébration: la mise aux enchères de l’étendard du village dit Erd’a, tiré vraisemblablement du terme en arabe  »erida ». Celui qui veut dire étoffe. Celui qui veut avoir l’honneur de conduire la procession et attirer sur lui les regards d’envie des autres doit casser sa tirelire pour obtenir l’étendard. La pluie ayant réduit la présence des villageois, les enchérisseurs n’étaient pas nombreux. L’étendard a été cédé pour 2000 dinars à Dda Akli qui l’exhibe fièrement avec ses enfants ou petits enfants.
    Les enchères ont été menées par Mhenna, fils de Dda Ahmed, l’ancienne coqueluche du village, décédé il y a plusieurs mois (At Irham Rebbi) à un âge avancé et qui conduisait cette cérémonie auparavant.
    Le comité du village étant très soucieux d’élever le niveau de la trésorerie, il aurait inventé un second étendard  »offert par quelqu’un », nous a-t-on dit, pour le mettre aux enchères. L’étendard un peu moins large sera cédé pour seulement 500 dinars, sous les youyous stridents des femmes.

Idabalen sous la pluie …
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    Et la procession se mit en branle, sous les sons des idabalen, jusqu’au cimetière du village où est élevé un tombeau symbolique du saint ouali des lieux, Sidi Ali U-Abdallah, qui, dans la croyance de la région, faisait jadis des apparitions sous le forme de lion, pour dissuader quiconque voudrait attenter au village.  »Ce lion aurait été aperçu à partir de Tizi-n’Terga, le village mitoyen situé en contrebas. Cette apparition coïncidait toujours avec une période de tension entre villages jadis. »
    La troupe des Idabalen, menée par le sympathique Mustapha, prend place dans un coin d’un grand hangar et entame son oeuvre faite de tbal et de sonorités folkloriques. Mais seuls quelques enfants se mettaient à danser, la pluie ayant réduit l’assistance. Un jeune montera sur le tombeau pour planter les deux étendards.
    Mustapha, dans sa tenue d’adebal (tombourinaire) flmaboyante, a confirmé un retour de ce métier dans les villages kabyles. Il dit que ces troupes s’en sortent un peu mais c’est pas trop gagné. 
    La première partie de la célébration de la journée vient de se terminer. Nous n’avons pas vu la seconde partie qui consiste à remettre aux enchères les deux étendards pour que la procession aille dans le sens inverse, toujours sous les sons des Idabalen. La procession fera du porte-à-porte pour recueillir des dons faits  »d’oeufs jadis qui seront revendus, d’argent aujourd’hui », nous dit Slaim Brahim, membre actif du village.

Le débat entre … et ….
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    Il apparaît en définitive que si Thaâchourt signifie pour la majorité des habitants, de la fête et de la décontraction, pour ses sages, c’est un moyen de renforcer le village en tous points de vue: finances, liens familiaux, solidarité etc… Il semblerait que dans ce village comme bien d’autres, un débat est engagé entre rigoriste-traditionalistes, qui tiennent au symbole de la fête et des islamistes qui y trouvent une  »bidâa », c’est-à-dire une invention, illicite (haram).
    Mais dans une société kabyle où on a inventé tajmaat (place du village) pour être côte-à-côte avec Ldjamaa (mosquée), le message est clair: chacun a la place qu’il veut pour ses certitudes dans une société tolérante et solidaire.
    La célébration de Thaâchourt dans ce village des At Moussa U Braham a débuté l’avant veille par l’immolation d’un boeuf dont la viande a été partagée à égalité des membres de la communauté. Cette autre occasion de rapprocher les gens devait être suivie par d’autres festivités à l’image de ce qui se passe dans toute la région.

Les affaires du village
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    Pour le reste ce village, qui comme tous les villages kabyles, n’est pas un village … comme les autres (une formule de BMS), a amélioré ses commodités en matière d’infrastructures. Situé sur une forme de crête de la commune de Mekla avec à l’horizon la chaîne montagneuse du majestueux Djurdjura, ce village a su intégrer des construction modernes dans son environnement fait de vieilles maisons mais qui semblent pour la plupart inhabitées. 
    Le village, qui comprend plus de 600 habitants, a amélioré son réseau d’alimentation en eau potable en édifiant une bâche à eau et en créant des bornes fontaines dans les quartiers.
    Mais pour parvenir au village, qui a pour voisins les villages de Tizi-bamane (au nord est), Tizi-Terga (au sud est), Amazul et Laazib (au sud), takhlijt (à l’ouest) et (les terres de) ldjemâa Saharidj (au nord), les habitants doivent endurer une route dans un très mauvais état.
    At Moussa U Braham a entamé les travaux de construction d’une mosquée. Les villageois ont intégré dans le projet des locaux au rez-de-chaussée pour le stockage des produits du village et une salle de prière au premier étage. 
    Les familles composant At Moussa U Braham sont les Slaim, Dadi, Malek, Guenouz, Nattah, Merhane, Abane, Amiche, Saci, Merzoud, Chemini.
    Kabylie News qui a déjà publié un reportage sur ce village a tiré de ses archives un texte sur une de ses légendes. La légende du soulier égaré.

La légende du soulier égaré
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    On raconte qu’un jour des Chouyoukh étaient venus au village régler un problème, mais lorsqu’ils allaient repartir, l’un d’eux constate qu’un de ses souliers n’est plus là. 
    On avait beau chercher, le soulier n’a pas été retrouvé et les chouyoukh retourneront chez eux furieux et c’est compréhensible.
    Mais voilà que quelques instants après on retrouva le soulier tant cherché. On avait chargé un jeune d’aller le remettre à son propriétaire illico presto.
    Le Cheikh demandera au garçon de quel côté il résidait au village, ‘’avant’’ ou au_delà’’ de la mosquée (ldjamâa). celui-ci lui dira qu’il habitait ‘’au delà’.
    Il jettera alors un mauvais sort sur la partie située avant d’arriver à la mosquée si bien que celle-ci sera frappé dit-ton par une série de faits exceptionnels qui ont fini par la vider.
    Conséquence: jusqu’au années soixante-dix les villageois évitaient de construire dans cette partie du village. Ceux qui le font actuellement commencent toujours par l’organisation d’une Ouâada pour conjurer le mauvais sort.

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 Vidéos de l’événement

http://www.dailymotion.com/videoxbo2cr

http://www.dailymotion.com/videoxbokoi

Kabylie-traditions: Célébration au minima de Thaâchourt en Kabylie en raison de la pluie – 27 déc 2009 –

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Kabylie-traditions
Célébration au minima de Thaâchourt en Kabylie en raison de la pluie
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dec2009_27_atmoussaTizi-ouzou, 27 déc 2009 (bms) – La célébration de la fête traditionnelle de Thaâchourt (achoura) a été réduite dimanche au minimum en raison de la pluie qui ne cessait de tomber depuis la veille et jusqu’en milieu de journée de dimanche en Kabylie.
    Au village At Moussa U Braham, du âarch At Frawcen, commune de Mekla, les habitants, qui avaient sacrifié l’avant veille une bête et qu’ils se sont partagés dans la convivialité et la solidarité, ont tenu à être au rendez-vous de cette fête d’essence religieuse (juive ensuite musulmane) mais qui a évolué au fil des temps.
    Dimanche, une troupe de tambourinaires (Idabalen) a ouvert les festivités sous une pluie battante. Les enchères portant sur celui qui aura l’honneur de porter l’étendard du village lors de la procession menant au tombeau symbolique du saint ouali n’a pas été beaucoup fructueuse. 
    La pluie a eu visiblement une même effet à Agouni Baafir, au vu de la procession d’hommes, de femmes et d’enfants réduite qui a été observée se dirigeant vers le saint ouali de la localité. Nous reviendrons plus en détail sur la célébration de achoura à Ath Moussa U Braham et sur son  évolution dans ce village avec davantage d’images et des vidéos
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