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France-Algérie- Kabylie: Ferhat Mehenni à l’Université française Paul-Valéry de Montpellier pour présenter son livre « Le siècle identitaire » – 26 novembre 2010 –

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France-Algérie- Kabylie: Ferhat Mehenni à l’Université française Paul-Valéry de Montpellier pour présenter son livre

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France-Algérie- Kabylie: Ferhat Mehenni à l’Université française Paul-Valéry de Montpellier pour présenter son livre « Le siècle identitaire » -  26 novembre 2010 - M. Ferhat Mehenni a donné jeudi à l’Université Paul-Valéry de Montpellier (France) sa première conférence sur son livre « Le siècle identitaire » paru aux Editions Michalon, indique un résumé reçu à Kabylie News.
    M. Mehenni, président du Gouvernement provisoire Kabyle (GPK), s’est exprimé devant plus de 200 personnes, à l’invitation de Sud-Etudiants et de l’Association du Médoc à l’Université Paul-Valéry de Montpellier. Voici le texte intégral du résumé reçu à Kabylie News et titré  »De la décolonisation aux autonomies régionales » 


    La décolonisation a été l’une des phases de la mondialisation. Après avoir intégré au système marchand européen l’ensemble des territoires qui au début du XIXe Siècle n’en faisaient pas encore partie (Afrique et Asie), la création d’Etats dits « indépendants » à la fin des années cinquante répondait au besoin de transférer la gestion de ces immenses territoires à des entités politiques domestiquées et qu’on croyait plus acceptables par leurs peuples. La violence venant de leurs semblables colonisés, de leurs frères autochtones, sera plus légitime que celle venant des Européens vécus, à juste titre, comme des occupants étrangers. Cette décolonisation, à quelques exceptions près, était voulue et louée en premier lieu par les ex-métropoles qui se sont ainsi débarrassées à moindre coût de la lourde mission de maintien de l’ordre et de son corollaire, l’exercice de la violence dont avait usé et abusé le colonialisme contre les populations colonisées.

    Le problème essentiel de ces « Etats indépendants » est qu’ils étaient, dans leur écrasante majorité, mal fagotés, pour ne pas dire bâclés. Conçus pour servir la colonisation ils ne pouvaient répondre aux besoins des peuples aspirant à la liberté. Leur nature les en empêchera toujours. Ils sont bâtis pour contrôler les populations et non pour les servir. L’Etat issu de la colonisation est juste une autorité, une administration, voire une sorte de prévôt, de ces pays-prison qu’on a trop vite appelés des pays indépendants.

    Malgré, leur vice de fabrication et le vice de forme ayant entaché leur création, un facteur géostratégique leur avait conféré une protection et une longévité inespérées : La Guerre Froide qui avait consacré le principe de l’intangibilité des frontières issues de la colonisation. Ce principe est devenu, au fil du temps, le mur de la Bastille à l’assaut duquel partent aujourd’hui la plupart des peuples qui en sont prisonniers.

    La géopolitique est plus que jamais dynamique. Le nombre de pays admis au sein de l’ONU a presque quadruplé depuis la création de celle-ci. Demain, si les autonomies régionales ou les fédéralismes ne viennent pas au secours des pays anciennement colonisés, il est à prévoir une explosion de ce chiffre, à l’instar de celui des Etats européens nés des Traités de Westphalie en 1648 : 350 d’un seul coup !

    A moins de décréter la dictature sur le monde, cette évolution est inéluctable. C’est Alexis de Tocqueville qui, le premier avait vu en le progrès économique, la fortune de la démocratie. Plus un peuple s’enrichit, plus il aspire et va à plus de liberté et de démocratie.

    Le choix aujourd’hui n’est plus de savoir est-ce que ces pays conçus par la colonisation vont imploser ou non mais, quand ?

    Pour éviter des bains de sang comme au Rwanda, au Kenya, au Congo, en Afghanistan… pour ne citer que ceux-là, la mise en place des autonomies régionales, ne trichant ni sur le territoire, ni sur l’identité de chaque peuple qui va en bénéficier, ni sur le pouvoir qui lui sera transféré, est une urgence. En revanche, si un pays miné par une question nationale persiste dans la négation de ses peuples, il connaîtra bientôt des troubles qui vont l’emporter. En fait, avec les autonomies régionales et le fédéralisme, l’Etat colonial va changer de nature et se démocratiser. C’est la meilleure transition démocratique que l’on peut réussir.

    L’obstacle à cette démocratisation est l’opposition des pouvoirs en place. Le dilemme à trancher est le suivant : Doit-on accepter, voire favoriser l’accession des peuples à travers toute la planète à la liberté et à la démocratie ou maintenir coûte que coûte les dictatures en place ? Veut-on le pouvoir contre le peuple ou la liberté contre la dictature ?

    Les autonomies régionales et le fédéralisme ont ce mérite de ne pas porter atteinte à l’intégrité territoriale des pays concernés tout en favorisant leurs peuples à accéder à leurs droits légitimes dont celui de s’autogouverner, de maîtriser leur destin.

Montpellier le 25/11/2010
Ferhat Mehenni

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Unesco-Algérie-France: Intervention de la délégation algérienne à la conférence internationale sur sur la Législation concernant les Anciens Combattants et les Victimes de la Guerre au Palais de l’UNESO à Paris – 26 novembre 2010 -

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Unesco-Algérie-France: Intervention de la délégation algérienne à la conférence internationale sur sur la Législation concernant les Anciens Combattants et les Victimes de la Guerre au Palais de l’UNESO à Paris – 26 novembre 2010 – Une délégation algérienne conduite par le Secrétaire Général de l’Organisation Nationale des Moudjahidine, M. Said ABADOU, accompagné de MM. les Secrétaires Nationaux Ahmed ARRAD et CHERCHALI Moussa, a pris part à la conférence internationale sur la Législation concernant les Anciens Combattants et les Victimes de la Guerre au Palais de l’UNESO prévue du 24 au 27 novembre à Paris (France).
    Kabylie News a reçu de M. Arrad le texte de l’intervention de la délégation algérienne dans laquelle il est notamment souligné le désatre humùanitaire causé et que continuent de causer aussi biens les mines héritées de l’occupation française de l’Algérie ainsi que ses essais nucléaires à Regguane.

M. Ahmed Arrad, membre de la délégation et secrétaire national à l'ONM    Voici le texte intégral de l’intervention:

    Monsieur le Président,

    Messieurs les membres du Bureau,

    Mesdames et Messieurs les délégués.

    D’abord, bonsoir à toutes et à tous  et permettez-moi de vous souhaiter, au nom de la délégation algérienne plein succès à nos travaux.
Hier et aujourd’hui, l’on a beaucoup parlé, du droit à réparation, des droits humains et de la légalité internationale.
    Que dire, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs de ce qu’ont engendré les mines anti-personnelles, le napalm et le nucléaire en mon pays par l’occupant dans la sale guerre d’Algérie qui nous a été faite, et c’est justement vrai que toutes les guerres sont sales et c’est pour cela, Monsieur le Président, que nous devrons œuvrer, ensemble, et sans relâche pour asseoir la paix dans le monde.
    Comment ne pas parler, en ce jour, des effets produits par plus de 12.000.000 (douze millions) de mines anti-personnelles placées par l’occupant aux frontières des pays limitrophes à l’Algérie.
    A ce jour, Monsieur le Président, 8.000.000 (huit millions) de celles-ci ont été déminées mais, hélas, il en reste encore plus de 4.000.000 (quatre millions) enfouies sous terre faute de plans de situation et il a fallu attendre la visite de Mr. SARKOZY, Président de la République française, en 2009 pour que ces plans soient, enfin, remis à mon pays soit 49 années après la fin de cette sale guerre.
    Monsieur le Président, Si ces plans avaient été remis en temps opportuns beaucoup de vies auraient épargnées.
    En effet, ces mines ont causé et ce, depuis la fin de la guerre en 1962 plus de 4.000 (quatre milles) victimes et continuent encore de nos jours leur hécatombe.
    Nous ne pouvons, également, faire l’impasse de ne pas parler du napalm, pourtant interdit par les conventions internationales et utilisé sous le vocable de «  bidons spéciaux » et autorisé par des directives frappées du sceau « top secret défense » au sein de l’armée d’occupation.
    Les séquelles laissées, à ce jour, sont et demeurent incalculables.

    Quant au nucléaire, parlons-en, Monsieur le Président, de ce désastre.
    Le nucléaire français en Algérie : un crime contre l’humanité et une agression contre l’environnement et la nature.
    C’est au moment où la guerre froide a atteint son paroxysme et qu’en Algérie la guerre faisait rage que la France a mis au point sa première bombe atomique. Elle vient alors d’être classée quatrième puissance nucléaire. On est bien en I96O. En effet, le 13 février I960, la France a effectué avec succès, techniquement parlant, son premier essai nucléaire. C’était à Reggane dans le Sahara algérien, plus exactement à 700 kms au sud de Béchar et 1.5OO kms au sud d’Alger. Cette première opération d’essai est baptisée « Gerboise bleue ».  La bombe est d’une puissance de 70 k/tonnes (70 KT), soit 04 fois plus puissante que celle lancée par les Américains sur Hiroshima (Japon) le 06 août 1945 laquelle a fait 200.000 morts. Trois (03) autres essais ont suivi celui de «  Gerboise bleue ».  Il s’agit de « Gerboise blanche » effectué le 1er avril I96O, la « Gerboise rouge » effectué le 27 décembre I960 et enfin, la « Gerboise verte » qui a eu lieu le 25 avril I96I.

    Tous ces essais ont été effectués à partir d’une tour, c’est-à-dire à l’air libre. Selon bien des indications, en particulier celles du physicien, Yves Rocard, qui a assisté à ces opérations nucléaires expérimentales, « les explosions eurent lieu à cent (100) mètres d’altitude. La moitié supérieure de la boule de feu orientée vers l’air libre et la moitié inférieure vers le sol tout proche ».

    L’histoire retient que ces quatre essais ont été réalisés et exécutés dans les conditions sus citées ; ce qui à l’évidence ont été très polluants pour l’environnement immédiat, c’est-à-dire au moins à 150 kms  à la ronde. D’ailleurs, de l’aveu même des responsables de ces essais, « pour des explosions à faible altitude, la terre, l’eau et des débris divers sont aspirés et forment une colonne verticale entre le sol et la sphère de gaz chauds qui prend l’aspect d’un nuage ». Le rapport annuel du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) de I96O donne lecture d’ailleurs de l’existence d’une zone contaminée de I50 km de long environ et les instructions remises aux participants de l’opération Gerboise bleue précisaient bien les conditions dans lesquelles on pouvait entrer et sortir de la « zone contaminée ». De leur côté, des témoins algériens notent que « les effets des expériences atomiques au Sahara algérien sont palpables de nos jours. Avant les explosions, les terres du Touat et de Tidekelt étaient très fertiles.

    Les Anciens soutiennent qu’on y cultivait des céréales, des dattes, des lentilles etc. Les cheptels y étaient également importants. Parmi les animaux sauvages, il y avait aussi la gazelle, le fennec, le mouflon, des oiseaux et autres rapaces de tout genre. Tout cela a disparu. » Cela n’est plus ni moins qu’un désastre pour la faune et la flore. Cela confirme aussi d’une façon on ne peut plus claire que les régions proches des lieux des tirs devraient receler encore une dose significative de radioactivité. Pire encore. Vu les vents puissants sahariens et les phénomènes d’érosion, la surface du sol contaminé s’avérera plus tard beaucoup plus importante que celle du début de la décennie 1960. Et par conséquent, les contrôles susceptibles d’être effectués aujourd’hui sur le degré de radioactivité ne peuvent être qu’obsolètes. Se peut-il qu’il soit autrement lorsqu’on sait que pas moins de I7 essais nucléaires ont été effectués dans le Sahara algérien sur une période s’étalant entre 1960 et 1966.

    L’Humanité et la civilisation doivent savoir encore que la France a, lors de ces essais nucléaires, utilisé des Algériens comme cobayes. En effet, à Reggane les responsables militaires français de l’opération ont obligé les travailleurs algériens à s’exposer aux radiations, c’est-à-dire aux effets immédiats de l’explosion. Sous le sceau du top secret, la France des décideurs a tué froidement d’innocents êtres humains dans le seul but de consacrer sa nouvelle force militaire. Il ne doit échapper à personne que la France venait de commettre en ce début de l’année 196O un crime contre l’humanité mais a agi aussi dans un cadre hors la loi en faisant son premier essai à l’air libre. En effet, les trois autres puissances nucléaires, à savoir les Etats-Unis, l’ex-URSS et la Grande-Bretagne avaient décidé de suspendre leurs essais dès l’année 1958. Aujourd’hui, soit plus d’une cinquantaine d’années, les séquelles laissées sur la population algérienne ayant subi l’apocalypse élaborée et mise au point par le pays se réclamant porte-voix des Droits de l’Homme sont encore visibles ; et fort probablement pour seront visibles encore pour longtemps.

    Nos amis doivent savoir que nous n’avons évoqué le désastre écologique que succinctement. Car, en vérité il faut un ouvrage fort volumineux pour parler des effets produits sur l’environnement par l’aventure nucléaire des Français.

    En outre, pour ne citer que les maladies au nombre 18 induites par ces essais, l’on compte : la leucémie, le cancer du sein (chez la femme), le cancer du corps, le cancer cutané, le cancer du poumon, le cancer du côlon, le cancer des glandes salivaires, le cancer de l’œsophage, le cancer de l’estomac, le cancer du foie, le cancer de la vessie, le cancer de l’ovaire, le cancer du cerveau et système nerveux central, le cancer des os et du tissu conjonctif, cancer de l’utérus, le cancer de l’intestin grêle, le cancer du rectum et le cancer du rein.

    S’il est vrai qu’au jour d’aujourd’hui, la France reconnaît que ses essais nucléaires ont fait exposer plus de 150.000 personnes entre militaires et civils (travaillant en Algérie et en Polynésie) l’on occulte parmi la population algérienne les citoyens et citoyennes habitant ces contrées, il n’en demeure pas moins qu’elle hésite cependant à évoquer la question d’indemnisation ; ce qui constitue une iniquité. En effet,  pourquoi cette France s’autoproclamant pays des Droits de l’Homme a jugé bon d’indemniser ses propres militaires ayant été victimes de ces essais nucléaires alors que les Algériens qui sont aussi victimes sinon plus victimes que ces militaires français n’ont pas encore droit à la réparation. Il est à se demander effectivement pourquoi la loi N° 2010 – 2 du 05 janvier 2010 relative à la reconnaissance et l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français ne touche pas les victimes algériennes. Quand donc la France se rendra-t-elle compte que sa fuite en avant ne peut en aucun cas constituer la solution idoine ni pour son peuple ni pour ses victimes ?

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