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Algérie-5 Juillet: Il y a 49 ans renaissait l’Algérie (Par Ahmed Arrad) – 3 juillet 2011 -

Classé dans : Accueil — Mohand Said Belkacemi @

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juillet2011_03_arrad375Il y a 49 ans renbaissait l’Algérie (Par Ahmed Arrad)

 

Tizi-ouzou, 3 juillet 2011 – Maintenant que les langues commencent  à se délier , que les archives commencent à se dépoussiérer et que les plumes  prennent le relais  afin d’apporter aux Algériennes et aux Algériens et plus particulièrement à la jeunesse, des témoignages sur les différentes épopées de nos ancêtres et  permettre,  ainsi, d’irriguer les racines de ce grand arbre qu’est l’Algérie et permettre enfin d’en extraire des fins fonds de l’oubli, l’histoire millénaire de cette grande nation qui a joué un rôle mémorable dans le concert des nations. 
    Ne dit-on pas qu’un individu qui ignore son passé ne peut et ne pourra jamais laisser des repères pour que d’autres puissent édifier l’avenir.
    Il est des moments dans la vie où l’émotion par elle- même est facteur d’unité et la sagesse du peuple a raison de trouver dans l’union sacrée des hommes une force nouvelle et créatrice de sursaut. Je suis convaincu que les Algériennes et les Algériens sauront, de nouveau, relever le défi et parachever la construction de leur pays.
    Aujourd’hui, une grande émotion m’étreint parce que non habitué aux discours et aux podiums :
    Oui ! Emu de revisiter ces années dramatiques mais combien glorieuses.
    Oui ! Emu au souvenir de cet engagement sublime et librement consenti de tout un chacun et heureux d’avoir participé à cette mémorable légende de notre histoire.
    Oui ! Emu surtout par le regard, de ces hommes et ces femmes, maintenant, d’âge avancé et murs, qui jettent un regard sur ce passé, se demandant s’ils sont bien ces Hommes qui, il y a plus d’un demi siècle, ont mené un grand combat avec des moyens ô combien, dérisoires !
    Oui ! Aujourd’hui, l’action passée et qui semble motivée par l’enthousiasme  de nos vingt ans, la foi aussi dans la justice et l’Amour juvénile de la Liberté, la croyance que l’homme opprimé se doit de sacrifier une vie de servitude à sa dignité bafouée.
    Oui !!! Plus de sept années durant, nous avions formé une même communauté de destin, une même entité politique, une même force forgée dans le feu de l’action ; ce qui nous a permis d’inscrire une lettre d’or, mais couverte de sang des valeureux enfants de ce pays, une des meilleures pages de cette histoire.
    Comment ne pas rappeler aux mémoires d’aujourd’hui et de demain,  ces sacrifices qui nous ont valu l’estime et la considération du monde entier.. Nous étions l’exemple même de l’abnégation !… Tels des albatros, nous planions au dessus des marécages des affaires et des intérêts de ce monde…. Si bien que lorsqu’il a fallu redescendre sur terre pour courir derrière les choses de la vie ; nos ailes étaient si grandes qu’elles nous empêchaient de marcher.
Nos faits d’armes sont uniques da ns les annales des peuples colonisés ; c’est pourquoi nous étions fiers et ce, malgré qu’on ait voulu faire de nous les absents de l’histoire alors que nous avons droit à une de ses privilèges pages.
    Naturellement, à l’époque, époque des années de braise, l’idéal de notre jeunesse balayait par sa certitude la puissance de la force coloniale qui obstruait la voie de l’indépendance.
    Mais, au delà de toutes ces années écoulées, les sentiments communs qui, alors, nous animaient, et formaient le ciment de notre UNITE,  constituent et doivent constituer, le gage d’une force indéniablement utile aujourd’hui et surtout  demain.
    Il aura donc fallu attendre les événements d’Octobre 1988 et l’avènement d’un filon d’ouverture démocratique pour que chacun de nous se sente engagé vers la consolidation d’une société telle que définie dans la plate forme du congrès de la Soummam en 1956 .
    Aujourd’hui, 49 années après l’indépendance, nous voici interpellés par nos consciences pour colmater les brèches engendrées, pendant qu’il est encore temps, pour éviter tant de chaos, la raison doit prévaloir pour mettre fin aux fausses solutions, à la hogra, aux fausses manœuvres, aux constantes diversions.
    Aujourd’hui, nos pensées ne peuvent qu’aller vers ces meilleurs enfants  d’Algérie, qui ont offert tout ce qu’il y a de plus cher en ce monde, la vie, pour que les femmes et les hommes de ce pays puissent vivre libres et heureux.
    Aujourd’hui, tout  un  chacun est interpellé pour que l’histoire de ce pays, notre pays, puisse s’écrire, ici, maintenant et chez nous, tant que les acteurs sont encore de ce monde, car beaucoup d’entre les acteurs ont disparu et disparaissent chaque jour que Dieu fait en emportant à jamais un trésor insoupçonné et inestimable.
    Aujourd’hui, ces générations montantes sont en droit d’attendre de nous de connaître le levain qui a fermenté  les différentes épopées de leurs ancêtres, cette histoire grandiose, qui a servi de socle à la restauration  de la nation algérienne.
    Aujourd’hui, notre conscience nous interpelle devant Dieu, devant l’Histoire et devant les Hommes pour que cet océan de larmes et de sang ne soit pas occulté et ne soit pas versé en vain.
    Aujourd’hui, notre devoir nous dicte de parachever notre combat pour la Liberté en  transférant ce flambeau  à nos enfants qui doivent avoir le devoir impérieux de le perpétuer à l’avenir.
    Il me  parait important et utile, avant de parler de la guerre de libération de Novembre, de survoler rapidement ces différentes épopées traversées par cette grande nation, épopées qui ont permis de galvaniser l’unité du peuple pour un même objectif : l’indépendance.
    C’est ainsi que depuis la nuit des temps, notre territoire n’a cessé d’être l’objet de convoitises et  a subi de multiples invasions depuis les Phéniciens, date à la quelle ceux-ci ont pris pied sur la côte, par l’ouverture de comptoirs en Afrique du Nord. Notre pays n’a pas cessé, depuis, comme né sous une étoile maudite, de connaître des invasions venues d’Orient et du Nord. Les seuls intermèdes de souveraineté totale que l’Algérie ait connue se situent sous les règnes de Massinissa et des Zirides. 
    Ces différentes invasions,  ont été favorisées notamment,  par plusieurs facteurs et je ne citerai que trois d’entre eux :
    – Sa situation géographique.
    – Sa stratégie de défense incohérente due à l’absence d’une coordination.
    – Les convoitises sur ses potentialités en matière de richesses.
    Néanmoins, il faut retenir que le peuple n’a jamais accepté la soumission. Son attachement à la Liberté l’a constamment poussé à résister aux différentes invasions et ce, malgré l’absence de conscience nationale qui n’a pu voir le jour que bien plus tard, lors de la naissance du mouvement national, en métropole d’abord et sur le territoire national par la suite. Ce dernier a été le ferment qui a aidé au couronnement d’un ensemble  de résistances et de soulèvements, dont quelques uns sont :
    – Résistance de  l’Emir Abdelkader            (1832-1947).
    – Résistance de Ahmed bey                         (1836-1837).
    – Soulèvement de la tribu les Zaatchas        (1850).
    – Résistance de lala Fatma N’Soummeur   (1851-1957).
    – Soulèvement des Ouled Sidi Chikh         (1864). 
    – Soulèvement El Mokrani                          (1870-1871).
    – Résistance de Cheikh Bouamama             (1881).
    – Sans oublier cheikh AHDAD et Boubeghla et combien d’autres … .
     (Certains historiens citent 105 insurrections).
    Par ailleurs, l’on ne peut passer sous silence, l’agitation populaire de 1908 provoquée par l’adoption du projet de loi sur le service militaire obligatoire qui a poussé les Algériens vers l’exode massif en  direction des pays voisins et,  particulièrement vers le Moyen Orient (400 familles de Tlemcen et 800 autres de Bordj-Bou-Arreridj). C’est ainsi que nous constatons que toutes ces résistances, chacune en son temps, ont engendré l’éveil et la conscientisation  du peuple.
    D’autres conséquences et non des moindres, ont poussé le peuple à l’éveil, notamment, la promulgation d’une ordonnance d’expropriation de 200.000 hectares en 1848.
    La politique de peuplement colonial de 1860 à 1900 qui a provoqué une autre expropriation qui est passée de 1.250.000 à 3.000.000 d’hectares.
    Celle-ci a provoqué le refoulement des autochtones vers les montagnes, l’exode massif vers les pays voisins et le Moyen Orient ainsi que des déportations pendant que certains furent contraints à l’immigration particulièrement, vers la France dès 1912.
    C’est ainsi qu’en France, au contact des milieux ouvriers, des organisations syndicales et des organisations politiques, que des Algériens commencèrent à s’organiser pour donner naissance à un mouvement qui se voulait libérateur. Cette prise de conscience évolua rapidement par les conséquences de la première guerre mondiale.
    L’opposition de l’inter coloniale sur la scène politique à l’époque et l’impact de la révolution russe de 1917 ont été déterminants dans la prise de conscience des peuples opprimés à l’aspiration à l’indépendance.
    Ceci engendre la naissance de la première organisation politique algérienne :
    A) – E.N.A (Etoile Nord Africaine) en 1926 : après de multiples contacts entrepris depuis 1924 par l’Emir Khaled, avec notamment  Messali El Hadj, Abdelkader Haj Ali et un avocat marocain et qui avait pour objectif : l’unification dans l’action des trois pays
( Algérie, Maroc et Tunisie)
    Celle ci n’avait de chance d’aboutir que dans la mesure où le mouvement libérateur engagerait les forces nationalistes des trois pays. Pour l’Algérie, ce programme visait :
    – L’indépendance totale de l’Algérie.
    – Le retrait total des troupes françaises.
    – La constitution d’une armée nationale.
    – La restitution à l’état algérien de l’ensemble des richesses confisquées.
    L’E.N.A a été dissoute sous le régime du Front Populaire Français le 26.01.1937.
    B)-  La Fédération des Elus Musulmans d’Algérie :
    Face à la puissante organisation des maires d’Algérie qui s’opposera à l’application de la loi du 4 février 1919, les élus musulmans ressentirent la nécessité de s’unir et  c’est ainsi que lors du congrès tenu à Alger en septembre 1927,  ils  décidèrent la création de la Fédération des Elus Musulmans d’Algérie dont les objectifs étaient diamétralement opposés au programme de l’Etoile Nord Africaine.
    En effet, ceux-ci entendaient évoluer dans le cadre des lois françaises et  cherchaient à resserrer les liens qui les unissaient aux européens pour le plus grand bien, disaient-ils, de la partie commune : la France.
     C’est ainsi que la Fédération des Elus Musulmans d’Algérie opta pour le programme ci- après :
    – L’égalité du service militaire.
    – L’égalité des traitements et indemnités dans l’administration.
    – La suppression du cadre de l’indigénat.
    – La réorganisation dans les communes mixtes des collèges électoraux pour les élections aux conseils généraux et aux délégations financières.
    C) – L’Association des OULEMAS :
     L’association  des Oulémas fut fondée le 5 mai 1931 à Alger lors d’une assemblée comprenant des Islahistes et des Tourouquia  représentant les Zaouias. Cette assemblée adopta les statuts de l’association et désigna Abdelhamid Ibn Badis comme Président.
    A caractère  apolitique ; elle visait à combattre les fléaux sociaux tels que :
    L’alcoolisme, les jeux de hasard, la paresse,  l’ignorance, le charlatanisme ainsi que tout ce qui est, par sa nature, interdit par la religion, réprouvé par la morale et prohibé par les lois et décrets en vigueur.
    Il est également utile de connaître que le 07/01/1936 s’est tenu le congrès musulman à Alger regroupant :
    – l’association des Oulémas représentée par Abdelhamid BEN BADIS.
    – La Fédération des élus par le Docteur BENDJELLOUN.
     Ont assisté également Ferhat ABBAS et Amar OUZEGANE.
    Lors de ce congrès une plate forme a été adoptée, connue sous le nom de : la charte revendicatrice comprenant une série de doléances d’ordre politique, économique, social et culturelle, notamment la suppression de toutes les lois d’exception et le rattachement pur et simple à la France avec la suppression des délégations financières, des communes mixtes et du gouverneur général.
    – Abrogation de toutes les dispositions d’exception concernant la langue arabe et tendant à la classer comme langue étrangère.
    – Amnistie pour l’ensemble des détenus politiques.
    – Collège électoral pour toutes les élections. Eligibilité pour tous les électeurs et représentation au parlement.

    D)- PARTI COMMUNISTE ALGERIEN ( P.C.A) :
    Les 17 et 18 octobre 1936 s’est tenu le congrès de  Parti Communiste Algérien. Celui-ci  jouissait d’une liberté tout à fait théorique, car inféodé au Parti  Communiste Français (PCF) parce que tributaire pour tout ce qui touchait à son idéologie et ses orientations et ne pouvait donc agir qu’en conformité avec les directives reçues.

    E) -PARTI DU PEUPLE ALGERIEN (P.P.A) :
    Le 11 mars 1937. Le Parti du Peuple Algérien, est crée à Nanterre et ce, à la suite de la dissolution de l’Etoile Nord Africaine le 27 janvier 1937 ; Messali Hadj et Filali en déposent les statuts à la préfecture de la Seine le 18 juin 1937, quelques mois après sa naissance, Messali Hadj alors président du parti transfère le siège à Alger.
    Les objectifs de ce parti sont :
    – L’abolition du code de l’indigénat, du code forestier et de l’ensemble des lois d ‘exception.
    – L’octroi des libertés démocratiques : liberté de presse, de pensée, syndicale et de réunion. 
    – Respect du culte islamique avec restitution des biens habous.
    – Transformation des délégations financières en une assemblée Algérienne élue au suffrage universel, sans distinction de race ni de religion.
    – La séparation des pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires.
    – L’abolition de la colonisation et fixation de l’autochtone au sol en lui facilitant les moyens d’exploitation.
    Il y a lieu de souligner  un certain recul du programme par apport à celui de l’Etoile Nord Africaine dû à des raisons tactiques puisqu’il rejette l’assimilation et il risque d’être poursuivi de reconstitution de ligue dissoute dont  a fait l’objet l’Etoile Nord Africaine.

    F) – AMIS DU MANIFESTE DES LIBERTES ( A.M.L) :
    Les Amis du Manifeste des Libertés a vu le jour en Avril 1944 et a regroupé le PPA, les Oulémas et la Fédération des élus musulmans d’Algérie représentée  par Ferhat ABBAS et s’est tracé comme objectif :
    – La mobilisation des forces populaires pour un état autonome fédéré à la France et ayant pour finalité l’indépendance.
    Le programme des A.M.L est venu surclasser les revendications affirmées lors du congrès musulman de 1936 rangeant aux calendes grecques leur propre programme, notamment l’application du projet de Blum-Violette présenté devant l’assemblé nationale française .
    La fin de la seconde guerre mondiale était propice à l’organisation de manifestations populaires et engendra celles du 1e mai 1945 à Alger et du 08 mai 1945 dans le Constantinois.
    Les mots d’ordres véhiculés lors de celles ci étaient :
    – Vive l’indépendance.
    – Libérez les détenus.
    – A bas le colonialisme.
     Ce qui a provoqué des conséquences dramatiques : 45.000. morts du coté algérien et 104 du côté français, soit 1 Français pour 400 Algériens.
    – de nombreux douars entièrement rasés,
    – des milliers d’arrestations dont des responsables de la coalition,
    – la dissolution des A.M.L et l’interdiction du journal EGALITE organe d’information de ces derniers.
    La répression a été instantanée, sans commune mesure, et d’une effroyable sauvagerie, rappelant les plus tristes souvenirs de la conquête coloniale. Blindés et artillerie, aidés par l’aviation pilonnent la zone de dissidence. Depuis la côte de Bougie, les canons écrasent les douars de la région Oued Marsa et Timimoun. On tire à vue, c’est la chasse aux Algériens. Les civils européens sont armés. L’exécution individuelle est tolérée. On tire sur les Algériens comme on tire sur des cartons lors des fêtes foraines. On fusille les Algériens qui sont lettrés. Avant de mourir, des hommes sont contrains de creuser les fosses de ceux qui viennent d’être tués. 
    L’élimination physique « indigène » prend, très tôt, l’allure d’un génocide .C’est un véritable Nuremberg. Ce génocide qu’on peut aisément qualifier non de crime de guerre mais d’un véritable crime contre l’humanité fait pour étouffer tout esprit de révolte, a été accompli sous la responsabilité du gouvernement Charles de GAULLE, Président du Gouvernement provisoire de la République française et de Maurice THOREZ Secrétaire général du Parti Communiste Français (P.C.F) à titre de vice Président et du sinistre Maurice Papon.

    G)- L’UNION DEMOCRATIQUE DU MANIFESTE ALGERIEN  (U.D.M.A) :
    Cette formation politique d’essence bourgeoise a vu sa naissance en avril 1946 sous la présidence de Ferhat ABBAS et dont l’objectif principal était l’assimilation.
    Lors des élections à la première assemblée constituante du 02 juin 1946, il remporte 11 des 13 sièges  prévus au second collège pour les musulmans.
Les députés de l’U.D.M.A déposent à l’assemblée nationale française un projet de loi portant création d’une République algérienne autonome, avec son parlement, son gouvernement souverain sauf pour la défense nationale et la diplomatie  commune avec la France .
Bien que modéré, ce projet de loi fut jugé inacceptable et repoussé par une majorité. Ainsi, il s’est avéré que le dialogue avec les Algériens même modérés, partisans des réformes est écarté par le parlement français.

    H)-MOUVEMENT POUR LE TRIOMPHE DES LIBERTES DEMOCRATIQUES  (M.T.L.D) :
    Le M.T.LD est crée en 1946. Il joua surtout le rôle de couverture légale du P.P.A dissous contraint donc à la clandestinité d’où « PPA- M.T.L.D ».
Cette formation s’est assignée comme objectifs :
    – La préparation des élections municipales d’octobre 1947.
    – La répartition des forces du mouvement entre le M.T.L.D et l’OS (Organisation Spéciale).
    Ce programme a, en fait, inversé l’ordre des priorités décidé par le congrès qui était de participer aux élections ou rentrer en conflit avec Hadj MESSALI, le choix ayant été la politique électoraliste pour l’accès au parlement français prôné par Azem PACHA lors de sa rencontre avec MESSALI libéré en octobre 1946.

    I)- L’Organisation Spéciale (O.S) : 
    Lors de la conférence des cadres du  PPA-M.T.L.D tenue en octobre 1946 à Bouzaréah, deux positions antagonistes se confrontaient .Une fraction de tendance réformiste visait l’accès à l’indépendance par des moyens électoralistes sous l’égide de Hadj MESSALI qui en était le chef de file et l’autre tendance plutôt radicaliste prône une action armée  représentée par Ouali BENAI.
    C’est après d’intenses et parfois virulents débats que le district de la Kabylie a pu faire prévaloir la tenue d’un second congrès qui s’est déroulé les 16 et 17 Février 1947 à ZEDDINE puis à BLIDA, et c’est en son sein que fut débattu la nécessité impérieuse de créer un état major de l’insurrection et un réseau de brigades armées qui entreraient en action au moment opportun,  d’où  la création de l’O.S.(Organisation Spéciale).
    La direction initiale de l’O.S. fut confiée à  Mohamed BELOUIZDAD ayant comme adjoint Hocine AIT AHMED en 1947, c’est après une grave maladie de BELOUIZDAD que ce dernier à été remplacé par Hocine AIT AHMED. La crise dite « berbériste »  a été le prétexte de son évincement et remplacé par Ahmed BENBELLA  jusqu’en Mai 1950 date de  son arrestation, de démantèlement et d’effritement de cette organisation para- militaire.

    J)- Naissance du COMITE REVOLUTIONNAIRE D’UNITE ET D’ACTION  (C.R.U.A) :
    La grave crise qui éclata au sein du P.P.A-M.T.L.D, engendra la naissance du Comité Révolutionnaire d’Unité d’Action  (C.R.U.A) le 23 Mars 1945 .Une délégation composée de 4 militants : Bachir DEKHLI, Ramdane BOUICHEBOUBA , Mohamed BOUDIAF et Mustapha BEN BOULAID, est désignée pour se rendre chez MESSALI.
    Ce comité vise les objectifs suivants : 
    – Réconciliation entre les deux fractions dites Messalistes et Centralistes, réconciliation qui n’a point abouti, d’où la décision du déclenchement de la lutte armée.
Devant l’échec patent de cette tentative, cette structure fut aussitôt dissoute.

    K)- Naissance du FRONT DE LIBERATION NATIONAL (F.L.N) :
    La révolution Algérienne armée est déclenchée le 01 Novembre 1954 sous l’égide du F.L.N. Son objectif principal était la restauration de l’indépendance nationale comme stipulé dans son appel au peuple du 1er Novembre.
     Les hommes qui ont déclenché la lutte  armée sont au nombre de 9 dont 6 à l’intérieur et 3 à l’extérieur, leurs prérogatives sont définies comme suit :
    a) – un responsable à été   placé à  la tète de chacune des 5 zônes devenues Wilayas par la suite lors du congrès de la Soummam en 1956).
    – Zone 1(Aurès) : Mustapha BENBOULAID.
    – Zone 2 (Nord Constatinois) : Mourad DIDOUCHE.
    – Zone 3 (Kabylie) : Belkacem KRIM.
    – Zone 4 (Algérois) : Rabah BITAT.
    – Zone 5 (Oranie) : Mohamed Larbi BEN M’HIDI.

    b)- les trois autres ont été chargés de représenter l’Algérie combattante, au plan international, afin de faire connaître la cause Algérienne et se procurer les moyens logistiques aussi bien matériels que financiers exigés par les efforts de la guerre. Ce groupe est formé des militants suivants :
     – Hocine AIT AHMED.
    – Mohamed KHIDER.
    – Ahmed BENBELLA.

    c)- un responsable a été désigné pour assurer la coordination, c’était Mohamed BOUDIAF.
    Dans ce contexte et compte tenu de l’apport financier qui était attendu de l’immigration, il fut décidé l’installation d’un premier noyau fédéral en France qui devait prendre en charge tous les Algériens émigrés en Europe d’où la naissance la fédération du F.L.N. de France 
      Au fur et à mesure du développement de la révolution,  il a été décidé la création :
    – De L’U.G.T.A en Algérie
    -  De  L’A.G.T.A en France
    – De L’.U.G.E.M.A et Algérie et en Europe.

    En 1956 se tient le congrès de la Soummam d’où une plate forme qui définissait les voies et les moyens devant conduire l’Algérie à l’ indépendance. 
    Lors de ce congrès il a été décidé notamment : 
    – la primauté du politique sur le militaire
    – la primauté de l’intérieur sur l’extérieur
    – le principe de la collégialité à  tous les niveaux des structures.

    Il faut noter aussi la décision prise à propos de la création d’une autre wilaya comprenant les territoires du sud, appelée  6ème wilaya. 
    Les militants des autres courants (U.D.M.A, OULEMAS, P.C.A, etc..) doivent rejoindre  individuellement le F.L.N.
    Lors de ce congrès, il a été constaté l’absence des wilaya I et V ainsi que la délégation extérieure.
    C’est ainsi que le congrès à défini la révolution comme une lutte pour la restauration d’un Etat algérien sous la forme d’une République démocratique et sociale  et non l’instauration d’une République théocratique.
    Les autres décisions et très importantes prises lors du congrès de la Soummam sont :
    – création du C.N.R.A. (Conseil National de la Révolution Algérienne ) ayant qualité de parlement composé de 34 membres (17 titulaires et 17 suppléants) .
    – la création du C.C.E (Comité  de Coordination et d’Exécution) chargé de l’exécution des tâches (Larbi BEN M’HIDI, Ramdane ABANE, Youcef BENKHEDDA, Belkacem KRIM, Saàd DAHLEB).
    – la réorganisation de L’A.L.N pour l’uniformisation  des activités.
    – Le rôle de la Fédération du F.L.N en France a été également défini comme suit :
    – Organiser et structurer l’ensemble des Algériens en Europe,
    – Alimenter en ressources financières les besoins de la Révolution,
    – Faire prendre conscience au peuple français et au monde entier le drame algérien.

    Le jour du 20 Août  a  été choisi pour commémorer le soulèvement du 20 Août 1955 au nord Constantinois par ZIGHOUD YOUCEF.
    L)- Quelques  faits marquants :
    – Le 14 Décembre 1954 HADJ MESSALI crée le M.N.A (Mouvement National Algérien) en opposition au F.L.N qui venait de déclencher la lutte armée. Un combat fratricide s’est engagé entre les deux mouvements du M.T.L.D en raison des tentatives de récupération de l’un vers l’autre. Les services spéciaux français ont favorisé voire exacerbé  les divergences qui ont provoqué la scission.
    Il  convient de signaler que : 
    – En Algérie l’armée du M.N.A dirigée par le « général  BELLOUNIS » a fini par se ranger sous la bannière de l’armée française. 
    -  Il y a lieu  de souligner qu’en France la lutte a  été des  plus  meurtrières et qui a été imposée aux structures du F.L.N et ce,  même  après le cessez-le-feu  tandis qu’en Algérie la lutte s’est estompée dés 1957.

    M) -  20 AOUT 1955 :
    Pour alléger la pression qui s’exerçait sur les Moudjahidine à l’Est, Zighout Youcef déclenche des opérations dans le Nord Constantinois, ces évènements ont engendré une répression des plus féroces par l’armée coloniale qui ont coûté la vie à plus de 12.000 algériens.

    O) – LE PARTI COMMUNISTE ALGERIEN (P.C.A ) :
    – Affaire Maillot : le P.C.A s’est aventuré à créer un maquis en Avril 1956 dans le massif de l’Ouarsenis. L’A.L.N a été contrainte de mettre fin à cette structure parasitaire en un laps de temps.

    P) – 20 JANVIER 1956 :
    – Grève des Etudiants. 

    P) – 19 MAI 1956 : 
    C’est l’appel des Etudiants
    – aux universitaires,
    – aux lycéens,
    à rejoindre les maquis en masse.

    Un paragraphe de cet appel est éloquent, à plus d’un titre dans cet appel :
    «L’avertissement donné par notre magnifique grève du 20 Janvier 1956 n’aura-t-il servi à rien ?
    « Effectivement avec un diplôme en plus, nous ne ferons pas de meilleurs cadavres ! A quoi donc serviraient-ils ces diplômes qu’on continue à nous offrir pendant que notre peuple lutte héroïquement, pendant que nos mères, nos épouses, nos sœurs sont violées, pendant que nos enfants, nos vieillards tombent sous la mitraillette, les bombes, le napalm.
    « Et nous  « les cadres de demain » on nous offre d’encadrer qui ?… les ruines et les monceaux de cadavres sans doute, ceux de Constatine, de Tébessa, de Philippeville, de Tlemcen et autres lieux appartenant déjà à l’épopée de notre pays. Notre passivité face à la guerre qu’on mène sous nos yeux nous rend complices des accusation ignobles dont notre vaillante Armée nationale est l’objet. La fausse quiétude dans laquelle nous sommes installés ne satisfait plus nos consciences.
 « Notre devoir nous appelle à d’autres tâches plus urgentes, plus impératives, plus catégoriques, plus glorieuses.
    « Notre devoir nous appelle à la souffrance quotidienne aux côtés de ceux qui luttent et meurent libres face à l’ennemi.
     « Nous observons tous la grève immédiate des cours et des examens et pour une durée illimitée.
    « Il faut déserter les bancs de l’Université pour le maquis.
    « Il faut rejoindre en masse l’Armée de Libération Nationale et son organisme politique le F.L.N.
    « Etudiants et intellectuels  qui nous observe, pour la Nation qui nous appelle, pour le destin héroïque de notre Pays, serions-nous des renégats ? »

    R) -  Arraisonnement de l’avion transportant les cinq :
    Le 22 Octobre 1956, l’avion qui transportait la délégation extérieure qui se dirigeait en Tunisie pour assister à une réunion au sommet des 3 pays du Maghreb, a été arraisonné par l’armée française. Les cinq dirigeants arrêtés lors de cette piraterie aérienne : AIT-AHMED Hocine, Mohamed BOUDIAF, Mohamed KHIDER, Ahmed BEN BELLA, Mostefa LACHERAF. Il est utile de connaître que cette délégation devait emprunter l’avion royal en compagnie de Mohamed V. Un changement de dernière minute a été opéré, ce qui a permis l’évènement.

    S)-  Grève des 8 jours (du 28 janvier au 7 février 1957) :
    A l’occasion de la session de l’O.N.U l’organisation a jugé utile de déclencher une grève générale de 8 jours pour démontrer à l’opinion internationale que la majorité du peuple était engagée dans le combat libérateur aux côtés du F.L.N.
    Devant l’éclatant succès de cette grève en Algérie et en France, l’armée française a mis en place un dispositif de répression massif et qui avait abouti aux conséquences suivantes : 
    – Arrestations, tortures et autres démantèlements de l’appareil politico-militaire qui obligea les membres du C.C.E à quitter l’Algérie.
    – L’occupation de la CASBAH par les parachutistes provoqua un blocage des activités militantes durant 3 années environ.

    T)-  Comité de Coordination et d’Exécution ( C.C.E ) :
    L’élargissement du C.C.E. à 9 membres, engendra l’émergence du militaire sur le politique, ce qui entraîna la création de L’E.M.G (l’Etat Major Général).
    La remise en cause d’une partie des décisions du congrès de la Sommam et notamment la primauté du politique sur le militaire et la primauté de l’intérieur sur l’extérieur explique ,sans toute fois la justifier, la liquidation physique d’ABANE RAMDANE le 27 / 12 /1957 .

    U)-  La cinquième République Française : 
    L’avènement de la 5ème République française a eu lieu sous la pression des manifestations des ultras du 13 Mai 1958.
    En effet, la constante instabilité des gouvernements sous la 4ème République a provoqué le désarroi des colons d’Algérie et de l’armée (pour exemple le gouvernement deFelix Gaillard n’avait tenu que 8 jours) et c’est ainsi qu’il a été fait appel au Général de Gaulle ce qui a engendré la naissance de la 5ème République.
    Le F.L.N conscient de cette nouvelle donne décida l’instauration d’un gouvernement provisoire qui devait être l’interlocuteur incontournable, devenant ainsi le seul dépositaire et garant de la souveraineté du peuple algérien.
    Dés l’arrivée de De Gaulle, des actions d’envergure étaient envisagées par le renforcement du contingent, pour éradiquer la rébellion, disait-il.
    A cette stratégie du dernier quart d’heure, le F.L.N décida de transplanter le combat en métropole et en plein territoire ennemi.
    En effet, le 25 Août 1958 et à 0 heure, des opérations de sabotages grandioses furent menées contre les objectifs militaires et économiques sur l’ensemble du territoire français.
     Ce jour là, la Révolution algérienne franchissait une nouvelle étape.
    Barrages de police attaqués en pleine capitale, Paris. A 3 heures du matin c’est le Midi de la France qui est illuminé par des explosions à Narbonne, à Toulouse, à Mourepiane, Cap pinède, à Marseille, à Martigues – Frontigny près de Montpellier, à Ivry, à Gennevilliers, au Havre, à Vitry et même à la Cartoucherie de Vincennes.
    Les actions se poursuivent jusqu’au 8 Septembre 1958. Chaque jour, des commandos aguerris attaquent de nouveaux objectifs dans des villes différentes. C’est l’ensemble du territoire ennemi qui est embrasé. Les français surpris et médusés constatent que « la sale guerre d’Algérie » était là, à leurs portes.
    Ces offensives sont entrées dans un plan dont la réussite a été spectaculaire, sur le plan de l’action puisque les consignes strictes ont été respectées, aucun civil n’a été touché.
    Dès l’avènement de la 5ème République donc, à l’arrivée de Charles de Gaulle, des opérations d’envergure furent programmées et menées en Algérie, je ne citerai que les principales d’entre elles :
    – Opération « Jumelles », Opération « Etincelles », Installation des barrages électrifiés aux frontières dits « Ligne Challe » et « Ligne Maurice » pour empêcher l’armement destiné à l’A.L.N.
    En 1960, un quarteron de généraux a tenté un putsch contre le général de Gaule qui était accusé par les colons de les avoir abandonnés.
    C’est  autour de ce noyau que l’O.A.S (Organisation de l’Armée Secrète) à été constituée et qui lors du cessez-le-feu à mené  la politique de la terre brûlée.

    V)-  Manifestations :
    a) En Algérie : des manifestations grandioses ont eu lieu le 11 /12 / 1960 d’abord à Alger puis étendues dans certaines villes d’Algérie ce qui entraîna les tentatives de création par la France de la troisième force ( Melle SID-CARA et Bachagha Boualem) .
    b) En France : il en à été de même après la décision de l’instauration du couvre feu par le Préfet de Police de Paris, sous le régime de De Gaulle et ce, pour étouffer l’activité des militants de la Fédération du F.L.N. en France qui ne pouvaient qu’activer que la nuit venue, puisque le jour ils travaillaient.(Un fait important à signaler, le 8 Mai 1945, on retrouve DE GAULLE et PAPON).
    Ces manifestations se sont déroulées d’abord à Paris même, en pleine capitale du territoire ennemi, manifestations pacifiques qui ont rassemblé plus de 80.000 personnes dans une discipline inégalée et qui ont bravé les forces coloniales à mains nues. Les conséquences furent lourdes : en une seule nuit on dénombre plus de 12.000 arrestations, 328 morts dont la plupart jetés dans la seine , plus de 1200 blessés graves admis dans les hôpitaux.
    Le lendemain du 18/10/1961, ce furent les Algériennes qui défilèrent à leur tour dans la rue et dans la plupart des villes de France avec leurs enfants en scandant  haut et fort l’indépendance de l’Algérie et la libération de leurs époux, frères et pères ; 528 d’entre elles ont été arrêtées. Celles-ci durèrent jusqu’au 14 Novembre et ne cessèrent qu’après l’intervention de la Fédération du F.L.N en France, l’objectif assigné étant atteint. 
    L’apport financier de l’émigration algérienne au profit du G.P.R.A était considérable, puisque le montant atteignait 80% du budget du G.P.R.A  permettant ainsi la non dépendance de la conduite de la révolution y compris par les pays amis, sauvegardant ainsi l’autonomie de décision des instances supérieures de la guerre de libération.
    Par ailleurs, juste après les manifestations du  17 octobre 1961, les détenus sur instruction du G.P.R.A  prirent le relais le 1er novembre 1961 en observant une grève de la faim  illimitée et qui dura finalement 19 jours pour l’ensemble des 45.000 détenus et internés et 21 jours pour les 5 du G.P.R.A incarcérés au château d’Aulnoy dont les noms sont les suivants : AIT-AHMED Hocine, BOUDIAF Mohamed, Ahmed BEN BELLA, Mohamed KHIDER et Rabah BITAT.

    W) – Les négociations :
    Les négociations entre la France et le F.L.N se sont déroulées en trois (03) étapes :
    – Melun en juin 1960
    – Lugrin en février 1961.
    – Evian en mars  1962.
    Elles débouchèrent sur un cessez-le- feu le 19 mars 1962.
    Le 3 Juillet c’est la proclamation de l’indépendance et c’est la CRISE DE L’ETE 1962 ou l’ETE DE LA DISCORDE  avec toutes ses dérives.
     Ce fut d’abord lors de la session du congrès de la Tripoli où l’on a vu les membres des instances de la Révolution s’entre-déchirer pour des histoires sordides de pouvoir. La session n’a jamais terminé ses travaux. BENBELLA qui s’en est pris au Président du G.P.R.A BENKHEDDA  en des termes orduriers et que la décence ne permet pas de rapporter et Salah BOUBNIDER dit « Saout El Arab » qui rétorqua à BENBELLA dans les mêmes termes et c’est l’éclatement du C.N.R.A, instance qui devait pourtant statuer sur la prise en main des destinées de cette nation.
    L’armée stationnée aux frontières fonce droit sur la capitale, Alger, pour supplanter le G.P.R.A. C’est ainsi que nous avons vu cette armée, qu’on appelle communément le groupe d’OUJDA, se constituer autour de BENBELLA. De Tlemcen, ce groupe décidé à prendre de force la capitale n’a pu être contrecarré dans son avancée par les Moudjahidine de l’intérieur. Cet épisode d’un combat fratricide après le cessez-le-feu a causé de nombreux morts.
    Un autre groupe dit «  groupe de Tizi-Ouzou » qui comprenait la Wilaya III, la Wilaya IV et la Fédération du F.L.N en France s’est constituée pour s’opposer à ce coup de force, mais le rapport de force est inégal. Le peuple sort alors dans la rue pour crier « S’BAA S’NIN BARAKAT », et c’est grâce à cette action que la raison avait prévalu pour arrêter cette hécatombe.
    Pendant presque huit années, que dura la guerre de libération, nous avions su montrer, au monde entier que nous pouvions constituer une nation apte à relever les plus grands défis. Que nous pouvions aspirer à l’exercice de notre souveraineté car nous avions pu démontrer notre aptitude à combattre un colonialisme féroce et puissant, qui la leur refusait. Que nous avions une conscience nationale élevée, que des décennies d’un combat politique multiforme sous les étiquettes de différents partis politiques comme l’Etoile nord-africaine, l’U.D.M.A, le P.P.A, le M.T.L.D, etc…avaient su faire mûrir et consolider. Nous avions su démontrer à la face du monde que nous étions une NATION et non un peuple en naufrage. 
    Restituer la souveraineté au peuple
     En 1962, la liberté nous revenait de droit. Une liberté assumée collectivement, souverainement. Mais, mais, tel ne fut pas le cas. Les détenteurs du pouvoir, par la force, firent tout ce qu’il fallait pour nous interdire l’accès à la citoyenneté réelle. Le colonialisme nous avait brimés dans notre aspiration à la citoyenneté.
      L’après colonialisme, l’indépendance, ne fut pas le recouvrement de la citoyenneté, hélas.
      Tout comme on avait refusé au peuple de prendre en main son destin, en 1962 on a vu les nouveaux détenteurs du pouvoir, en Algérie, refuser l’exercice de la citoyenneté réelle  à un peuple qui en était assoiffé, et cela durant un demi siècle, sous le prétexte qu’il n’était pas mûr. On aura eu 5 constitutions avec cinq Présidents : celle de Ben Bella en 1963, celle de Boumediene en 1976, celle de Chadli en 1989 ; celle de Zeroual en 1996, celle de Bouteflika en 2008 et la sixième certainement bientôt…. Mais le peuple est hors jeu, aujourd’hui il a le droit d’applaudir, mais non de participer. Marginalisé, sauf quand il s’agit de lui faire tenir le rôle de celui qui entérine les décisions prises pour « son intérêt » par des tuteurs qu’il n’a pas désignés, il restera toujours le recours suprême car il est l’arbitre suprême.
    L’Algérie est, aujourd’hui, dit-on un pays où règnent la « démocratie », le « multipartisme », la « liberté » de la presse. Le pouvoir algérien est régi par une constitution  « démocratique » sur mesure faite par le pouvoir et pour lui-même qui a organisé et proclamé les « droits » et les «libertés » politiques du citoyen et du peuple. Un « Conseil constitutionnel » est là, pour sanctionner les errements anticonstitutionnels du pouvoir. Un observatoire des droits de l’homme est là pour dénoncer les atteintes qui leur seraient portées.
    Les Algériens, cependant, sont ils contents de « leur » constitution ? Il faudrait pour cela qu’ils sentent qu’elle est « leur ». Il n’est pas du tout certain que cela soit le cas.
    L’Assemblée constituante qui devait doter l’Etat algérien indépendant d’une constitution garantissant un régime politique démocratique avait été empêchée. C’est peut être pour cela qu’après les cinq constitutions de Ben Bella, Boumediene, Chadli, Zeroual et Bouteflika, on en attend une sixième qui dit-on règlera tous les problèmes….
    A moins qu’il soit enfin possible de revenir, aujourd’hui, à la case départ. Mais qui, de nos jours que le peuple a été dessaisi de sa souveraineté, se soucie encore de cela ?
    La guerre de libération nationale restera longtemps, dans les mémoires, une épopée construite par l’action quotidienne de centaines de milliers d’Algériennes et d’Algériens déterminés à changer le cours d’une histoire d’un peuple spolié, opprimé dans un pays dominé.
    Cette épopée reste encore à écrire parce que les plumes demeurent encore captives, d’une aliénation continuelle de la vérité et du fait historique. C’est une tanière où sont jalousement cachées de glorieuses épopées prêtes toujours à réveiller et provoquer le sursaut de l’honneur et de la dignité pour perpétuer à jamais la grandeur de cette nation.
    Cette histoire qui a subi et subit toujours la culture de l’oubli et de la falsification, pour des intérêts sordides de pouvoir, ne cesse de décrier le mensonge et, comme les rayons du soleil en plein zénith ne pouvant être cachés par le tamis, elle ne peut être tout le temps occultée, car forte de sa vérité pour paraphraser quelqu’un qui a dit :
    « L’histoire est une dame qui n’a pas besoin de se maquiller pour paraître quand il faut et là où il faut ».
    Oui, on a voulu annihiler l’histoire, étouffer les exploits en isolant et en occultant des faits d’armes ; mais on efface comme on veut la mémoire des hommes !…
    Notre pays dont le destin a constamment été perturbé, a déjà connu de plus graves situations. En effet, comme marqué par une étoile maudite, il a subi durant sa longue histoire bien des assauts du malheur. Mais, chaque fois, il a su reconquérir la maitrise de ses destinées, parce que le triomphe de la force brutale est toujours aléatoire.
    De tout temps, les dictatures dans leur ignorance, croient pouvoir tuer la Liberté, pour mieux exercer leur tyrannie. Mais la Liberté est immortelle. Chaque fois qu’elle se sent en danger, chaque fois qu’elle se sent menacée, elle se réfugie dans les consciences et forme une citadelle imprenable.
    Comme l’oiseau de légende, la Liberté renait toujours de ses cendres et se réfugie auprès des peuples qui se sentent le devoir de la défendre, parce qu’ils savent qu’elle est leur.
    Devant cette légende du temps qui passe et au crépuscule de notre vie nous ne pouvons qu’aspirer à en sortir de cette morosité et faire quelque chose de plus noble avant le dernier tour de piste. 
    C’est parce  que nous avons fait le serment de rester à jamais au service de notre pays que nous devons nous manifester chaque fois que nos consciences sont interpellées. Nous n’avons pas le droit de demeurer indifférents.
    Nous sommes au troisième millénaire, à la veille de la découverte de nouvelles dimensions, voilà qu’on  nous enfonce vers le retour à l’âge de pierre, que seule l’ignorance peut justifier. Or l’ignorance, c’est la nuit où commence l’abîme !…
    Ainsi la vérité historique finit toujours par triompher ainsi que le droit sur l’arbitraire.
    Un Etat de droit doit être l’objectif permanent de cette jeunesse désoeuvrée et laissée pour compte. Ce sont nos enfants et nous devons tout faire pour qu’ils puissent avoir le droit à l’ESPOIR, à une meilleure vie. L’Algérie en a les moyens, il faudrait seulement une volonté politique de ceux qui ont la destinée du pays entre leurs mains pour permettre au peuple souverain de se réconcilier avec lui-même.
    C’est à ce prix que l’on évitera une dislocation de cette aimée et souffrante Algérie. Une révision déchirante doit s’imposer pour éviter une explosion.
    Les Algériennes et les Algériens ont soif de Paix. Trop de sang et de larmes ont coulé et coulent encore.
    Cessons la culture des rancoeurs et des haines pour faire place à la culture de l’ESPOIR. 

    ASSEZ DE SANG !
    ASSEZ DE LARMES !
    ASSEZ DE HAINE !
    ASSEZ DE MEPRIS !
    GLOIRE A NOS MARTYRS

    VIVE L’ALGERIE LIBRE & INDEPENDANTE
    VIVE L’ALGERIE LIBRE & HEURE
 

Par  Ahmed  ARRAD
Secrétaire National à l’Organisation Nationale des Moudjahidine

 

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