• Accueil
  • > Accueil
  • > Illoula Oumalou-solidarité: Ecrasé par le bus de l’APC, en 1989, Fergani Yazid lutte pour survivre – 23 jan 2010 –

Illoula Oumalou-solidarité: Ecrasé par le bus de l’APC, en 1989, Fergani Yazid lutte pour survivre – 23 jan 2010 –

Classé dans : Accueil — Mohand Said Belkacemi @

Bouzeguene actualités avec BMS et Kaci Kamel

Illoula Oumalou-solidarité: Ecrasé par le bus de l’APC, en 1989, Fergani Yazid lutte pour survivre - 23 jan 2010 -  dans Accueil acceuil1 ci_archives dans Accueil ci_carnet ci_photo

gif740bouzeguene

barrekab3
Illoula Oumalou-solidarité
Ecrasé par le bus de l’APC, en 1989, Fergani Yazid  lutte pour survivre
barreblanc
jan2010_23_ferganiIlloula Oumalou, 23 jan 2010 (bms) – En cette triste journée du 27 février 1989, à 7 heures du matin, adossé à un mur mitoyen d’un abri bus, à la place de Tajemaat de son village, Mezeguene, à Illoula Oumalou, Fergani Yazid ne s’attendait certainement pas à recevoir de plein fouet le bus de l’APC qui arrivait pour l’acheminer avec ses camarades vers le CEM d’Illoula Oumalou où ils étaient tous scolarisés.
    Une fausse manœuvre et voilà, tel bolide, le bus qui s’en alla tout droit vers le mur où s’était abrité le petit Yazid, cartable à la main, pour se protéger du vent glacial qui rasait les hauteur du village qui culmine à quelques 1400 m d’altitude. Le mur percuté par le bus, s’abattit de tout son poids sur le corps frêle de Yazid qu’on devait retirer, quelques minutes après, sous les décombres, dans un état lamentable.
    Jugez-en : Il perdit sur le coup la jambe droite et le bras droit et fut acheminé dans un état comateux et le bras gauche en lambeaux vers l’hôpital de Tizi Ouzou. Plusieurs opérations et 11 jours de coma. On avait tenté de « recoudre » l’autre bras mais c’était trop tard. Le bras n’étant pas irrigué par le sang, devenait de plus en plus noir, une amputation supplémentaire s’avérait plus que nécessaire. Il ne restait depuis à Yazid, qu’une seul membre, la jambe gauche.

Une vie meurtrie

    Yazid n’avait que 13 ans, en 1989 ; il n’allait plus jamais remettre les pieds dans sa classe de 8ème AF, au CEM d’Illoula. Il ne lui restait plus rien. Son père très pauvre, aujourd’hui décédé, devait ensuite lutter des années durant contre l’APC et contre la SAA qui s’était acharnée pour casser le jugement rendu par le tribunal d’Azazga qui fixa à 25 millions de centimes le montant des dommages dus à la victime pour le ramener à 150 000 DA (15 millions et demi de centimes) et cela, au moment où la Cour suprême a jugé irrecevable le pourvoi en cassation.
    Les jugements qui se sont succédés avaient exténué le défunt père de Yazid qui devait encaisser contre son gré, 10 années après l’accident, 150.000 dinars (15 millions de centimes) pour trois membres perdus et  sans penser que Yazid a besoin, jusqu’à la fin de ses jours, d’être assisté par une tierce personne.
    Orphelin de père et de mère voilà déjà quelques années, Yazid qui a aujourd’hui 31 ans, marié et père de 2 filles, Lisa 9 ans et Lycia 3 ans, vit aux crochets de sa femme employée vacataire à l’APC d’Illoula.
    L’épouse lance un véritable appel de détresse aux plus hautes autorités du pays en vue de se pencher sur leur cas. Ballotté dans ses démarches d’une institution à une autre, la famille ne sait plus où trouver une oreille attentive. Estropié de ses trois membres, Yazid touche une pension d’handicapé de 4000 dinars par mois (l’équivalent de 32 euros par mois en monnaie européenne).
    Il ne peut même pas renouveler ses prothèses (Deux bras et une jambe). L’épouse de Yazid nous montre l’état lamentable de leur habitation à Mezeguene. Murs lézardés, infiltrations des eaux de pluies, et exiguïté. L’état de précarité de la famille devrait inciter les autorités communales à se pencher sur ce cas social dramatique.
    Si l’APC continue à faire la sourde oreille, la famille ira occuper un coin de l’administration communale nous affirme l’épouse de Yazid, dépitée.
    Madame Fergani, lance un appel pressant pour les responsables d’entreprises ou de l’administration locale afin de lui octroyer un emploi stable afin de subvenir à sa famille. Elle fournit un numéro de téléphone pour toutes les personnes soucieuses de leur venir en aide. Tel. mobile : 07.79.83.72.55. Dieu récompense toujours les bienfaiteurs.

signaturekamal

dailybouzeguene

bas_bouzeguene

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>