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Algérie – France – histoire – Contribution: Noël FAVRELLIERE, l’homme qui a fui la tourmente des méfaits de l’armée coloniale (Ahmed ARRAD) – 7 septembre 2010 –

Classé dans : Accueil — Mohand Said Belkacemi @

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Algérie - France - histoire - Contribution: Noël FAVRELLIERE, l’homme qui a fui la tourmente des méfaits de l’armée coloniale (Ahmed ARRAD) - 7 septembre 2010 -  dans Accueil daily740_80
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Algérie – France – histoire – Contribution: Noël FAVRELLIERE, l’homme qui a fui la tourmente des méfaits de l’armée coloniale (Ahmed ARRAD) – 7 septembre 2010 -Qui est Noël FAVRELLIERE ? Il  est certainement vrai que cet homme demeuré dans l’anonymat et qui a fui l’armée coloniale de son pays pour ses idées, mérite d’être revisité et ainsi, brièvement, le faire connaître à cette génération montante.
Noel_Favrelliere375    Il est né en 1934 à la Rochelle en France, en 1956 quand la guerre d’Algérie commençait à préoccuper le gouvernement français, il fut rappelé sous les drapeaux pour y être affecté en Algérie dans un  régiment de parachutistes. Un jour,  en 1956 afin de soustraire un Moudjahed à l’exécution sommaire qui l’attendait, il s’enfuit avec lui en le libérant. Après une longue et harassante marche en plein désert, il réussit avec son compagnon de fortune à rejoindre les combattants de l’Armée de Libération Nationale où il y restera  six pleins mois en plein maquis partageant avec eux la vie combien dure avant de gagner Tunis d’où il partit un peu plus tard à New-York.
    Quelques notes de lecture – Dans son livre paru en 1958, intitulé  « LE DESERT A L’AUBE », il retrace toute cette péripétie combien mémorable et d’actualité aujourd’hui, avec la loi Sarkozyenne sur ‘’la colonisation positive’’. Il commence ainsi : « Le goût du saut. L’impression qu’on est seul et qu’on intervient en avant ligne, au lieu de marcher en avant troupe, quelques semaines  plus tard, il écrivait à ces parents. Nous sommes saufs. Cette nuit, nous avons traversé la frontière à dos de chameau. Nous sommes maintenant chez les parents du jeune que j’ai libéré. La joie qu’ont eue les siens à le revoir alors qu’il le croyait mort, m’a  payé au centuple pour tout ce que l’avenir me réserve… et il poursuit plus loin. Si j’avais agi autrement, si j’avais laissé assassiner Mohammed, je crois que je n’aurais  plus jamais osé vous regarder en face ».
    Plus loin encore, il raconte « J’ai déserté parce que je n’en pouvais plus des bavures continuelles, des massacres de civils présentés comme des exploits ». Chaque jour que Dieu fait, sa révolte s’intensifie
    Il y a les pratiques à plat sans porter aucun jugement sur ses camarades qui, pourtant, les acceptaient.
    Livre poignant de faits tout au début de la guerre et qui, par la suite devinrent plus grands et  banals.
    Ecoutons le : «Une petite fille en robe blanche courrait. Comme dans un stand de foire, le capitaine a promis cinq cents francs à celui qui l’atteindrait. Elle a tourbillonné sur elle-même. Ca se voyait, pourtant, que c’était un enfant ». Il poursuit écoeuré ce récit macabre et qui nous démontre, plus que jamais le vrai visage de la soldatesque coloniale et de  ses pourvoyeurs de la pacification que criaient au monde entier les tenants du pouvoir en France et que certains nostalgiques actuels de l’Algérie de papa qui glorifient la colonisation positive. C’est celui-ci le vrai visage de la France coloniale. C’est de la fiction.
    Nous n’allons pas nous en arrêter là ; ce livre nous démontre la façon immonde de mener une guerre sans nom à un peuple constamment dominé et qui n’aspirait qu’à sa liberté. Voici la pacification, voici le vrai visage de la France des droits humains et qu’on nous gargarisait de France civilisatrice. La  « pacification »  était à son apogée dans les discours, on continue… écoutons Noël : « On était quelques-uns à ne pas  supporter.  Avant que je ne déserte, mes amis me répétaient ‘’Noël, calme-toi…il ne reste que 83 jours ». La torture ? Le mot n’était pas employé, mais on entendait des hurlements qui provenaient d’une grande. Il y avait une autre méthode, beaucoup plus rapide que la gégène, pour faire avouer n’importe quoi. On faisait venir un indigène, son épouse, sa fille. On déshabillait les femmes. Ca ne suffisait pas ? Du déshabiller l’homme et ou le collait contre sa fille. Il craquait immédiatement.
    Un jour le jeune homme comprend qu’un prisonnier a été balancé d’un hélicoptère dans le vide. « J’étais éberlue. Je me suis dit : puisque j’ai la garde de l’autre prisonnier, je vais vraiment le garder, c’est-à-dire le protéger ». C’est là, la nuit venue que Favrelliere s’enfuit avec le Moudjahed prisonnier, en emportant des armes.  Le prisonnier pieds nus et il narre, il narre pour décrire cette situation de salut cers la liberté : « Je n’ai jamais été aussi joyeux. Je riais en courant. Ma seule crainte était de perdre le prisonnier parce qu’il ne courait pas, il détalait. ».
    C’est ainsi que dans ce livre, Noël, décrit sa marche combien périlleuse, avec le Moudjahed Mohammed, jusqu’à leur arrivée en Tunisie. Le texte a été saisi et interdit de publication.
    Dédicace exemplaire du livre – On retrouve une anecdote d’un jeune. « C’était le matin du mardi 28 août 1956. Tu étais chasseur et j’étais le gibier. Par hasard, tu m’as surpris dans la crevasse pour attendre la nuit. Tu m’as souri. Sans doute, avais tu peur de mourir. J’étais un transfuge et je pointais mon arme sur toi. T’ai-je souri en retour, je ne le sais plus. Mais je t’ai laissé repartir pour rejoindre ceux qui, comme toi, avaient mission de m’abattre…et tu ne leur a rien dit.»
    L’auteur tient beaucoup à cette dédicace, survivre entre deux camps ennemis qui s’affrontaient montre combien que l’action juste tient souvent à un basculement : une désobéissance imprévue.
    Noël ajoute : « moi-même, j’avais tout pour être un plouc (paysan). Qu’est ce qui m’a pris ? Mes parents tenaient un petit hôtel près de la Rochelle, et j’ai grandi dans l’admiration pour les résistants. En Algérie, j’ai pensé : ici c’est nous, les Boches ».
    Quand les morts parlent … -  En 1957, Noël en Tunisie est condamné à mort pour la seconde fois par le tribunal militaire de Constantine. Il précise « Pour l’exemple, les troupes étaient passées devant mon supposé cadavre en Algérie et quelques temps après, j’ai donné une interview dans la presse tunisienne. Comme dans la première condamnation, c’est François Mitterrand qui est ministre de la justice. «Ca m’a amené d’apprendre que j’étais de nouveau condamné à mort. Pour ma famille, c’est moins drôle. »
    Le ridicule et le simulacre étaient de mise pour le pouvoir colonial qui n’était pas à son premier mensonge et ses innombrables mises en scène dont foi.
    A New-York, il est devenu laveur de carreaux, mais dès la parution de ses écrits son patron le somme de choisir entre écrire et travailler, livre rédigé en vingt jours. De New-York, il envoie son écrit au journal « L’Humanité » dont les dirigeants s’empressent de l’égarer. Il est à noter que de 1956 à 1958 aucun intellectuel ne s’est intéressé à sa disparition. Les auteurs de la déclaration dite « des 121 » ont attendu 1960 pour y rédiger un texte très courageux.
    Le cinéaste René Vautier signe un premier papier intitulé « Noël nous reviendra ». Pierre Vidal Naquet dans son livre « La Raison d’Etat » le lui dédie et prend régulièrement le relais dans les colonnes du célèbre journal « Le Monde ».
    En 1963, c’est l’apogée de son action, qui est d’actualité : Simone de Beauvoir écrit ceci : « L’illégalité serait-elle un crime plus impardonnable que le crime mère ? Aux yeux de la justice, il semble que oui. L’indépendance de l’Algérie est reconnue, mais la poignée d’hommes et de femmes qui ont lutté pour une certaine idée de la France, est en prison ».
    A ces français là qui ont sauvé l’honneur de la France il serait utile que nous en tenions compte pour leur rendre un hommage et les soustraire à l’anonymat. 
 
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Ahmed ARRAD
Secrétaire National à l’O.N.M

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