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Bouzeguène-histoire: L’opération « l’oiseau bleu » revisitée – 14 jan 2010 –

Classé dans : Accueil — Mohand Said Belkacemi @

Bouzeguene actualités avec BMS et Kaci Kamel

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Bouzeguène-histoire
L’opération « l’oiseau bleu » revisitée: 
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jan2010_14_histoire450cTizi-ouzou, 14 jan 2010 (bms) - A l’initiative de l’association « Thanaïmt 57 » des fils de chouhada de la daïra de Bouzeguène une conférence débat  a été animée, samedi dernier, au centre culturel Ferrat Ramdane, par des moudjahiddines et des historiens de la région, sur le sujet de l’opération «L’oiseau bleu» et de son principal artisan, le chahid Achiche Tahar. 
    Cette opération racontée par de nombreux journaliste et écrivains, dont Ives Courrières et Camille Lacoste Dujardin, est connue pour être l’une des opérations qui a ébranlé les services secrets français par son échec cuisant et son retournement au profit du FLN qu’elle approvisionna en logistique, en hommes et en fonds.

Opération: Force «K» comme kabyle

   De nombreux invités, entre autres des historiens et des moudjahiddine ont animé les débats pour apporter des éclaircissements sur cette opération imaginée par les services secrets français pour atomiser l’armée de libération nationale (ALN). Dans un ouvrage de Lacoste Dujardin, on peut relever que l’opération  désignée sous le nom de code « Oiseau bleu » fut mise en œuvre pendant la deuxième année de la guerre d’indépendance de l’Algérie. Elle a consisté en une tentative de création d’une force anti-maquis (Force « K » comme « kabyle ») à l’instigation de services secrets. Soldée par un cuisant échec, elle demeura longtemps ignorée de l’opinion française. Yves Courrières s’est vanté d’être le premier à l’avoir révélée (1969).

Opération ethno politique

    Cette affaire et son échec sont d’autant plus intéressants qu’en la circonstance le savoir acquis par des ethnologues a été utilisé.
    L’initiative en aurait été prise dans l’entourage du cabinet de Jacques Soustelle alors gouverneur général de l’Algérie, et un «conseiller» particulier en aurait été un autre ethnologue : Jean Servier. Ces spécialistes, concurremment à des militaires, des agents secrets, ont mis en application une véritable ethno politique en direction de populations berbérophones choisies, semble-t-il, en raison de leur régionalisme et de leur traditionalisme supposés.
jan2010_14_histoire450d Lors de cette conférence, les animateurs ont mis en exergue le chahid Achiche Tahar qui a joué un rôle déterminant dans cette opération. Le double jeu qu’il a joué avec Ousmer, un homme de la DST, au profit du FLN s’est révélé concluant. Cette opération a permit de doter les combattants de l’ALN en armes et argent. Avant le déclenchement de cette opération, les responsables de la Kabylie, Krim Belkacem et Saïd Mohamedi ont été mis au courant et ont, après concertation, donné leur aval et jouer ainsi le jeu des services secrets français.  Le recrutement, l’organisation et l’armement des groupes furent faits en un rien de temps.
    Les rôles ont été partagés : En parfaite coordination, Ousmer a été chargé d’établir de faux rapports et comptes rendus, Zaïdat, lui est chargé du recrutement et Achiche s’est chargé de la liaison et de l’acheminement des armes vers les centres de transit. De supposés accrochages avec d’autres troupes de l’ALN ont été imaginés pour ne pas éveiller les soupçons des services secrets français. Durant cette périodes, plusieurs rencontres de coordination ont eu lieu entre Achiche et Zaïdat à Alger. A la découverte de ce double jeu, Bigeard lança un mot d’ordre à tous ses paras pour arrêter les hommes qui étaient à la tête de l’organisation, en disant :
    « Nous avons perdu plus de 300 hommes dans cette affaire, maintenant tous les responsables doivent payer cher ». Du coté du FLN, il a été décidé d’arrêter l’opération lors du congrès de la Soummam, en rendant un hommage appuyé aux organisateurs de cette opération.

Les chouhada Achiche Tahar et Zaïdat Ahmed :Même combat, même destin
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     Deux hommes parmi les animateurs de l’opération « L’oiseau bleu » seront associés dans la même fin tragique. Achiche Tahar d’abord, puis Zaïdat Ahmed, une année après, seront exécutés par leurs pairs. Durant la présentation de leurs exposés, les conférenciers ont tous tenté de rendre hommage au rôle joué par Achiche Tahar reconnu chahid de la cause nationale jusqu’en1967 avant qu’il n’en soit destitué sans explication. Cette opération « L’oiseau bleu » a réellement bouleversé les services secrets autant que l’opinion française. Djilali Leghima, membre de la fédération de France du FLN, Ahcène Kacher, moudjahid et historien, Zinedine Kacimi Chercheur en Histoire, sans oublier la présence remarquée du neveu d’Abane Ramdane et du président de la fédération des enfants de chouhada de Tizi Ouzou, ont tous plaidé la réhabilitation de l’artisan de l’opération  « L’oiseau bleu » à l’instar de ses principaux collaborateurs. Durant son intervention M. Kacimi, il a mis en exergue l’absence ou le peu de documents traitant de cette affaire. Malgré les témoignages contradictoires, il faut reconnaître que les zones d’ombre concernant cette affaire existent bel et bien. Il est difficile de faire un débat critique et citoyen afin d’arriver à une conclusion juste et crédible.» A dit en substance M. Kacimi.

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