Algérie-politique-sécurité: Les appels à la levée de l’Etat d’urgence se multiplient en Algérie – 9 fév 2010 –
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| Algérie-politique-sécurité Les appels à la levée de l’Etat d’urgence se multiplient en Algérie |
| Tizi-ouzou, 9 fév 2010 – Les appels à la levée de l’Etat d’Urgence instauré en février 1992 en Algérie se multiplient comme le rapporte la presse algérienne depuis quelques jours. Mardi c’est au tour de deux ex-responsables du RCD, Tarik Mira et Ali Brahimi, de s’exprimer sur la question en affirmant que la levée de l’état d’urgence »est une option patriotique ». »Les conséquences du maintien de cet état sont visibles à travers la dégradation de l’image de l’Algérie sur le plan international. Une image ternie davantage suite à l’inclusion de l’Algérie sur « la liste noire du transport aérien mondial », indiquent-ils dans une déclaration citée par le journal El Watan. »Comment peut-on donc justifier le maintien de l’état d’urgence alors que depuis son instauration en février 1992, l’Algérie a organisé 12 consultations populaires (4 présidentielles, 3 législatives, 3 municipales et 2 référendums) ? », s’est interrogé mardi pour sa part le Président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), Me Mostefa Bouchachi lors d’une conférence à Alger, a rapporté le blog Algérie Politique (ffs1963.unblog.fr), proche du FFS (opposition). Pour M. Bachouchi »le maintien de l’état d’urgence vise plutôt à préserver le pouvoir que de sauvegarder la République ». Quelques jours auparavant, le journal El Watan a consacré un dossier à la question et rappelé les positions des uns et des autres y compris celle de Larbi Belkheire, personnalité influente, décédé quelques jours auparavant. LARBI BELKHEIR, Général et ancien directeur de cabinet du président de la République, décédé il y a quelques jours, déclarait dès mars 2002 dans une interview au journal Le Monde »’qu’il serait bon de lever cette mesure, mais ceci, je vous le répète, est mon opinion personnelle.» ALI BENFLIS, ancien chef de gouvernement, s’est positionné lors de la campagne législative de mai 2002 »pour la levée le plus rapidement de l’état d’urgence ». »Il faut dire que l’état d’urgence n’a pas été appliqué dans sa totalité et son application n’a concerné que l’article relatif au rôle de l’armée. Alors, il faut ou l’appliquer totalement ou le lever. D’ailleurs, j’estime que nous n’en n’avons pas besoin », a déclaré en juillet 2002 MOHAMED LAMARI, Général de corps d’armée à la retraite, ancien chef d’état-major. Pour FAROUK KSENTINI, Président de la Commission nationale pour la protection et la promotion des droits de l’homme, «Les pouvoirs publics ont piétiné la Constitution dans la mesure où ils n’ont pas consulté le Parlement avec ses deux chambres pour établir la durée de l’état d’urgence.» Cela datait d’avril 2005. Seul AHMED OUYAHIA, actuel Premier ministre, déclarait le 15 octobre 2005 que le RND s’oppposait à la ‘levée de l’état d’urgence avant que l’affaire du terrorisme ne soit définitivement terminée. |
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