CHU Tizi-ouzou: Les choses bougent sur fond de revendications diverses – 14 février 2011 -
CHU Tizi-ouzou: Les choses bougent sur fond de revendications diverses – 14 février 2011 - Le service dermatologie de l’hôpital Balloua rouvre ses portes lundi et la greffe rénale se fera très prochainement avec une équipe totalement locale et algérienne au service urologie de l’hôpital Mohamed Nadir.
L’annonce a été faite dimanche par le Pr. Abbes Ziri, directeur général du Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Tizi-ouzou, dans un entretien à la Dépêche de Kabylie, qui enquêtait sur un problème de sécurité soulevé par des résidents et des internes en médecine.
Le service de dermatologie rouvre lundi en milieu de matinée ses portes après avoir été rendu flamant neuf par des travaux de rénovation. Un point de presse devrait être animé par le Pr. Ziri après une cérémonie officielle au cours de laquelle il devrait évoquer certainement également d’autres questions liées à l’actualité du secteur de la santé marquée par la grève des paramédicaux et plus localement le problème de l’insécurité au pavillon des urgences.
Rappelons que les résidents et les internes en médecine avaient observé lundi en milieu de matinée un sit-in pour dénoncer les conditions de travail dans lesquelles ils disent travailler marquées, selon eux, par un problème d’insécurité, de manque d’organisation et de moyens. Une copie d’une déclaration du comité des internes en médecine faisait état d’une ‘’situation insupportable notamment pour les médecins de garde qui travaillent aux pavillons des urgences et qui subissent toutes sortes d’humiliations, insultes, menaces et quelques fois des agressions physiques’’. Les jeunes médecins faisaient état également de ‘’pénibles’’ conditions’’ de travail faites, selon trois jeunes médecins rencontrés sur place, d’une désorganisation et d’une pression très forte venant des malades, de leurs accompagnateurs et de leur incompréhension.
A ce sujet, le Pr. Ziri affirme qu’il condamne »de manière ferme tout comportement violent et agressif à l’égard de tout le personnel du CHU ». Il a ajouté avoir reçu des délégués des médecins résidents et internes dès qu’il a pris connaissance de leur préoccupation.
»J’ai discuté longuement avec eux sur tout. J’ai insisté et attiré leur attention sur les risques de dérapages et de la manipulation de personnes occultes », a-t-il dit estimant qu’il y a d’autres façon d’exprimer leurs préoccupations que de recourir à un sit-in, comme cela s’est produit. »C’est vrai qu’il a de temps à autres une agression au niveau du pavillon des urgences pour diverses raisons », a reconnu le DG du CHU. Il a attribué ce genre d’incidents au fait que l’établissement reçoit beaucoup de monde venant même de Béjaia et de Bord Bou Arraridj. Il y a le fait aussi que des malades soient accompagnés par de nombreux parents auquel il faut ajouter l’impatience des gens. Il a indiqué que ce genre d’agressions surviennent dans tous les hôpitaux du monde.
Le Pr. Ziri a tenu à expliquer que le CHU se constituera partie civile à chaque fois qu’un membre du personnel agressé dépose plainte. Il s’agit de la seule action au plan pénal qu’il peut entreprendre dans ce genre de cas. Il a affirmé avoir clairement déclaré qu’il accompagnerait personnellement (au tribunal) toute personne agressée qui viendrait à déposer plainte. En outre il a indiqué avoir avisé la police immédiatement après une récente agression et que le commissaire principal s’est déplacé en personne sur les lieux.
Le Pr Ziri a ajouté ne pas pouvoir agir contre les agresseurs que sur le plan disciplinaire et lorsqu’il s’agit d’incidents impliquants des membres du personnel du CHU comme cela est arrivé récemment entre un agent de sécurité et un médecin interne. »J’ai immédiatement pris la mesure conservatoire de suspendre l’agent et de le traduire devant la commission de discipline », a déclaré le DG du CHU, qui a tenu, par ailleurs, à nous faire visiter en compagnie du sous directeur du service économique du CHU, M. Hached Hamid, les conditions d’hébergement des résidents en médecine dans un bâtiment mitoyen aux urgences. Celui-ci comprend 14 chambres dotées de plusieurs commodités (télévision, parabole, réfrigérateur et climatiseur). Des travaux d’aménagement de deux chambres supplémentaires et d’un foyer sont en cours, a-t-on constaté.
S’agissant des conséquences de la grève des paramédicaux, le Pr Ziri a indiqué que le taux de suivi est limité à 17 pour cent et que ceci n’a pas affecté le fonctionnement général du CHU. Pour les revendications, il a rappelé l’annonce faite par le ministre de la santé, de la population et de la réforme hospitalière, M. Djamal Ould Abbès, de leurs prises en charge.
Le Pr Ziri a annoncé enfin l’acquisition d’un équipement IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) qui viendra renforcer les deux scanners actuellement en service au CHU et l’ouverture au service urologie d’une troisième salle d’opérations.
Said Al-Haroufella in La Dépêche de Kabylie
Greffes rénales : une équipe totalement algérienne Une équipe totalement algérienne s’occupera désormais des greffes rénales au CHU de Tizi-ouzou. Il s’agit du dr.
Benasla (urologue), du professeurs Sebaa et dr Badaoui (néphrologue) qui font le travail de préparation des malades, des réanimateurs (anesthésie), du personnel paramédical mais aussi de l’administration qui s’occupe de la logistique. Le Dr Banasla Nacer insiste sur l’importance de l’esprit d’équipe pour mener à bien la mission.
Le service s’occupe également de plusieurs autres aspects de la chirurgie rénale liée à la vessie, la prostate et les cancers. En 2010 l ‘équipe a pris en charge entre 900 à 950 malades. »La demande est très forte », a indiqué dr Benasla qui dit espérer qu’une nouvelle loi vienne agrandir le cercle des donneurs pour permettre de meilleures chances de transplantations. Actuellement la loi est claire : les donneurs ne peuvent être que des ascendants ou des descendants. Même l’époux ou l’épouse de quelqu’un ne peut être un donneur l’un pour l’autre. »Il faudrait arriver à agrandir le cercle au moins jusqu’au 2ème degré (oncles) », a-t-il dit.
»On aurait aimé aussi développer le cadavre », a ajouté Dr Benasla pour qui toute les conditions sur le plan médical, des autorités et de religion (fetwa) existent. Il ne reste que le côté mentalité à faire évoluer, c’est-à-dire parvenir à obtenir l’acceptation par les proches de personnes décédées que des organes soient prélevés.
Said Al-Haroufella in La Dépêche de Kabylie
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