Tazrouts (Bouzeguène): Benamara Lakhdar, Smaïl, Boukhalfa et Amar, aux pays de l’Oncle Sam et des grands lacs – 26 août 2011 –

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Kabylie – radios: La radio kabyle Radionumydia qui émet de l’Ohio risque la fermeture – 26 août 2011 –

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 Kabylie – radios: La radio kabyle Radionumydia qui émet de l’Ohio risque la fermeture – 26 août 2011 - Radio Numydia, créé par Ait Ahmed Sonia et son défunt numydiaradiosoniamari Nourredine Ladjadj risque de fermer devant le soniaradionumydiamanque de soutien des auditeurs et surtout  de ceux qui ont les moyens d’aider et qui n’ontb pas tenu leurs promesses de le faire, indique un message posté sur le site de la radio.
     »Si vous constatez l’arrêt des programmes de la radio Numydia, à partir de demain, ne vous demandez pas pourquoi. L’énergie de Sonia est épuisée, et les autres animateurs sont découragés. Sonia a deux gosses, ce sont eux qui passent avant les émissions et les chansons. A ceux qui ont dit “Aqlagh da” -et dieu seul sait ils ont des moyens di tmurt et à l’étranger- à ceux qui ont l’art de parler: Sonia tasedda, tameghnast …..et je n sais quoi…. Sonia vous a sollicité, mais vous n’avez pas répondu, je ne cherche pas où êtes vous, mais beaucoup plus, où sont-elles vos promesses? », indique le bouleversant texte affiché à l’accueil du site.
     »On cherche pas un salaire pour chaque animateur, on travaille ailleurs , Dieu merci, juste un peu de respect pour les efforts de ceux et celles qui ont laissé leur santé pour un seul but : Satisfaire l’auditeur », conclut sur un air d’amerture le texte.
    Radio Numydia a rempli un vide important et pendant de longues années en matière de débats entre Kabyles notamment à l’étranger grâce à un système exploité sur internet et dans la diffusion et la préservation du repertyoire de la chanson kabyle. Sonia avait imprimé à la radio une ligne d’un véritable service public, avec une ouverture envers tout les courant voulant s’exprimer à travers ses micros repercutés sur intenet. Ce serait dommage que la radio ferme. Il est à espérer que des soutiens lui viendront au secours rapidement.(BMS)

Belkacemi Mohand Said  – Le lien de la radio

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Algérie- France- Histoire: Conférence sur les évènements survenus le 25 Août 1958 en France – 26 août 2011 -

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Algérie- France- Histoire: Conférence sur les évènements survenus le 25 Août 1958 en France - 26 août 2011 - dans Accueil gif740bouzeguene

 Algérie- France- Histoire: Conférence sur les évènements survenus le 25 Août 1958 en France - 26 août 2011 – Une conférence sur les évènements survenus aout201126arrad1 dans Accueille 25 Août 1958 en France s’est tenue jeudi au Nadi el Moudjahed square Port Said, Alger. Les intervenants sont MM Said ABADOU, Secrétaire Général de l’O.N.M, Ahmed ARRAD Secrétaire National à l’O.N.M et Moudjahed de l’ex-Fédération du FLN en France ainsi que Madame OUARED Akila membre du Conseil National de l’O.N.M et Moudjahida de l’ex-Fédération du FLN en France.
    Ils ont retracé, devant une salle pleine, l’historique de cet évènement et ses conséquences sur l’évolution de la politique menée par le FLN après l’arrivée du Général de Gaulle au pouvoir en France en Mai 1958. Nous publions ici la communication de M. Arrad, qu’il nous a transmise.
 
    P R E A M B U L E
    L’histoire des résistances algériennes constitue un antre où s’endorment, encore de nos jours, des dates célèbres pourtant payées d’un lourd tribut et de bravoure de militants connus et de combien d’autres demeurés encore dans l’ombre.
    C’est une tanière où sont jalousement cachées de glorieuses épopées prêtes toujours à réveiller et provoquer le sursaut de l’honneur et de la dignité pour perpétuer à jamais, la grandeur de cette Nation. Nation  fière d’avoir marqué le recouvrement de l’indépendance.
    Parmi les dates marquantes et immortalisées à l’instar des : 1er Novembre, 19 Mai 1956, 11 Décembre, 17 Octobre 1961, 5 Juillet 1962, 20 Août 1956, etc… un certain 25 Août 1958 plus un demi-siècle après, surgit de l’anonymat.
    C’est aussi une date à graver par des lettres d’or dans le parcours de la lutte menée par la communauté algérienne émigrée et ce, en plein  cœur du territoire ennemi.
    Avant de survoler les particularités de cette journée historique et mémorable à plus d’un titre, il convient de revenir brièvement au rôle et à la place de l’émigration dans le parcours et la naissance du mouvement national algérien.
    L’Algérie dont l’histoire recèle d’inestimables  évènements douloureux dus aux différentes occupations qui ont poussé ses enfants à un perpétuel combat contre les agresseurs et au sacrifice pour l’idéal de Liberté. Cette Algérie se doit de s’enorgueillir de toutes ces générations qui ont fait fermenter le levain qui a servi à retrouver la Liberté et la Dignité.
    Je me limiterai à rappeler succinctement la résistance au colonialisme français.
    Si les résistances, soulèvements et révoltes de l’Emir Abd El Kader aux Ouled Sidi-Chikh, en passant par Lala Fatma N’Soumer, cheikh Ahdad, el Mokrani et Bouamama sans oublier tant d’autres, d’autres régions du pays, qui se sont distingués par leurs caractères sporadiquess et isolés ; elles ont eu le mérite de constituer le berceau d’un véritable mouvement national sous forme d’une première organisation politique moderne, en l’occurrence : L’Etoile Nord Africaine qui est née sur le territoire français avec, pour revendication, l’indépendance des autres pays du Maghreb en 1926 ( Algérie, Maroc, Tunisie).
    L’ENA se consacre, dés sa naissance à la cause algérienne et un foisonnement de formations politiques et d’organisations se créent telles que : la Fédération des Elus,Musulmans d’Algérie l’association des Oulémas, l’UDMA, le PCA, le PPA, cette dernière formation voit son appellation devenir PPA-MTLD et qui créa en son sein et pour la première fois l’aile para militaire, l’O.S (Organisation Spéciale).     Cet itinéraire a été marqué par deux facteurs déterminants :
    1)- La lutte sur le terrain politique a démystifié les allégations du colonisateur considérant le peuple algérien indigène, inculte et immature d’où la nécessité d’une action civilisatrice et évangélisatrice de la France humanitaire.
    Cette lutte a éclairé l’opinion publique française et internationale par le canal des syndicats, de la presse et surtout de la diplomatie.
    Elle a enfin constitué un cadre unifié englobant la population jadis cloîtrée dans l’ombre tribale et régionale.
aout201126incendie    2)- La résistance a poussé le régime colonial à montrer sa véritable nature de spoliateur, ne reculant devant rien pour assurer et maintenir sa mainmise totale sur cette terre et son peuple, quitte à massacrer des populations entières, le génocide du 08 Mai 1945 en est édifiant, et ce, pendant que la France célébrait sa victoire sur les nazis grâce aux 134.000 algériens ayant concouru à cette libération.
    C’est de là que certains politiciens, militants aguerris et une partie du peuple ont compris que ce qui a été pris par la force n’est récupérable que par la force.
     Ces deux facteurs ajoutés à d’autres internes à l’organisation furent le déclic qui a donné naissance au Front de Libération Nationale et l’option pour la lutte armée.
     Notre lutte pour la liberté marquera le siècle et le monde par son génie et ses dimensions universelles.
     Si le F.L.N, a été accueilli par le peuple suffisamment préparé pour adhérer pleinement à son action, l’émigration se heurtait au phénomène Messaliste et la création qui en émanait le M.N.A, le 14/12/1954, qui a considérablement entravé l’implantation des structures du F.L.N en France. En effet, celui-ci est passé de la lutte fratricide à la collaboration pure et simple avec l’ennemi.
    Ce n’est que grâce à une lutte faite surtout d’explication et au travail en profondeur des premiers noyaux militants de la communauté algérienne qui a fini par faire la distinction et opter pour la partie véritable qui a déclenché le 1er Novembre 1954.
     Je ne m’étalerai pas davantage sur l’historique de la naissance de la Fédération du F.L.N  en France dans un terrain terriblement hostile et plein d’entraves dûes à l’opposition du MNA, aux actions courantes des services de sécurité français et ensuite par le renforcement des harkis ramenés spécialement d’Algérie, ajoutées à l’indifférence des uns, à l’ignorance des autres et l’hostilité des pro -Algérie française.
     Les principales armes de la Fédération du F.L.N en France furent : conviction, volonté et ténacité d’un noyau de militants dont les efforts ont finalement abouti à la mise en place d’une véritable septième Wilaya, dès 1957, avec ses structures organiques, sa logistique, ses réseaux de communication, d’acheminement d’armes et ses finances.
     Cette Fédération, qui a su imposer la guerre en territoire français au sein même de sa propre capitale, PARIS, a permis d’assurer une mission qui a bouleversé les plans des politiques et des généraux français.
     En effet, la présence en France de structures du FLN outre les actions militaires et leur impact sur l’information, notamment en direction de l’opinion publique française, qui découvrait alors cette sale guerre d’Algérie, sur son propre sol. Celle-ci a concrétisé la règle qui classe l’offensive comme meilleure défense.
 La France s’est donc vue confrontée à un épineux problème de sécurité interne et ne peut donc plus se permettre de mobiliser tous ses moyens humains et matériels en Algérie. Cette rétrospective succincte nous démontre le degré d’efficacité de la Fédération et ses capacités d’assistance aux maquis de l’intérieur par le maintien en France du renfort qui devait être acheminé en Algérie.
     Pour revenir à l’évènement que nous évoquons, le 25 Août 1958, je le comparerai au 20 Août 1955 quand le chahid Zighout Youcef décide de mener des actions à travers le nord constantinois pour desserrer l’étau qui étranglait, alors, les Aurès. Ce 20 Août 1955 auquel nous devons associer le 20 Août 1956 où la guerre de libération marqua une nouvelle étape qui changea le cours de la révolution, deux dates charnières que nous célébrons aujourd’hui en tant que journée nationale du Moudjahed.
    J’ai évoqué déjà, l’aile para militaire de la Fédération du F.L.N en France, à savoir l’O.S (Organisation spéciale) dont un embryon existait depuis 1956 sous la dénomination de groupes de choc, mais ce n’est qu’en 1957 qu’elle prit véritablement son apogée.
    Constituée de militants aguerris, rompus à l’action militaire et dépassant les contraintes de la clandestinité, l’O.S menait particulièrement des actions extrêmement délicates et combien périlleuses.
     Elle avait comme objectif principal ; l’instauration d’un climat d’insécurité en France même, pour contraindre les autorités à y maintenir le maximum de troupes et de policiers ce qui avait pour but d’alléger le dispositif de guerre qui pesait lourdement sur l’A.L.N en Algérie.
     Pour ce faire, la Fédération du F.L.N en France, se devait d’entreprendre un travail de préparation militaire et de formation en envoyant spécialement des militants pour un entraînement intensif dans les camps de LARACHE et KHEMISSET au Maroc et ce, pendant plus d’une année.
     AOUT 1958 – LE  CLIMAT POLITIQUE EN FRANCE
    Durant quatre ans, une crise politique, économique et sociale sans précédent a sévi en France et ce, en rapport avec le conflit. Des gouvernements tombaient sans cesse (pour rappel, Pflimlin a vu son gouvernement ne durer que 8 jours).Une instabilité criarde était à l’apogée, aucun gouvernement ne tenait et c’est le 13 Mai.
     En effet, le 13 Mai 1958, le Putsch des généraux d’Alger eut lieu et vit l’arrivée du général de Gaulle. Ce dernier, voulant en finir avec la guerre d’Algérie, devait renforcer le contingent déjà en place par l’envoi de 200 000 hommes supplémentaires pour venir à bout des combattants de l’A.L.N.
    Par ailleurs, le conflit devait venir à la 13 ème session de l’O.N.U prévue en Septembre et le gouvernement français voulait enterrer le dossier qu’il considérait alors comme problème interne à la France.
     Le C.C.E convaincu de l’opportunité du moment  prit la décision historique de faire porter la guerre sur le territoire français. Ce fut d’abord un coup de semonce qui secoua l’apathie du peuple français et le sortit de sa tranquille accoutumance au drame algérien.
    C’est ainsi que la sale guerre d’Algérie, n’est pas seulement : dans l’Ouarsenis, dans le Djurdjura, à Mascara, à Constantine, dans l’Algérois, etc… mais transplantés en métropole : à Paris, à Melun, à Mourepiane, à Alès, à Marseille, à Toulon, au Havre, à Vincennes pour ne citer que ces lieux, 29 départements furent déclarés en état d’alerte maximale pour les services de sécurité.
    Ce n’est pas seulement le Fellah de la Mitidja, l’ouvrier d’Alger ou le Yaouled du square Bresson qui fait face à l’ennemi, mais l’Ouvrier de chez Renault ou Peugeot, c’est l’éboueur aux sales besognes, c’est l’ouvrier des ghettos de Nanterre, en un tout c’est l’ensemble de la communauté algérienne, hommes et femmes, pauvres ou aisés qui s’engage dans un combat inégal.
     L’on se rendit compte dans les capitales du monde entier que la guerre d’Algérie pouvait – lorsque les algériens le décidaient et quand ils le décidaient – gronder au cœur même de la capitale du colonisateur, Paris.
    Le 25 Août 1958, s’est imposé avec une  rigueur nouvelle à l’attention des puissances mondiales. On s’est aperçu soudain, qu’une sale guerre était là, capable de contaminer tout l’Occident et se poursuivait.
    L’on comprit alors que son extension en plein territoire français n’était pas une simple vue de l’esprit. Le virus de la guerre d’Algérie qui minait la France et à travers elle toute l’Alliance atlantique avait franchi la méditerranée, et, c’est grâce aux sacrifices des militants au sein de l’organisation du F.L.N en France.
    LE 25 AOUT 1958
    Lorsque Omar Boudaoud responsable du Comité fédéral a été investi de cette responsabilité de la Fédération du F.L.N en France en plus des objectifs assignés par le congrès de la Soummam, il lui a été signifié, également, de préparer et créer un climat d’insécurité en France. L’objectif principal était de contraindre le gouvernement français à y maintenir une bonne partie du contingent qui devait rejoindre l’Algérie, en renfort de la force colossale déjà sur place. Pour ce faire, il fallait préparer des hommes aguerris, des moyens matériels  et armés pour que le moment venu, transplanter la guerre en pleine métropole.
    C’est ainsi que des militants choisis furent envoyés, régulièrement, par groupe et ce, pendant toute une année dans les camps d’entrainement à Khemisset et Larache au Maroc.
    Cette organisation, structure nouvelle, appelée l’O.S (Organisation spéciale) qui succède aux G.A ( groupes armés) se devait d’être exemplaire aussi bien dans la discipline, l’abnégation et la maitrise des moyens mis en œuvre ( maniement des armes et explosifs) nécessaires dans la force des actions envisagées aussi bien dans la rapidité que le courage adéquat.
    La tâche n’était pas aisée ni facile, des efforts titanesques devaient être consentis. Il fallait cibler les objectifs, les repérer, identifier tous les aléas pour en faciliter l’exécution lorsque les commandos doivent passer à l’action. Rien, rien ne devait être laissé au hasard pour une réussite complète.
C’est  le mois de Juillet 1958 qu’eut lieu dans la banlieue de Cologne en Allemagne une réunion regroupant des membres du Comité fédéral avec les quatre chefs de Wilaya en France, réunion où Boudaoud explicite les objectifs qui lui ont été confiés par Abane Ramdane.
    Et c’est lors, justement, de cette réunion que la date du 25 Août 1958 a été choisie pour passer à l’action puisque l’ensemble des éléments concernant l’opération sont réunis. Hommes, moyens matériel, moyens d’acheminement, moyens armés sans compter les cibles choisies qui sont, pour rappel, économiques, militaires et policiers. Des ordres fermes sont donnés pour éviter d’atteindre les populations civiles.
    Le 22 Août, c’est dans une banlieue parisienne, plus exactement, à Sceaux, lors de la réunion ordinaire de la Fédération rgroupant 3 membres du comité fédéral :Bouaziz,Haroun et Ladlani en compagnie des 4 chefs de Wilayas : Kebaili, Ghezali, Haddad et Souami pour l’ultime vérification avant l’heure H des dispositions prises. Tout a été passé au crible et le résultat en est concluant, aucun imprévu n’est signalé, le planning élaboré est confirmé et tout le monde se quitte pour la mise en œuvre de  l’opération.
    Pour chaque région de France des hommes aguerris son prêts et attendent impatiemment mais avec ferveur l’heure ultime qui doit sonner : ce sont près de 5OO hommes répartis en commandos, je citerai pour mémoire quelques-uns d’entre eux : Sadaoui, Azrara,Diafi,Messerli pour la région parisienne, en Normandie ce sera Tazbint, Ainouz, Skali, Nikem, Djillali, Tirouche et Seddiki, dans le Midi ce sera Aissaoui, Ouznani et Méziane Chérif  et beaucoup d’autres demeurés à ce jour dans l’anonymat. Il est à noter que ceux qui avaient été arrêtés la plupart avaient été condamnés à mort lors des procès.
    Le 25 Août 1958, à la date convenue et à l’heure dite, les commandos entrent en action et ce, dans un ordre bien determiné et comme un horloge, elle sonne à O heure. L’Ordre venait d’être donné d’embraser l’ensemble du territoire français.
    Brièvement, voici le déroulement :
    – 2h15 : Le Havre, sabotage et incendie du dépôt de carburant et de la raffinerie de Notre Dame -d e-Gravenchon
    – 2 h 30 : Paris, boulevard de l’Hôpital, attaque et incendie d’un garage de la Préfecture de police ; 3 gardiens tués, un blessé.
    – 3 heures : Bois de Vincennes, échec du sabotage de la Cartoucherie ; un policier tué,
    – 3 h 5 : Marseille, sabotage et incendie du dépôt Shell.
    – 3h15 : Narbonne, sabotage et incendie du dépôt de carburant.
    – 3h15 : Saint-Mandé, une voiture tente de forcer un barrage ;
    – 3h15 : Port-la-Nouvelle, sabotage et incendie du dépôt de carburant.
    – 3h18 : Frontignan échec ou sabotage de la raffinerie ; 5 bombes découvertes.
    – 3h20 : Paris, porte des Lilas, une voiture tente de forcer un barrage ;
    – 3h 20 : Toulouse, incendie et sabotage du dépôt de carburant.
    – 3h35 : Ivry, incendie d’un dépôt de véhicules militaires.
    – 3h35 : Gennevilliers, incendie du dépôt de carburant du Port de Paris.
    – 3h43 : Marseille, bombes découvertes dans les dépôts de carburant des Aygalades et du cap Pinède.
    – 4 heures : Aérodrome Villacoublay, interception d’un commando, échec au sabotage des installations du terrain d’aviation
    – 5 heures : Salbris, découverte du sabotage de la voie ferrée Paris-Vierzon.
    DANS LES SALLES DE REDACTION
    Rien ne présageait l’événement. Dès 2h15, le premier flash arrive à l’AFP, le second à 2h30, le 3e à 3h00, le 4e à 3h05, c’est chaque minute , après c’est devenu le branle-bas – Flash sur flash annonçant une autre information plus importante que la précédente, à 8h00 c’était la mobilisation de l’ensemble des journalistes télétypistes, rédacteurs et commentateurs, le même branle-bas que lors de la mort du pape  ou lors de la visite de de Gaulle pendant la tournée des popotes en Algérie. Même la censure, pourtant de mise, ne pouvait cacher les informations dans l’ensemble des salles de rédaction, l’Agence France Presse, l’Agence Reuter, United Press, Associated Press, et Tass pour ne citer que les principales, l’ensemble des médias  étaient tous à l’affût et sur le qui vive qui dura longtemps.
La guerre d’Algérie venait de franchir la méditerranée et venait de s’installer chez le colonisateur. C’est un exploit qu’aucune autre révolution n’a pu réaliser jusque là.
    L’évènement était de portée internationale. La sale guerre d’Algérie était en pleine métropole. Jamais, jamais les tenants du pouvoir en France ne pouvaient imaginer, un seul instant, que le F.L.N pouvait quand il le voulait mener cette bataille à Paris où toutes les représentations diplomatiques seraient les témoins de l’Histoire.
    Les militants  de l’ex Fédération du F.L.N en France peuvent s’enorgueillir du rôle joué ce Lundi 25 Août 1958, quand ils transplantèrent cette sale guerre d’Algérie en plein territoire ennemi, étape combien glorieuse et qui restera gravée en lettre d’or dans l’histoire pour le recouvrement de leur indépendance.
    Le 28 Août, le gouvernement français décide de confier à l’armée la garde des points sensibles, les congés des policiers, sont supprimés, les contrôles systématiques des Algériens se multiplient, en une semaine 14.000 contrôles sont effectués et provoquent  des centaines d’arrestations.
Malgré ces contrôles et arrestations les actions continuent chaque jour apportant un peu plus son lot de destruction.
    Le même jour, 28 Août, Ferhat ABBAS, déclare à l’Associated Press : « La décision de porter les attentats sur le territoire métropolitain a été prise au lendemain des évènements du 13 Mai. Nous avons donné l’ordre que les vies humaines soient respectées. »
    C’est ainsi que le 29 Août, l’on note :
    La raffinerie de Grand-Quevilly est incendiée. A Paris, rue de Lyon, un sous-officier abattu. Le 30 Août, dans le 15ème arrondissement, un policier est attaqué, une usine est la proie des flammes à Conflans, l’établissement de forage de Saint-Pierre-du-Perray est détruit, une tentative de sabotage du port du Havre échoue.
    Le 1er Septembre, le CCE déclare à Radio Le Caire :
    « Les attaques effectuées la semaine dernière sur les réservoirs de pétrole en France constituent seulement une première offensive dans le cadre d’un plan qui consiste à transporter la guerre en territoire français pour la libération de l’Algérie ; le F.L.N ordonne aux commandos algériens de combattre furieusement l’ennemi.»
     Les consignes données par le CCE sont strictement suivies. Le même jour un militaire est abattu au métro Montparnasse, un autre poignardé rue d’Alésia ; un dépôt de matériel est saboté rue des Poissonniers, à Saint-Maur, une voiture de secours routier est attaquée. Une tentative d’incendie du dépôt d’essence de Port-Saint-Louis-du-Rhône. A Alès le dépôt de fuel est saboté, la tentative de destruction dirigée contre le gazomètre de la ville échoue.
    Le 2 Septembre, la circulation des Nord-Africains en région parisienne est interdite de 21h30 à 5h30, sauf pour motifs professionnels. Cette décision gêne peu le F.L.N.
     A Paris, un groupe de parachutistes est attaqué rue de Metz, un avion est saboté à Orly ; à fontainebleau, un soldat est agressé. Le lendemain un militaire français est assassiné rue de Metz, une voiture de police est mitraillée.
   La voie ferrée Paris-Le Havre est sabotée, ainsi que le paquebot Président-Cazalet à bord duquel l’explosion d’une bombe fait 7 blessés entre Marseille et Bône. Le 6 Septembre, deux commissariats de Lyon sont attaqués : un policier est tué, à Grenoble tentative de sabotage de la poudrière et de l’usine Péchiney. Le 8 Septembre, 2 sous-officiers sont tués à Paris, l’un, boulevard de Magenta, l’autre rue de Charenton. A Bègles deux bombes sont déposées dans un dépôt de carburant. Les tentatives contre la base aérienne de Villacoublay et la centrale électrique de Lyon échouent.
    Alors que 2 policiers sont blessés à Roanne, un autre l’est également à Elbeuf. Le 12 Septembre, un militaire français est poignardé au métro Montparnasse ; la voie ferrée Genéve-Lyon est sabotée (elle le sera de nouveau trois jours plus tard). Le 14, quatre bombes de 2 kg sont découvertes à Saint-Martin-d’Herres ; à Paris un agent est tué rue Montmartre, une voiture de police est mitraillée à Belleville. Le 15 Septembre, un officier est tué à Metz ; 3 soldats blessés à Joinville ; 2 agents de police attaqués à Lyon. Le 16 Septembre, l’attentat contre Soustelle échoue miraculeusement, une bombe fait trois blessés à la Préfecture de Marseille ; à Paris, rue Vieille- du-Temple, une voiture de police est mitraillée. Dans le nord de la France plusieurs fermes sont incendiées.
    Le pouvoir politique décide le 17 Septembre, le rappel de 15.000 réservistes de la gendarmerie. A Paris des brigades spécialisées sont constituées par la Préfecture de Police.
    A Marseille un engin explosif placé dans un char destiné à l’Algérie fait un tué, 5 blessés. Un autre engin est découvert dans le dépôt de carburant de l’avenue du Rove après l’attaque d’une sentinelle et un début d’incendie. Au Havre, une cuve d’acide sulfurique de l’usine Saint-Gobain est détruite à l’explosif. Un militaire est blessé à Villeparisis, un cocktail molotov lancé contre le commissariat de Sèvres. Le lendemain, c’est le dépôt de Primagaz de la Courneuve qui est l’objectif des groupes armés.
     Le 19 Septembre, alors que Soustelle déclare au Conseil des ministres : « Le Ministre de l’Intérieur a réclamé des moyens contre le terrorisme, il les a ! », en fin d’après-midi un agent de police est abattu à une station d’autobus du 14e arrondissement. Rue des Gravilliers, une voiture de police est mitraillée, au début de la nuit ; 2 blessés par balles, avenue de la Grande-Armée.
     Une tentative de sabotage contre un navire de guerre échoue à Toulon le 20 Septembre. Le 22, on découvre dans le 7e arrondissement de Paris, un cadavre dans une voiture. C’est un commissaire de police, le Commissaire Chenine. A Lyon, 5 policiers et 2 passants sont blessés au cours de l’attaque d’un commissariat. Un inspecteur de police est tué à Aulnay-sous-Bois. A l’Hay-les-Roses un car de police est mitraillé deux fois en une heure. Une voiture de police est attaquée au Havre où l’on signale une tentative de destruction de relais de télévision.
    L’usine de pneumatiques Kléber-Colombes est incendiée. Il y a 2 morts et 28 blessés parmi le personnel. Un agent est blessé à Aubervilliers.
    Le 24 Septembre, une femme de ménage découvre une valise piégée au dernier étage de la tour Eiffel. La promulgation des ordonnances antiterroristes du 25 Septembre 1958 ne changera rien. Malgré les changements opérés dans la hiérarchie policière, Verdier est nommé directeur de la Sûreté nationale, Hacq à la PJ, Vig aux RG.
    Avant la fin de Septembre, la voie ferrée Strasbourg-Bâle est sabotée ; une bombe explose dans le train Paris-Turin. Le central téléphonique de Chaville est attaqué à la bombe ; une patrouille de gendarmes est prise à partie à Marseille.
    Par ailleurs, plusieurs forêts ont été la proie des flammes.
    Ces offensives entrent dans un plan dont la réussite est spectaculaire. Sur le plan d’action ( respect strict des  consignes d’épargne de la vie des civils).
    En effet, seuls sont visés les objectifs économiques et militaires.
     Pour mémoire, citons les chiffres éloquents suivants :
- – 56 sabotages
- – 242 attaques contre 181 objectifs.
- – 82 morts.
- – 188 blessés.
    Les objectifs attendus sont atteints :
    – La France est obligée d’immobiliser des dizaines de milliers d’hommes du contingent pour garder les nombreux points stratégiques qui parsèment son propre territoire ;
    – Les incendies des quatre dépôts de Mourepiane, Toulouse, Narbonne et Petit Quevilly ont vu brûler 21 millions de litres de carburants, soit une journée de consommation pour toute la France : (8.500 m3 à Narbonne et Toulouse, 5.000 m3 à Rouen, 8.000 m3 à Mourepiane) sans compter les dommages causés pour plusieurs mois aux installations ;
    – Le départ du contingent appelé en renfort en Algérie n’aura pas lieu, vu son maintien autour des points stratégiques en France ;
    – C’est bien l’unique exemple, d’un mouvement de libération qui porte la guerre sur le territoire même de l’ex métropole ;
    – L’avantage psychologique au crédit de la lutte de libération, auprès du peuple algérien et de son bras armé l’A.L.N, est indéniable.
    La France gaullienne a pris toutes les mesures devant lui assurer la victoire, mais elle a oublié la force de frappe du F.L.N, sur son propre territoire capable de lui imposer une guerre à laquelle elle n’était pas préparée.
    C’est ainsi que la date du 25 Août 1958 est entrée de plain pied dans l’histoire ; plus d’ un demi-siècle après et en hommage à ces glorieux militants de l’ombre disparus ou encore parmi nous, qui ont pu par leur courage et leur conviction, par leur sens du sacrifice ainsi que leur témérité, renverser l’ordre des valeurs militaires et stratégiques, face à l’ennemi, puissance mondiale incontestable.
    Comment à partir de cet exploit ne pas mesurer l’importance d’un tel évènement et rendre un vibrant hommage à ses auteurs ? La septième wilaya historique, par cet acquis, n’a fait qu’honorer, tout comme ses frères de l’intérieur, les mémoires et réhabiliter une partie de l’histoire souvent inconnue.
    Bien d’autres dates et évènements demeurent certainement ignorés, quand ils ne sont pas occultés, mais la vérité saura toujours résister au mensonge et les générations montantes sauront, un jour, les véritables et glorieuses épopées de leurs ancêtres et de Novembre.
    La reconnaissance des faits historiques, sera le témoignage toujours vivace de la nation envers elle-même et en direction des générations futures.
GLOIRE A NOS MARTYRS
VIVE L’ALGERIE LIBRE.

Ahmed Arrad

- Lire également:  listing de l’ensemble des actions au format  word

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